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vendredi 24 avril 2026

En bref!

Juste, en tirant un peu dans les coins, quelques photos et moments, pour coller au calendrier de l'après d'Alana:
Je vous prie d'applaudir Suzanne qui a vaincu sa terreur son appréhension du dentiste (9 ans qu'elle n'y était pas allée, après de douloureuses expériences) et en est ressortie fière et rassérénée: son ivoire est (une fois le détartrage effectué) quasi nickel!
Ni photo, ni vidéo (mais une, prise pour le son. Vous me direz de qui, de quoi (moi je sais)) du coucou qui coucoute à qui mieux mieux ces derniers jours: nous sommes bien d'accord que c'est le roi des imposteurs, même s'il ne va pas jusqu'à squatter le nid des goélands (qui ne font, de toute façon, pas leurs nids ici).
Pour plier je vous propose (et il faudra vous en contenter) ces premières pétales qui font l'inverse, en s'ouvrant si magnifiquement.
Orange, le marquage fatal, sans aucun doute, qui désigne ceux qui vont tomber...
Je préfère celui-ci, d'orange...
Qui pourrait, s'il le fallait, me faire croire au divin (je suis une groupie, le orange est ma couleur!). 

Sinon, à part ça... 
Nous avons transporté des cartons, des meubles, du bois, des jeux/jouets, d'une maison à l'autre (aux autres, une partie remplis désormais les espaces, plus ou moins vides de notre maison, puisqu'ils font étape ici) et aussi des sacs de trucs pourris, à la déchèterie. Gardé la petite, malade (c'est la scarlatine et cela l'exclu de chez nounou). Reçu les uns et les autres à manger. Arthur est malade et a du prendre un arrêt de travail, Suzanne fait des gâteaux, j'ai rappelé, pour la seconde fois la nouvelle mutuelle de Suzanne pour qu'ils corrigent l'orthographe de son prénom (Suzan?), j'ai, pour Gilles et moi, changé de mutuelle (Hip, hip, hip! Ceux là répondent en 2 minutes!!!), avec Gilles nous avons installé, et relié, les deux cuves de récupération d'eau (avec les poules dans les jambes).
Et aussi... J'ai marché (10 kilomètres top, ce matin), j'ai lu et, je suis contente, l'envie et le plaisir de lire sont de retour!
Et vous ça va?

vendredi 10 avril 2026

Croiser la route...

...de la chouette, en allant ouvrir aux poules. 
Et je ne regrette plus que ma nuit soit écourtée (pourquoi?), sans moyen de me rendormir.
Je savais, pour l'avoir entendue, qu'elle n'est jamais bien loin mais cela m'a fait plaisir de la voir. 
Il semble que nous partageons le même territoire...
Croiser la trajectoire de...
D'une bouse de pigeon.
J'attendais Suzanne, en rendez-vous (convention de stage signée!), sous les platanes centenaires, en téléphonant pour tenter de démêler le dossier MerdeGabegie ÉcœuranteNullissime quand... Plof!
C'est passé, j'en ai senti le "souffle", au raz de mon visage pour atterrir sur...
Et merde (c'est le cas de le dire!)!
(Heureusement que je connais mon Vendôme par cœur (et en particulier la carte de ses toilettes publiques (j'y ai été enceinte 4 fois)), j'ai réussi à nettoyer tout cela avant la fin du rendez-vous) 

