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mercredi 15 octobre 2025

Depuis le temps... (Et ne me dites pas que c'est la crise de la fin de cinquantaine!)

En fait cela fait des années que j'en avais envie (en fait sûrement depuis le temps où Victor était apprenti, le temps où, régulièrement, Clément débarquait avec son matériel (ou utilisait celui de Victor?) et qu'ils faisaient des sessions en freestyle sur la table de la cuisine). 
J'en avais envie mais pas le temps d'y penser sérieusement, pas le temps d'affiner l'affaire...
Et puis le motif? J'ai longtemps tourné autour...
C'est en voyant celui de Louise et Jeanne que c'est devenu évident (J'ai demandé à Louise si cela leur posait problème que je suive leurs traces).
Cet Haïku vient de  (Lisez, vous comprendrez).
Tout a été pensé, pesé...
Alors j'ai pris rendez-vous avec Clément à la Nuit des Temps.
Et...
Une heure paisible (scanner, adapter les motifs, tatouage en lui-même), à papoter,...
Et voilà!
Je me suis rendue compte, au soir, que Clément avait oublié un accent. Qu'il devra ajouter quand il fera le prochain...

N'est ce pas?

dimanche 17 août 2025

Les 25 de Virginie: "livres"

33éme semaine du défi photo de Virginie qui nous demande dans quelles pages nous nous perdons trouvons en ce moment.
Et, sans contestation possible, à l'unanimité de ceux qui se trouvaient autour de la table quand le sujet est arrivé sur le tapis (heu... Sur la pelouse alors, nous étions dehors, autour d'un apéro de retour de vacances (Victor, Emma et Apolline, suivant à deux jours prés, Simon et Bastien)), "les livres", indispensables, nécessaires, réclamés, sont ceux qui s'entassent sur le canapé, le long du lit, en pile ou sur les étagères, empruntés à la médiathèque ou achetés en brocantes: les livres pour enfants.
Simon, dyslexique, a, grâce à eux, gagné en fluence (je sais c'est un gros mot! Qui dit "aisance de lecture"). 
Et en plaisir de partager des moments avec Bastien. 
Comme Victor et Emma en partagent avec Apolline. 
Ou comme ces deux filous savent prendre, réclamant une histoire, à papi, ou mamie, tata Suzanne, ou Coline, tonton Arthur, ou Clovis.
Ces moments collés serrés, à regarder ensemble dans la même direction, a entendre ces mots qui deviennent des personnages, des lieux, des évènements à la fois proche, à toucher les pages, et inaccessibles. 
Inamovibles, de lecture en relecture, même déroulé, même chute, mêmes mots (souvent sus par chœur (Attention à ne pas essayer de couper, de sauter des pages, on est illico repéré et repris!)). 
Rassurants puisque, même si le croco a très faim, une fois le livre fermé plus de crainte de se faire dévorer...
Ces livres sont, pour les "enfants" et moi, attachés à de souvenirs précieux d'histoires lues, tous dans le lit, sous et sur la couette, avant d'aller dormir, clôturant chaque journée de leur enfance.
Livres, donc...
Chez nous il n'y a pas de pièces qui n'ait pas de livres (à part, la plupart du temps les toilettes et la salle de bains).
Personne sans pages.
Même si je suis, quasi la seule, avec Suzanne, à lire des romans (Coline et Emma aussi, parfois (pour Emma pas depuis la naissance d'Apolline apparemment)), il y a des BD, pour Gilles et Simon, les mangas d'Arthur, les livres sur les plantes, les bonzaïs de Victor, les manuels savants (en ligne) de Clovis...
(Après les livres, dessin de Victor, bonzaï...
...là aussi: dessin de l'aménagement de l'accès à la terrasse)
 
Et puis il y a ce livre précieux, bien rangé dans le tiroir du bureau.
Celui qu'a écrit Bénou.
Et qui s'ouvre sur cet haïku (Que je me ferai bien tatouer sur le poignet).

dimanche 3 décembre 2023

Avec Virginie, 48/52/23: "enfance"

