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samedi 21 janvier 2023

Quand Agora passe la soirée en pyjama.

En sortant de l'école je n'ai pas pris le chemin de la maison, pas tout de suite... 

J'ai pris la route pour la médiathèque où se préparait l’événement du moment: la nuit de la lecture, sur le thème de la peur.

Au milieu de l'effervescence qui régnait dans tous les coins, tous les bénévoles sur le pont, le chat Agora (à moins que ce fût une chatte?), se la coulait douce...

(Il/elle s'appelle Agora, du nom de la médiathèque (Agora Braye) parce que c'est un(e) chat(te) qui squatte les lieux (personne ne sait s'il/elle a des maîtres))

J'ai affiché les dessins des ULIS dans l'espace expo, au milieu d’œuvres diverses, j'ai papoté avec l'un des artistes, avec une ancienne maman d'élèves ("Depuis que tu es partie ce n'est plus pareil. Avant on se sentait à l'école comme à la maison") puis je suis rentrée.

Pour trouver le poêle en panne, encore (quand c'est pas la voiture c'est le lave linge, quand ce n'est pas le lave linge c'est le poêle, quand...). Le réservoir à pellets est plein et il indique "pas de pellets". Avec Gilles nous nous agaçons pour tenter de lui faire entendre raison (que c'est con un poêle!). Nous ne réussissons qu'à enfumer la maison. Je fais une recherche sur le grand internet (et dans mes souvenirs, c'est déjà arrivé... (Que c'est con un poêle!)) et... J'arrive à rendre raison au poêle en lui titillant la sonde (un bidule qui dépasse derrière (il faut que je note, pour le jour où ce con de poêle perdra de nouveau tout sens commun (se grippe de la sonde) (cela arrivera de nouveau, c'est certain) (Gilles est furieux: nous nous sommes fait avoir, encore. Le plombier abruti, le mécano escroc (celui qui s'est occupé de la Dacia), le chauffagiste incompétent (pour le moins))).

Le poêle se remet à chauffer (il a du boulot, plus de 12 heures de chauffe à rattraper!), je me mets en pyjama et nous partons.

 
Pour la médiathèque où Gilles me dépose avant de filer chercher Suzanne au lieu de rendez-vous du covoiturage.

 
18h50, Émilie donne les dernières consignes, les raconteurs d'histoires se mettent en place...

 
Le noir et le silence se font.

 
19 heures: ouverture des portes et entrée de familles empyjamatées.

 
Les lampes, diverses et variées fouillent les recoins à la recherche des symboles du jeu de piste, des spots d'histoires...

 
Des parents (surtout des papas) s’agglutinent et papotent au milieu des allers retours des petits et grands...

Certains me reconnaissent, une ancienne élève vient timidement me saluer, son frère me déclare solennellement: "Nous avons grandi!" (en effet!).

Je papote avec les uns, les autres. Une maman m'affirme qu'elle est très heureuse de m'avoir revue...

 
C'est alors que Gilles et Suzanne arrivent. Et essaient de faire peur à Colette (elle fait partie des bénévoles et est chargée, avec Jérémie, de l'accueil). Je leur montre, puisqu'ils ne viendront pas au vernissage, l'expo, et nous filons, laissant la soirée se dérouler sans nous (courts métrages, popcorn et boissons en happy end).
 
Quand nous arrivons Arthur qui a préparé le repas, fait peur à Suzanne.

Et... Douche, repas... Et dodo!
(C'est moi ou cette semaine a été particulièrement intense?) 

mercredi 22 janvier 2020

A cheval sur...