Croiser le tuyau de deux qu'il faut occuper,...
...en attendant le spectacle, à la médiathèque (Apolline, au moins 5 ou 6 fois: "C'est quoi comme pestacle?" (vous avez remarqué? Elle n'est plus un bébé...))...
...puis après la sieste.
Sinon... Ils s'ennuient... Et quand ils s'ennuient ils se chamaillent.
Croiser le chevreuil, le lièvre,...
Et admirer la lumière croisant...
...la rosée du matin.
Ne croiser personne sur ce chemin en entendant la circulation de ceux qui vont au travail, sur la route de l'autre coté du monde bois.
Passer là ou seuls les oiseaux et les tracteurs qui traitent, encore et encore ornent le silence.
Croiser Gilles à la cuisine, avant qu'il ne se lance dans un marathon de désherbage, débâchage (la vieille, qui est déchirée, et bien enterrée de chaque coté) de la serre, transfert de tas (un mystère, pour moi, Gilles déplace à l'envie les tas, d'herbe, de déchets verts, de pierre, de...), de tonte...
...pour aller croiser les passes de rouleau (une fois le lessivage et le masquage effectué) (je craignais que le rouge (je l'aime beaucoup mais il est abimé...) ne ressorte sous le blanc mais il semble que deux couches suffiront à le faire disparaitre)...
L'opération "chambre de Clovis" doit être menée à bien rapidement maintenant. 
Le week-end prochain un copain d'Arthur vient pour trois jours (et donc trois nuits) pour le soutenir, lors de sa compet, et dans moins d'un mois Apolline (dans cette chambre) et ses parents (dans l'ancienne de Victor qu'il va falloir débarrasser) s'installent en attendant que le Vau, en travaux, puisse les accueillir.
Il faudra retrouver une organisation pour que dans notre colocation intergénérationnelle, de nouveau pleine, nous puissions nous croiser dans (l'unique (et minuscule)) la salle de bain...
N'est ce pas?

vendredi 11 juillet 2025

De parcours(up) en chicanes.

C'est les vacances.
Ou pas, en fait.
Arthur disparait dans "sa" salle blanche (qu'il partage avec, entre autres, Clovis) toutes les nuits...
...Suzanne se fait les épaules (surtout la droite, elle est droitière et, donc, porte, les plateaux, à droite) et les mollets, tout en apprenant, fissa, fissa, à ouvrir des bouteilles de vin, en servant au resto.
Mais c'est les vacances pour les collègamis.
Et nous avions rendez-vous à la guinguette, mardi, pour un repas préparatoire de notre Coch'mout rando.
Je m'y suis rendue à pied, ils m'y ont rejoint à l'heure dite mais...
Nous nous sommes pris les pieds dans le tapis: personne n'avait réservé. Pas de places...
Nous nous sommes rabattus en ville.
Où, je l'espère, nous avons mieux finalisé, en nous répartissant les derniers préparatifs, notre future escapade pédestre.
Et puis, hier...
Est arrivé la fin de la phase principale d'admission de parcoursup.
Depuis des semaines nous surveillions (Suzanne et moi) sa progression dans les listes d'attente. Elle était à deux places d'être admise en DN MADE (à Sèvres). Et elle rêvait encore de la formation à Reims (11éme place dans la liste d'attente), mais c'est dans la formation "par défaut" (sans rapport avec sa "formation initiale") qu'elle est obligée d'accepter.
Dur, dur... 
Une année "en attendant", une liste d'attente de 12 mois...
Je me suis donc attelée à son inscription.
Bien entendu, "MesServices.edutiant.gouv.fr" ne la (re)connait pas...
Et quand j'ai demandé à Suzanne les codes pour me connecter et payer la CVEC (Contribution Vie Etudiante et de Campus)(103€), elle m'a rétorqué, choquée: "Mais en plus il faut payer alors que je ne vais même pas y aller?" (elle espère encore...).
Voilà...
Vacances, ou pas.
Mais pleine lune (et insomnies associées), si belle (ma photo ne luis rend pas hommage...).

jeudi 1 mai 2025

Les temps d'être (et un peu d'avoir, aussi).