Projet photo avec Virginie
Le thème de la semaine est l'enfance.... Qu'est ce vous adoriez? En général et en particulier en ces fins d'année?
Est-ce que j'adorais?
Je me souviens d'avoir décoré le sapin. Il y avait des boules en verre fragiles. C'était beau...
Avec mon père nous installions la crèche. Plus tard, ado, c'était moi qui le faisais. J'aimais les personnages en plâtre coloré (même si la signification religieuse n'était pour moi qu'une belle histoire).
Je me souviens que nous étions réveillée tôt et que nous sortions les parents du lit, le 25 au matin, pour pouvoir découvrir les cadeaux au pied du sapin. 
Je ne me rappelle pas s'il était question du père Noël.
En tout cas nous n'avons pas "joué" là dessus avec nos enfants (et Simon et Cynthia n'ont pas l'intention de "mentir" à Bastien").
Je me souviens aussi que les vacances de Noël étaient le moment de sorties en famille...

Je me souviens particulièrement de celle là. Nous étions allé jouer à la neige au pied de la barre des Dourbes. Titus, le chien, c'était blessé à la patte et tachait la neige en rouge.

Est-ce seulement moi? Est-ce pourquoi je photographie à tour le bras?
J'ai des souvenirs beaucoup plus nets, ou des souvenirs tout court, alors que d'autres "évènements" ont disparu de ma mémoire, de ce qui a été photographié. 

vendredi 25 février 2022

Post vacances.

Ma carte mémoire, celle de mon appareil photo, m'a lâchée.
Alors photos au téléphone portable.
Et à part ça...
 


Gilles a repris le boulot. A mi-temps. C'est suffisant (ce matin le réveil n'a pas sonné, il l'avait tout détraqué en "jouant" avec. Il a dû partir sans boire son café (Heureusement que sa femme a un réveil intégré)). Mardi il va avoir un rendez-vous, en visio, avec le médecin du travail, pour savoir s'il peut reprendre. ?!!
C'est du même ordre que le téléphone portable de l'ULIS.
On fait les choses. A minima. Histoire de dire qu'on a fait quelque chose. C'est... Léger.

Sauf la guerre... Suzanne pose beaucoup de questions, se pose beaucoup de questions, incompréhension... C'est une nouvelle inquiétude qui s'ajoute à celles qu'elle a déjà à propos du Brevet des collèges, de son orientation.

Pas vraiment comme Clovis qui vit cool, avec Coline, la  fin de sa formation. 

Arthur, lui voit arriver les examens avec un stress grandissant. Et s'il ne validait pas le diplôme? Que faire après?

Victor et Emma espèrent une confirmation rapide et ferme de la propriétaire de la maison à louer (Gilles leur ramène des cartons pour le déménagement (et il en faudra!!)).

Simon et Cynthia voient leurs premières vacances depuis trois ans compromises...

Et moi... Je me sens... Epuisée physiquement. Manque de soleil. Manque de recul... 
Février fait ça.

D'autant plus qu'aujourd'hui Bénou aurait eu 53 ans.. 

jeudi 19 septembre 2019

Absence. nom féminin. Fait de n'être pas dans un lieu où l'on pourrait être.


Roots a son air désespéré derrière la baie vitrée. 
Il nous voit déjeuner et...
Aura t-il un bout de tartine? Gilles, fournisseur officiel est déjà parti, trop en retard pour y avoir pensé. Roots sait, d'expérience, que je ne donne des plats, des assiettes ou des casseroles, à lécher qu'en fin de repas. Jamais rien le matin.
Alors c'est peut être l'idée de notre absence pour la journée qui l'effleure?
Ressentira t'il seulement notre absence?
On dit que les chiens n'ont pas la même conscience du temps qui passe que nous...
Mi septembre... 
Le temps est passé, et passe encore, sur l'absence sans l'user.
Il y a 11 ans Bénou a perdu la bataille contre le cancer. 
Il y a 10 ans Albert a fait de même.
Le temps passe et ils sont là dans nos mots. Dans les moments que l'on aurait aimé partager avec eux.
Bénou est là quand je cuisine, quand je croise certains objets, certains vêtements. Quand je m'enroule dans un foulard.
Albert est là au jardin et sous les arbres fruitiers, quand je taille les rosiers. Il est là dans mes moments militants.
Ils sont là dans nos mots, dans nos conversations au repas du soir.
Bénou est là dans les traits de ses filles, Albert l'est dans certaines postures d'Arthur (et de Tao, je crois).
Ils sont là et ils sont absents. 
Ils ne sont pas là où ils pourraient être. 
Le temps qui passe n'y change rien.


samedi 22 septembre 2018

Le mot en couleur. Septembre.

