Oui, 4h44.
C'est l'heure affichée sur mon portable l'unique fois où je le regarde, il y a quelques jours...
Bref...
Je ne dors pas formidablement bien.
Et ce n'est pas le boulot qui me tracasse. Cela n'a jamais été, d'ailleurs, le boulot, et ses vicissitudes, qui m'ont empêché de dormir. Je ne suis pas du genre à ressasser.


Voilà, voilà...
Généralement je m'endors très bien, très facilement.
Une fois que j'ai lu quelques pages, ou quelques chapitres (j'ai, enfin, après des mois de... disette, retrouvé le goût, le plaisir, de la lecture)),...
(Dernier roman terminé, hier soir, "L'homme aux mille détours".
Je le note, en laisse trace, parce que, maintenant je fais partie du comité de lecture de la médiathèque et que, comme je l'ai apprécié, je vais en parler.
Résumé Babéio:
L'un rêve de fonder une famille.
L'autre a fui toute attache.
Tous deux se sont rencontrés au milieu de l'océan Indien et, sans rien savoir de leurs secrets, se sont liés d'amitié.
Quand le premier décide de regagner la France, le second lui demande une étrange faveur : se rendre à Saint-Malo et lui donner des nouvelles de celle qu'il a abandonnée sept ans plus tôt sans laisser de traces...
Des liens du sang aux liens du cœur, l'odyssée d'une famille.)
...mais je me réveille sur le matin, tôt, très tôt parfois (pourquoi 4h44? Pile?) et là, terminé, la nuit est finie.
Souvent je me lève avec une impression de "pas assez".
Et j'ai les traits tirés, des cernes (mais, en fait, j'ai toujours eu des cernes).
Mais la journée se fait bien, je ne me traine pas.
C'est que j'ai mon compte, en fait.
"Plus" dormir, dormir autrement n'est pas une option possible, apparemment.
Pourtant mes habitudes évoluent.
Depuis un peu plus d'un mois je reste avec Gilles, au salon, avant de monter.
Ma nouvelle heure de coucher (et de lecture) est décalée d'une heure et demie, vers 22h.
Je ne suis plus aussi "poule".
Et c'est aussi les habitudes de Gilles que j'ai bouleversées.
Avec moi il regarde "en différé", jamais le programme!
(Je regarde la télé avec lui, en tricotant. D'après lui je me "méméise". J'ai une malle pleine de pelotes de laine récupérées ici et là, et j'en suis à deux châles (un pour Viton, un pour moi) et une écharpe (pour Suzanne) depuis que j'ai repris les aiguilles).
Le plus compliqué étant de trouver une série qui nous convienne à tous les deux.
Ces derniers jours nous sommes tombés d'accord, et apprécions de concert "La fabuleuse Mme Maisel" (sur la 6).
(Miriam Maisel a tout ce qu'elle a toujours voulu un mari parfait, deux enfants et un appartement élégant situé dans l'Upper West Side à New York. Sa vie idyllique prend une tournure surprenante lorsqu'elle découvre un talent caché)
Être à la retraite change les choses.
Mais pas tant que ça.
J'espérais... Naïvement, m'en débarrasser.
Moins de stress, moins de fatigue, de surcharge mentale.
Mais, non, et c'est une déception: je passe de migraines en migraines (au moins deux par semaine ces dernières semaines (heureusement ma nouvelle médecin a renouvelé mon ordonnance de triptans)). Je sais, d'expérience, que celles ci sont aussi liées au moment, c'est cyclique, tous les ans à ces dates, ça repart. Mais, follement, je m'étais dit...
Bref...
4h44 c'est tôt, les migraines c'est pénible mais, entre nos nouvelles habitudes (nous arrivons à faire les courses alimentaires, à deux, sans nous bouffer le nez, c'est incroyable!!!), les anciennes qui perdurent (trajets pour Suzanne, journées Chicoufs, repas avec Colette, avec les gosses...), les marches que nous arrivons à faire tranquillement dès qu'il y a une éclaircie (Là, boucle à Thoré la Rochette), la vie est belle (c'est invraisemblable d'arriver à faire un article sur... Si peu, non?).

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