Non, non! Je ne vais pas vous faire faire de la conjugaison!
(Encore que... Il est question, ici, de temps et de personnes (Gilles et moi) (Les profs disent aussi de nombres. Mais les profs ont tendance, parfois, à compliquer ce qui est simple. Et quand c'est compliqué, comme la conjugaison, alors là...)) 
Donc, être...
(et je commence par moi. Pour une fois)
Être là, dans l'instant présent, est un nouvel apprentissage, pour moi, que je fais au yoga, en marchant. 
Jusque là ma tête a toujours eu priorité sur mon corps. 
J'ai toujours été en train de réfléchir, de penser, de résoudre, de planifier, de me souvenir.
Pas que ce fût inutile, anormal, bizarre. 
Non, et c'est ainsi que je suis "construite", je crois.
Le "je pense donc je suis" a toujours prévalu sur le "je respire donc je suis".
Mon corps, comme une brave bête qu'il est, a suivi le rythme, freinant parfois à coup de migraine... M'imposant le coucher tôt, lessivé.
Je n'ai jamais vraiment pris soin de lui.
Je n'ai jamais été, je ne suis pas, de celles qui passent des heures en maquillage, en soin de la peau, en coiffeur. Comme qui dirait, "c'est pas mon kif". Là dessus je ne changerai pas, je crois. 
Telle j'ai été, telle je suis, telle je serai (en me patinant, me ridant, en me blanchissant, cela ne me dérange pas).
Mais, j'essaie, désormais, de prendre plus soin de mon corps, d'être plus là, présente à l'instant, à l'éphémère, au fugace.
Je me concentre sur mon souffle, sur mon pas, sur l'odeur de l'air, je cherche ce qui sent si bon (idem pour les mauvaises odeurs, pour les fuir), je ressens le poids de mes chaussures, leur humidité.
J'écoute le silence et ce qui le brode, les chants d'oiseaux, le froissement de l'herbe, le chiffonnement des feuilles, les cris d'effroi (désolée, vraiment je ne voulais pas vous déranger!) des faisans et des chevreuils.
Je prends le temps de regarder. Parfois sans arrière pensée photographique...
J'essaie d'être là, maintenant, physiquement (mais, on ne se refait pas, n'est ce pas? je ne peux m'empêcher "d'intellectualiser" la démarche (la démarche?! des marches?))...
Et puis, beaucoup plus, depuis janvier, je suis aux côtés de Gilles.
Ce qui induit d'être, très souvent, complètement à côté de la plaque...
Être paumée, dans le flou, larguée...
Gilles est, lui, dans la vie, beaucoup plus dans l'instant que moi, et, c'est le paradoxe, ailleurs, complètement.
Je vous explique:
Gilles vit en absorbant, en direct, tout ce qu'il voit, entend, perçoit. 
Ses cinq sens constamment éveillés, il voit, entend, sent, goûte, touche et, cerveau alerte (pas en alerte, s'il est question de planning, d'horaires, de plans, il plane) fait des liens, des raccourcis, des mélanges, recettes express, avec des souvenirs, des références, des...
Et il en ressort, de façon inopinée, la citation d'un film, d'une série (et généralement je n'ai même pas la réf), il est capable, sans crier gare (et parfois, ce serait nécessaire, cela m'éviterai de sursauter), de se mettre à chanter, en yaourt (c'est sa spécialité, les enfants l'appellent "Jean-Michel Àpeuprès") et à tue tête, un vieux nanar (là c'est les gosses qui n'ont pas la réf (Dalida, Claude François, Higelin et des gloubiboulga en "anglais")). Me prenant au dépourvu, il lui arrive de reprendre une conversation où il l'avait laissée des minutes plus tôt. Ou qu'il avait avec lui même m'y incluant à brûle pourpoint (pense t-il vraiment que nous en sommes à la télépathie?).
Gilles est capable de crier aux "frontières" du département (il n'y a pas d'explication, c'est "traditionnel").
De reconnaitre un des nombreux élèves qu'il a servi au cours de sa carrière et le déstabiliser en lui parlant de son goût immodéré pour les frites, des mois, des années, après, en un lieu où le gosse, devenu adulte, peine à le reconnaître...
Il interpelle le marchand de légumes, et le charrie dans ses rayons, comme il le faisait lors des livraisons, au cul du camion.
Gilles reconnaît tout ceux avec qui il a travaillé, qu'il a servi, avec qui il a joué au rugby, bu un coup en troisième mi-temps... (Alors que je peine à reconnaître la "nouvelle" voisine (un an, au moins, qu'ils sont là) (il faut dire qu'elle ne s'est pas officiellement présentée)). Cela ne nous place pas sur un pied d'égalité quand il me parle, brutalement, de Machinechouette, de Trucmachin, n'est ce pas? (auquel il vient de penser parce que nous sommes passé là..., ou parce qu'à la radio on a parlé de...)
Traversant le parking du supermarché il me parle de la "voitur'peluche". Et s'étonne de mon étonnement (mais de quoi parle t-il?): nous venons de passer à coté d'une voiture dont la plage arrière est couverte de peluches! (je ne regarde pas les voitures, elles ne m'intéressent pas, mon regard glisse sur elles (d'ailleurs pas question de reconnaître quelqu'un dans une voiture!! Il ne faudrait pas complexifier les choses!) (Il va pourtant me héler, lors de nos trajets, pour me signaler tel ou tel véhicule de luxe, ou rare, ou vieille bagnole... "Si, si, c'est la même que ce matin, à coté de chez Victor et Emma! Le béquet (Keskesékeça?) est cassé!" Ok...).
Être avec Gilles c'est vivre de farfelu et de poésie (même si, parfois, j'avoue, qu'interloquée, je m'agacerai bien de ne rien arquer...).
Bref! Dans ces "être" j'ai (verbe avoir, je vous avais dit que j'en mettrais un peu) beaucoup de bon, de bien, non?

