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mardi 31 décembre 2019

Anecdotes de fin 2019.

Et puis, dans l'après midi, quelqu'un sonne.
Ce sont des gens que je connais de vue. Ou d'il y a longtemps.
Il s'agit des parents de Rémi.
Rémi, un ami de Simon, quand ils étaient à l'école élémentaire.
Dont nous n'avons pas de nouvelles depuis une quinzaine d'années.
Ils nous apportent un colis déposé dans leur boite aux lettres.
Ils habitent à 5 kilomètres de chez nous, dans le village voisin.
Un colis adressé à Coralie et avec une adresse tout à fait correcte.
Voui...
Et encore...
Gilles aime les oursons en chocolat.
Il s'en achète et il les planque (c'est pas moi qui vais lui manger mais les gosses, eux...).
Tout à l'heure il se glisse, discret, dans le cellier et farfouille.
Et se met à jurer: des souris (merde, maintenant nous avons aussi des souris!) ont attaqué ses oursons! Elles ont dévoré tout le chocolat de couverture...
Mouiap!
A part ça Victor a été chez ostéo pour se faire redresser. Les radios des urgences, hier, montrent que la courbure de son cou était inversée...
Et Coralie termine l'année couchée sur le canapé avec une bassine après avoir vomi toute la nuit...
Ok, Simon et Cynthia viennent d'arriver, Clém est en route, Colette ne va pas tarder. 
La soirée va bientôt pouvoir commencer (une fois que Victor, remis dans l'axe, aura emmené Clovis à sa soirée).
Bon réveillon à tous!

mardi 15 octobre 2019

Musique. nom féminin.

Art qui permet à l'homme de s'exprimer par l'intermédiaire des sons ; productions de cet art, œuvre musicale.
J'ajouterai que cet art permet d'exprimer des émotions. 
Quand on est musicien. Ce qui n'est pas mon cas. J'ai bien fait du solfège quand j'étais enfant mais je n'ai pas eu accès à la "production" de musique. J'ai essayé, ado, le piano et la technique, et sa difficulté, a tué l'envie, a tué le plaisir. Pour moi la production musicale est inaccessible (David va râler mais c'est vrai, c'est un constat sans appel).
Alors, musique, art qui propose de ressentir des émotions.
Oui, bien sûr! J'adore écouter de la musique. Quand je travaille seule dans mon bureau, dans la voiture. En concert (une fois tout les... Ahouch! Pas souvent).
La musique est capable de me faire dresser le poils sur les bras, me faire monter les larmes aux yeux, me...
Sauf que...
Le rap de Victor, le Nightcore de Suzanne, les trucs sans cesse répétés des radios (et les trucs comme "N'oubliez pas les paroles" que Gilles adore), me crispent. Me mettent les nerfs en pelote. Sont comme de l'acide sur mon stress... Ajoutent à ma fatigue. Ou l’exagèrent.
Mouaip, mais comme je ne suis pas à une contraction prés, l’exercice que j'ai proposé à l'atelier d'écriture (mais comment vais je arriver à tout faire mercredi?) est en rapport avec une morceau de musique choisi un peu au hasard et dont il faut s'inspirer pour écrire un court texte.
Voilà, voilà.
Cliquez sur l'image pour écouter.
https://artlist.io/song/4774/kitt-vs-karr
Je cours, je cours. Dans le noir, les mains en avant. Je cours pour échapper à l'ombre.
Pour ne pas heurter les murs.
Mais il n'y a pas de murs...
Une lueur là bas m'attire. De la chaleur. Je cours...

Heu... L'est court ce morceau en fait.
Mais c'est le jeu ma bonne dame!
De tout façon nous n'aurons sans doute pas beaucoup de temps demain pour lire nos textes à la médiathèque...


samedi 21 septembre 2019

Boulot. nom masculin (Familier) travail ; emploi.