Pour septembre la couleur verte et le mot tri.
Le vert...
La campagne est plutôt poussiéreuse, grillée.
Jusqu'à hier on se serait cru au milieu de l'été. Même si les arbres commencent à se flétrir, à abandonner le partie, à se délester de leurs feuilles.
Mais j'ai trouvé du vert.
Ce mercredi à Montoire, le long du Loir.
J'ai déambulé pendant que Suzanne s'en remettait aux mains expertes de la réflexologue. 
J'ai pris la passerelle, dans un sens, dans l'autre, je me suis glissée dans le lavoir (qui, soupir!, sert de toilettes à quelques porcs), dans le suivant (qui a du abriter la pause de quelques uns qui marquent "leur" territoire en y laissant les bouteilles qu'ils ont bues). J'ai trimbalé mon appareil photo en laissant mon esprit en roue libre. La réflexion flottant tranquillement comme si elle voguait sur le paisible Loir.
C'est souvent dans ces moments de latence que le tri se fait.
Le tri...
Passer en revue, l'air de rien et trier, prioriser, relativiser.
Ces temps de mi septembre sont chargés de souvenirs de jours sombres qui reviennent inconsciemment.
Alors, affronter la bêtise, l'incurie, lutter pour maintenir le cap, pour se faire entendre en bonne intelligence, donner de l'énergie et de la créativité pour faire avancer le Schmilblick, mobiliser les bonnes ondes, les bonnes volontés en contournant les écueils, voilà ce à quoi j'arrive quand je fais le tri.
Au travail cette mi septembre est riche en coups de vent, en coup de Trafalgar (quand la volonté de coopération se retourne contre nous), mais discutions, travail d'équipe, nous nous serons les coudes.
Tout en rêvant parfois, déjà, de se mettre au vert.

mercredi 22 janvier 2014

C comme cancer...

Oui... Je sais, je vais appuyer là où cela fait mal... J'hésitais, ces derniers jours, à écrire C comme cercles, ceux qui gravitent autour de nous, autour desquels nous gravitons ou C comme crise, nous sommes, ces derniers jours, au milieu d'une vague de crises, de nerfs, crise d'adolescence, crises de larmes,  fatigue, surmenage, crise de dépression, la culpabilité, la maladie et le deuil rodent chez nos proches... (Pas gai, gai, non plus, hein?) Et puis il y a eu cette crise d'angoisse cette nuit (juste quand, enfin, le sommeil nous avait emportés...), Clovis hurlant, tremblant... "Ça sent bizarre, et si on allait être asphyxiés? Tu es sure qu'il fonctionne le détecteur de CO2?" Et enfin calmé, enseveli sous sa couette: "J'me sens drôle... Et si j'avais le cancer... Comme Bénou?"
Oui, ce foutu cancer, comme une loterie pourrie qui vole les vies, qui vole le temps de ceux qu'on aime. Et qui laisse des traces... Indélébiles. Rien ni personne ne rendra leur mère à Louise et Jeanne. Elles ont un père formidable, une belle mère attentive et aimante mais elles sont orphelines. Leurs vies ont pris un tournant radical, un jour, ou une nuit, quand quelques cellules ce sont mises à déconner, à dérailler... Rien ne pourra leur rendre Bénou.
Rien ne pourra nous rendre Bénou, ni papa... Ils sont là, pas loin mais ils sont partis, aussi. Définitivement. Et c'est une leçon... Une leçon de vie? Qu'il faut vivre maintenant, là, tout de suite parce que demain n'est jamais sur... Ceux que l'on aime peuvent être, eux aussi, encore, tirés au sort... Ceux que l'on aime ou soi même... 
Oui, le cancer laisse des traces, celles des nos absents, celles des leurs souffrances, celles de la peine éprouvée et subie... Il laisse des traces par ricochet, aussi. La culpabilité, d'être là, d'être passé au travers, celle d'avoir repris sa vie... Avec des ratés parfois, des plongées, des jours sombres... Des soupçons, des craintes...
Le cancer nous vole des êtres aimés, nous blesse, nous endurcis aussi... Le cancer est une cicatrice douloureuse que l'on doit intégrer dans notre vie, dans ce que nous sommes... Il est là, il l'a été, le sera surement encore... Mais la vie ne veut pas, ne doit pas être gâtée, contaminée par lui. Oui, Clovis le cancer a emporté Bénou, papi, nous emportera peut être, toi ou moi mais sans doute aussi passera t-il au loin maintenant. Oui, au loin. Sinon et bien... Nous l'affronterons. Ensemble. Et c'est la seule certitude que je peux te donner...

dimanche 22 septembre 2013

C'est point facile, ma bonne dame...