Et vous? Être... Vous le conjuguez comment?

mardi 1 avril 2025

Quand le chevreuil aboie le vent décorne les bœufs (Si! Si!).

Il ne vous aura pas échappé (comme à Gilles) qu'il y a eu un changement d'heure.
Un monsieur, que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam (c'est curieux/rigolo cette expression, perso je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam), m'a affirmé, alors que je passais tranquillement devant chez lui à la fin de ma marche journalière, que nous étions désormais à l'heure de Moscou (?). 
Ce qui le contrariait fort...  
(Je vous ai déjà dit que j'avais une tête à recevoir les confidences de tous les quidams ayant le temps, et l'envie, de causer?)
Pour moi qui n'ai ni bébé, ni vache, et qui me réveille aux aurores naturellement, cela ne change rien. 
Le peu de lumière qui se glisse derrière les rideaux me sort du lit (si je tente d'y rester je finis toujours à y faire la carpe avec le cerveau en surchauffe).
Et c'est avec délice (mais bien couverte, ce matin il faisait 4°) que je sors à l'heure du car de ramassage scolaire.
Souvent j'ai anticipé le trajet, réfléchi où diriger mes pas.
Ou pas.
Ce matin c'est vers l'est, le lever du soleil que je me suis dirigée.
(Sur les photos il semble faire beaucoup plus noir qu'en réalité)
(J'essaie de comprendre comment utiliser correctement cet appareil capricieux...)
De loin je l'avais vu et je me suis approchée discrètement.
Mais je lui ai fait peur et il (ou elle) s'est mis(e) à aboyer et s'est enfuit de l'autre coté du bois.
Pas de photo...
Pas plus quand, traversant le village par le sentier piétonnier je me suis trouvée nez à nez avec une chevrette. Celle-ci est restée très calme, me regardant (peu être interloquée de me croiser à cette heure) et j'aurai pu en avoir un beau cliché si mon "#*!§& d'appareil photo avait accepté de se déclencher!
Ok. Ce n'était pas le jour de la photo animalière et les chevreuils de tous poils ne resteront que des mots, une histoire que je vous raconte.
Tout comme les oiseaux, buses, piafs et autres faisans bruyants, les lapins et lièvres qui ont ponctué mon chemin.
Ce n'est pas grave.
Je rentre à la maison gonflée à bloc, le cœur léger.
Et, là, aujourd'hui, le vent s'est levé en même temps que Gilles et depuis il souffle fort (Le vent, pas Gilles. Encore que... Comme il est dans une journée d'hyperactivité, il tond, désherbe, taille, range, arpente le jardin d'un bout à l'autre: il cusse, il soupire (il... a mal au dos, au genou, au coude...))
Oui, oui, oui, la lessive a séché en deux heures.
Mes chaussures de marche presque aussi vite.
Et aujourd'hui cela fait trois mois que je suis à la retraite.
Trois mois vite passés et bien remplis.
Oui, je m'y habitue bien...