Oui, je parle de boulot.
J'utilise un terme familier (Nom)(1881) Apparait sous la graphie "bouleau" avec le sens de «action, bagarre». Origine obscure.
Et c'est le terme, et l'étymologie, qui conviennent. Exactement.
Toujours en action.
En mode multitâches.
Comme enseignante. 25 élèves. 
25 individualités.
Celui qui plane, celui qui gigote.
Celle qui pleure, pour un oui, pour un non.
Celle qui papote, papote, papote...
25 CM1 dont un certain nombre a des difficultés avec la compréhension de lecture, ou ne se souviennent plus des tables de multiplication, ni même d'additions, ou n'ont pas bien dormi, ou n'ont pas déjeuné, ou se sentent nul-le-s (si nombreux, déjà vaincus)...
Tous ensemble, chacun à son rythme, chacun son tour, en équipe, en duo, sur le cahier (Maîtresse, je saute des lignes?), sur l'ardoise, le bloc notes, à l'oral, en silence (Et elle papote, et elle papote...), nous apprenons les grands nombres et/ou les décimaux, le présent, le futur ou le passé, nous écrivons des histoires, des poèmes, nous étudions notre environnement, ce qu'il fut, ce qu'il est, ce qu'il risque de devenir...
"Je peux prendre un (des!!!) ciseaux?"  
"Maîtresse y'a plus de colle!"
"J'peux prendre du scotch, aller sur l'ordi, prendre une ardoise, lire/prendre un jeu puisquej'aifini, effacer le tableau?"
Le temps qui s'étire ou file.
Récré! Et les surperviseurs (les "super viseurs", avec leur cape/chasuble orange) qui gèrent les jeux.
"Maîtresse n'oublie pas ton truc de sécurité!" (le bip genre "présence verte", à activer en cas de danger. En cas de danger...). 
En mode surveillance, bienveillante, 110 gosses qui courent, sautent, jouent, s'attrapent...
"Maîtresse elle veut pas jouer avec moi!"
"Maîtresse, y m'a traité!"
"Maîtressssseeee!"
L’œil sur Zébulon 1er, qui a le coup/l'insulte facile, sur Zozo second, qui se met constamment en mauvaise posture, sur Mistinguette bis, dont la santé est...
"Oh, c'est déjà fini! Je n'ai pas fini de jouer!"  
L'air qui bourdonne, les pieds qui frottent, les chaises qui trainent, des allers retours, toilettes, un coup à boire, histoire de faire une pause, histoire de contourner, d'éviter d'affronter l'éventuelle difficulté. L'éventuel échec.
"Oh, mais c'était facile, en fait!"
25 élèves, 25 postures d'enseignement.
Et 25 cahiers à corriger.
"Maîtresse! Ça sonne! Il y a quelqu'un à la grille!"
Ils ont des oreilles bio-ioniques.
"C'est la maman à (de!!!) Lulu!/ C'est le taxi à (de!!!) Coco/ Y'a un livreur..."
"École élémentaire, bonjour!"
Les voilà qui se moquent, sourires malins, quand je répond au téléphone.
"C'est qui?"
Sourire. 
Et les messagers ravis qui portent les post-it à la maîtresse de (pas à, hein!) Nini.
Boulot de direction en sus, en feuilletage, de la classe.
Et avant. Et après.
Papiers, papiers, ordi, enquêtes, stats, instructions, injonctions (moyens?)...
Pages dédiées, à trouver dans le labyrinthe des acronymes, sur le PIA (Hahaha...), si ergonomique (raccourcis clavier? Qu'est donc?). Simplification administrative qu'ils disaient en chargeant la mule/directrice de tâches de plus en plus variées/bizarres. Et les registres s'empilent... Varions les plaisirs et additionnons les responsabilités...
Et les collègues à soutenir, l'une avec "ses" élèves à besoins particuliers (là aussi ça s'empile). L'autre empêtrée avec la maman de Loulou, si lourde. Débriefing avec les Aides aux Élèves en Situation de Handicap, avec les collègues de la maternelle, pendant le repas, entre une livraison et un coup de fil des services sociaux. Conseils de maître-sse-s et décisions collégiales.
Et les parents. 110 X 2 (plus ou moins, sans ceux qui ont disparu, avec les beaux papas, les belles mamans. Et avec quelques grands parents. Pour faire bonne mesure.). 
Celui qui ne comprend pas pourquoi? Ce règlement n'est pas... Est trop... 
Celle qui va venir chercher Mimi à 14h, elle vous l'a déjà dit, la semaine dernière, à la grille (Comment ça vous avez oublié?!).
Ceux qui ont un enfant surdoué (C'est mémé/Dédé qui l'a dit. C'est arrivé à la fille de la sœur de mon beau frère.) qu'on ne comprend pas (z'êtes si bêtes aussi!).
Ceux qui sont perdus, qui n'y arrivent pas ("elle ne mange rien", "il ne veut pas se coucher", "je n'arrive pas à lui reprendre le portable", "il me parle mal").
Celles qui pleurent, celles qui luttent, celles qui ont renoncé ou se sentent nul-le-s (si nombreux, déjà vaincus).
Il y a le cancer, le deuil, la violence familiale, l'alcool, la drogue, la fin de l'amour, le chômage, la solitude, le qu'en dira t-on...
Et il y a ceux qui se plaignent au maire, qui écrivent à l'inspecteur (ou au ministre. Ces lettres là, contrairement à celles que nous écrivons, ont une réponse. Elles nous retombent sur la tête.).
L'inspecteur...
Qui ne vient pas aux fêtes des parents, aux inaugurations de fresques, aux expos trop top.
Qui fait la sourde oreille aux appels à l'aide (on ne m'y reprendra plus), aux signalements de père/mére agressif.
Qui juge votre action "satisfaisante" après tout les efforts fournis (et sans être venu voir lui même...). 
Oui. Boulot.
Avec le sens de «action, bagarre».

dimanche 23 août 2015

Alphabet des vacances, encore.