...de faire des photos de paysage sans y avoir de fils électriques!!!
Alors je photographie les toiles d'araignées!
Ce n'est pas évident de souffler deux minutes dans ce marathon quotidien, réunions et paperasse, course aux rendez vous, courses tout court...
...mais il y a des moments de grâce...
Il est des jours, mi septembre, où l'on se souvient avec plus d’acuité des jours de...
...douleur, des jours de deuil et d'apprentissage de l'absence mais...
...l'on garde surtout, précieusement, le souvenir des bons moments.
Et puis, l'été nous fait un coup de reviens'y!!!
Nous avons eu un beau samedi, le dimanche s'annonce bien!
Après quelques heures consacrées à son ami Jérôme, Gilles s'est remis à la peinture qu'Arthur avait bien avancé (entre un rendez vous au pôle emploi et un coup de main à Simon)...
...et, après une bonne séance d’arrachage de ronces (Ahouille, ça pique!), je me suis remise au ponçage des  bandes.
Mais un coup d’œil par le velux: le pêcher penche!!!
Ce serai un péché de laisser perdre toutes ces pêches!!!
Voisins, voisines, mamies, il vous reste quelques jours pour les ramasser!!! 
Parce que ce n'est point facile, ma bonne dame, d'être un four et au moulin, au boulot et sur le chantier, au ménage/courses/lessives/papiers et au jardin...
C'est point facile mais la migraine me laisse en paix depuis 3 jours (hip hip hip!!!) et après m'avoir ruiné les nerfs à s'asticoter pendant deux heures (au moins) hier matin, les gosses ont été charmants, aidants...
Bien, bien , bien...

vendredi 21 septembre 2012

Dans nos coeurs.

Je pense à eux, et à d'autres, si souvent mais en parle peu... En cette période "anniversaire" je voulais aussi les revoir un peu. Alors j'ai emprunté à mon amie FD ce poème qu'elle avait appris à l'école, là bas, en Afrique pour "encadrer"  ces photos...
Bénou, ma sœur...
Albert, mon père...
"Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort"

samedi 25 février 2012

Elle...

J'ai longtemps hésité... 
Bénou ne "m'appartient" pas, elle fait partie de moi mais n'est pas à moi... Elle est posée sur mon épaule depuis trois ans et demi et j'avais envie de parler d'elle mais comment? Je trouverais chez maman des photos de notre enfance avec seulement deux ans d'écart, je pourrais parler de nos jeux et notre chambre commune, de son adolescence, ses "expériences" et ses confidences... J'ai aussi dans mes cartons, sur mon disque dur des photos de nos vacances ensemble, de la cuisine (Ah, Bénou en cuisine!!!) à la piscine... Oui, je pourrais...
Et puis Suzanne et Victor ont retrouvé son livre dans le bac de la bibliothèque de Vendôme et j'ai décidé d'y aller, de passer le cap, de vous montrer cette face là, plus "publique" et si intime pourtant, aujourd'hui:
Cliquez sur les images pour les voir en grand.








Je n'ai pas besoin de vous parler de sa souffrance, ceux qui sont/ont été confrontés au cancer la connaissent, ceux qui y ont échappé jusqu'alors ne peuvent l'imaginer... Je n'ai pas besoin de vous parler de la peine de l'avoir perdue...  L'empreinte quelle a laissé dans nos vies... Le vide de l'absence... Le gâchis de ce temps si chichement accordé pour elle, Bénou, pour ses filles, Louise et Jeanne, pour Reynald son homme, pour nous, sa famille, pour eux, si nombreux, ses amis, ses copains...
Cliquez vous les images pour activer les liens.
Aujourd'hui c'est son anniversaire et elle est pendant quelques heures plus présente (je n'ai pas dit pesante, surtout pas!!) à nos mémoires. Elle n'est jamais loin dans nos vies... 
Bisous Bénou...