S...
...comme Simon.
Qui nous a rejoint avec Cynthia le 10 et c'est tous ensemble que nous avons passés ces vacances. Cela n'était pas arrivé depuis au moins trois ans...
Simon, en forme dès le saut du lit, limite bruyant...
Actif, voire hyperactif.
Joueur, bien entendu! Genre chien fou.
Simon et son chien. Simon et ses souvenirs du merveilleux Portugal.
Simon et Cynthia, à la charrier, à la poursuivre... Et leur joie de vivre.
S...
...comme Suzanne.
Câline dès le matin.
Toujours partante, démarrant au quart de tour, où à peine un projet évoqué...
Infatigable, elle a suivi la troupe de ses frères sans jamais chouiner, contente.
Imaginante, bavarde...
Très bavarde, papotant même en montant les sentiers escarpés,...
...devisant même en nageant...
Rêveuse, organisée, prévoyante... Ravie d'avoir sous la main, frères dévoués (plus ou moins) et belle sœur attentive.
Suzanne a qui rien n'échappe!!!
S...
...comme savon.
Belles bulles, non?
S...
...comme soirées, toutes belles, toutes trop courtes...
La première à Guéret, chez Virginie.
Comme elle j'ai tellement piapiaté que j'ai oublié de faire des photos!!!
Nous avons passé une belle soirée à se retrouver, à se raconter l'année, à s'apprécier...
Mais attention Virginie! Maintenant nous ne retournerons chez toi que quand tu seras passée par chez nous!!!
La seconde soirée, après un trajet par les départementales, chez Thomas et Valou.
Les retrouvailles des beaufs, cigarettes et petit verre sur l'escalier...
Là encore le récit de leurs "aventures", dynamisme et...
...courage pour faire prospérer leur potager.
Et patati, et patata...
Les enfants étant absents, en vacances,...
...c'est Suzanne qui a donné les épluchures aux tortues.
...les garçons eux...
Heuuu...
Troisième soirée, à la suite, après une traversée d'ouest en est du sud de la France (et un contournement éprouvant des embouteillages de Montpellier)...
...à Mirabeau, avec Réré et Laly. Voilà...
Nous nous sommes posés.
Et nous avons même pu profiter d'une journée avec eux avant qu'ils ne repartent...
Cette année encore la maison de Mirabeau a accueilli nos vacances d'été et nous n'avons pas eu à le regretter!


mercredi 25 juin 2014

U comme utopie.

Ma grand mère, confite dans son éducation judéo chrétienne, rassie autour de principes, pour elle inaltérables et universels (elle avait raison, connaissait la vérité, se devait de les faire appliquer par ses proches), considérait que pour gagner le paradis, dans l'au delà, il fallait en baver au long de l’existence sur terre. Prendre du plaisir, même le plus simple, était une faute qui compromettait ce passage au paradis. Peindre ou faire du violon, pour mon grand-père et boite de peinture et instrument de musique ont échoués au grenier. Se marier pour mon père, qu'elle rêvait curé au service de dieu (et au sien?) et la belle fille est restée l'intruse, l'incapable, la vilaine empêcheuse de tourner en rond. Pour moi, lire, quelle perte de temps!!! Me marier sans avoir gardé ma virginité... Si, si...
Et pour chaque erreur de parcours il y avait aussi la punition divine. Comme pour ma sœur pour qui le cancer était la conséquence de son divorce! Quelle inconséquence! Son mari était une enflure? Bien, bien! Il fallait "profiter" de ce mariage pour gagner des points! Les liens du mariage sont indéfectibles.
Elle revient parfois dans mes cauchemars pour juger, sévèrement, mes choix, mes décisions, mes faiblesses. Mais si elle a eu de l'influence sur ma vie c'est de façon réactive. De façon allergique.
Son "au delà"... Est bien trop hypothétique, trop lointain, trop coûteux en bonheur, trop asservi au clergé, aux nantis qu'ils servent. Faire le bien à sa manière, donner un morceau de pain (pas des sous il les aurait bu) à un clochard qui lui dirait humblement "merci", est bien trop condescendant, dédaigneux et n'améliore en rien le monde. Non.
Mon "paradis", mon utopie, c'est mon quotidien.
Mon défi c'est d'y offrir un environnement harmonieux, un espace valorisant, motivant, créatif. 
Alors c'est vrai la maison n'est pas tirée au cordeau, je ne m'oblige pas à la briquer, à la faire ressembler à un pavillon témoin (quelle horreur!). Je ne me sens pas coupable de n'être pas une bonne ménagère.
Alors c'est vrai le jardin est, par endroit, en friche, j'm'en fiche, je lis.
Alors c'est vrai avec Gilles nous tentons d'encadrer nos enfants tout en les écoutant. Nous tentons de les guider tout en valorisant leurs choix. Nous tentons de les soutenir où qu'ils aillent, quoiqu'ils fassent, quoi qu'ils deviennent. Même si je serais plus que désolée si l'un d'entre eux choisissait de devenir curé!
Mon paradis serai qu'ils soient heureux.
Et le défi est que je ne sais rien... Que la vie bouge. Que rien n'est jamais acquis, figé, dans le positif, dans le négatif. Que l'on peut tomber. Que l'on peut rebondir.
Ces derniers temps sont... Agités. Victor peine dans son apprentissage. Sans doute que cela était trop tôt pour le monde du travail.... 
Arthur, le moral en dent de scie, navigue à vue entre une formation au rabais, une colocataire qui n'est pas devenue une petite amie, un stage très décevant, un logement a retrouver...
Heureusement, Clovis qui a réussi a terminer sans faire de vagues sa 5éme, a même réussi à se lever seul, à ne pas rater le car, à ne pas perdre sa carte de car/cantine/de sortie tout au long du mois de juin, passe en 4éme, est en vacances... 
Suzanne qui n'a pas pu aller à Paris avec l'école, classe transplantée annulée, est quand même partie avec sa classe de manière moins "exotique" en Loir et Cher, au Festival des jardins de Chaumont et au zoo de Beauval.
Gilles, lui, s’apprête à fêter dignement, après avoir résisté à l'envie de remplir le cagnotte de départ de poivre, ou de boutons, le départ d'une des... Empêcheuse de travailler sereinement.
Et puis Simon va mieux. il raconte avec humour de son nouveau travail. Il est fier de l'avoir appris si vite. Se plait à faire du bon travail.
Mon utopie serai qu'ils soient heureux, détendus, souriants... Que je sois détendue, souriante, assurée que tout est bien... Mais je sais...
Je sais que je ne peux pas tout. Que je ne peux pas grand chose...
Que le paradis n'est pas une entité cohérente en temps, en espace...  Le paradis c'est le sourire de l'un, l'histoire drôle de l'autre, un câlin, un morceau de musique, un texte, une photo, une peinture partagée... Le paradis c'est l'amour qui nous unis.
Et puis aussi... Le paradis c'est que submergée de travail depuis... des semaines... 
Je suis bientôt en vacances.

mercredi 9 avril 2014

L comme linge.

Des draps entortillés autour des pieds, l'édredon de plume relégué au bout lit...
Rideaux, roses, rouges, oranges.
Dessous, coordonnés, vêtements du jour accessibles sans déranger le matin depuis que Suzanne a sa chambre: petite robe, collants, T-shirt à manches longues noirs, rouge, ou beige... Ou orange.
Tas de vêtements, sales ou pas, devant la salle de bain...
Serviettes de bains en bouchon. Et torchons de vaisselle au salon.
Petite culotte, rose, pyjama de fille et chaussettes de gars, puantes, sur le fauteuil...
Poils de chat, collés, sur le plaid du canapé!
Linge à raccommoder plié sur la fenêtre.
Piles (oui, avec un s!) de linge propre à trier: caleçons multicolores aux tailles impossibles à déterminer, à qui les attribuer? 
Chaussettes... Chaussettes... Chaussettes... Chaussettes... Dont un bon nombre esseulées...
Et sur le palier, panier de linge à ranger, et sur le dossier du divan un sweat flashy, et dans un coin un manteau de travail, humide, abandonné...
Du coté du porte manteau: des gants de motos, des foulards divers et variés, l'écharpe scintillante d'un ex petite amie, un Kway percé.
Et aussi, dans la voiture (si, si!), d’autres gants, un t-shirt (?), d'autres chaussettes (peut-être une part des binômes?), des chiffons...
Et sur le chantier, intégré maintenant à la maison, un bleu poussiéreux, des chiffons odorants, et collants.
Linge de maison ou maison de linge?
Et pourtant je lutte pour ne pas être débordée...