Fin de semaine à organiser la suivante...
La classe se fera sans moi mardi.
Et sans moi vendredi. J'espère, encore, ne pas être en minorité.
Mais avant d'en arriver là, laissant Gilles, épuisé, dormir ("réfléchir" dirait-il) sur le canapé, Suzanne et moi sommes allées passer la soirée à la médiathèque pour la nuit de la lecture.
Les chaises se sont remplies, les professeurs des écoles de musique de l'agglo se sont installés.
Emilie s'est perchée devant son chevalet.
Et ils ont "dialogué.
C'était très chouette! 
Le public, varié, petits, grands, plus vieux, a prit beaucoup de plaisir à suivre l'histoire et les aventures de Peer Gynt.
Puis est arrivé le temps du jeu. Et Suzanne, après m'avoir donné un coup de main, était ravie que j'ai gagné 20€ de livres en bon cadeau en participant au quizz littéraire. 
Nous sommes rentrées tard. Mais pas assez tard, visiblement, pour que quelqu'un, à la maison (il ne restait plus que Gilles et Clovis, Victor et Emma étaient de sortie romantique: 4 ans qu'ils sont ensemble) n'ait pris en charge la préparation du repas... Voilà.
Le reste du week-end a été à l'avenant.
Lessives, repas. Et repos (on a, un temps, envisagé d'aller au ciné mais rien ne nous a tenté).
Lundi, au bureau, j'ai, comme d'habitude, commencé des trucs que j'ai terminé plus tard, bien plus tard, quand j'ai eu réglé toutes les tâches intermédiaires et plus urgentes qui se sont ajoutées à liste.
Moui.
Puis je suis rentrée, rapidement lavée (lessive lancée: le chat d'Arthur, visiblement mécontent que son maître ne soit toujours pas rentré, a fait pipi et caca sur notre lit!!! Eurk!), j'ai, aussi rapidement mangé, j'ai demandé, en enfilant mes chaussures, mon manteau, mon écharpe, mes gants, à Clovis comment c'était déroulée sa première E3C (par la même occasion je lui ai demandé la signification de l'acronyme: il ne savait pas) et j'ai filé au club photo. Où nous avons mangé  la galette entre des photos de vis et des clichés de reflets divers et variés.
Quand je suis rentrée Gilles était couché. Couché!!! Avant moi?
Il va neiger?
Mardi j'ai pu, c'est rare, emmener Clovis au lycée où il passait sa seconde Épreuve Commune de Contrôle Continu (E3C: quand je ne sais pas je cherche. Clovis: "Moi je m'en fout de savoir ce que ça veut dire". Les profs: "C'est du grand n'importe quoi! Du bricolage, de l'enfumage, du démontage de service public..."), et Suzanne au collège. Parce que c'était sur ma route, et dans le bon créneau horaire, pour cette "escapade" hors de la classe.
Hors la classe mais en plein dans sa réalité.
Ce mardi j'ai participé à un stage (Inespéré en ces temps de disette au niveau de la formation) intitulé "Gérer les conflits".
Arrivée avec une petite demie heure d'avance (c'était calculé, je savais, en voyant le ciel au long de la route que je pourrai "exploiter" cette avance pour faire des photos dans le parc de l’Évêché tout proche. Je n'étais pas la seule...) j'ai pu profiter du lever de soleil sur la Loire et derrière Jeanne d'Arc.
J'ai ensuite rejoint une petite dizaine de collègues (une fois que j'ai trouvé la salle où se déroulait la formation) et trois intervenantes pour une matinée de théorie forte intéressante et une après midi de "mise en situation" où je me suis rendue compte que j'utilisais déjà les bons "trucs" lors des situations de crise que je rencontre.
Et vous savez quoi?
Cette formation aura une suite!
Une seconde journée sur le harcèlement.
Dommage, oui, dommage, que ces formation ne touchent que si peu de collègues (et pourtant elles ont doublé les dates tellement il y a eu de demandes (Tu m'étonnes!)).

jeudi 16 janvier 2020

Aë, aïe, aïe! Ouille!

Mais heu... 
Ce n'est plus la pleine lune pourtant!
Mais les planètes doivent nous jouer des tours...
Vendredi Gilles s'est brûlé, au boulot, en nettoyant les friteuses (avec l'eau de nettoyage, pas avec l'huile). Il l'a signalé "Oh, mais il faut faire attention M Allet!", mais il n'a pas été chez le toubib (il n'y a même pas pensé, je crois).
Du coup il vient se coucher, à pas d'heure, comme d'hab, en gémissant (parce qu'il vient de mettre de la crème et ça fait maaaalllll!!!), ce qui me réveille, puis s'endort. Sans remords. Contrairement à moi (qui ne me rendors pas. Sans remords non plus pourtant).
Depuis dimanche Suzanne, pale comme de la craie (et, semble t-il, aussi friable), a la nausée, mal à la gorge, dans le cou, à la tête (Alouette!). J'ai dû quitter mon bureau et mes comptes rendus urgents pour aller la chercher au collège lundi matin.
Il faisait nuit noire quand j'ai déposé les dossiers d'orientation (avec les comptes rendus dedans) dans la boite aux lettres de ma supérieure.
Je venais de croiser Simon qui rentrait d'une journée de formation. Il était tout surpris de me croiser en ville... Il croyait que j'allais au magasin bio "Pour acheter des trucs qui feraient râler les frères".
M'enfin!
Mardi j'ai conduit Clovis, trop épuisé pour se lever à temps pour le bus, jusqu'au lycée. 
En classe mes élèves n'étaient pas dedans (à moins que ce soit moi?).
Puis je me dépêchée de rentrer pour attraper Suzanne toussante et gémissante pour aller chez le toubib. 
Nous avons fait un crochet pour bisouiller les manifestants connus qui se rassemblaient pour une manif aux flambeaux. Suzanne y a gagné une lanterne (avec laquelle elle a bien failli mettre le feu à la table de cuisine autour de laquelle Simon et Cynthia nous avaient rejoint).
En  rentrant, avec un diagnostique de laryngite et avec le constat que si Suzanne n'a pas pris un gramme (depuis septembre), elle a bien grandi, nous avons trouvé la maison presque pleine.
Victor a raconté son test pour le permis moto. Il jubilait.
Simon a relevé l'ironie (involontaire?) du discours du grand chef qui se félicitait que beaucoup soient venus à la cérémonie de vœux. 
Auquel ils avaient été expressément convoqués.
Gilles a montré sa main et s'est fait plaindre.
Les chiens, entre autres, m'ont agacée. J'ai pris un coup de sang.
Je me suis couchée avec la migraine. Je me suis réveillé de même.
Avec Clovis nous avons poursuivi, et rattrapé, le bus pour le lycée. La migraine était là derrière l’œil droit.
Je suis rentrée à la maison, mercredi oblige mais pas pour longtemps. Elle était toujours là.
J'ai ouvert les volets, pris une ou deux photos (ça valait le coup!). Elle était toujours présente.
J'ai ouvert aux poules, sorti les poubelles, pris une ou deux photos. Elle ne m'avait toujours pas quittée.
J'ai pris la voiture et la route, pour une heure, jusqu'à l'école d'un village au bord de la Loire, pour une réunion avec des collègues. J'ai fait quelques arrêts photo. La migraine en arrière plan.
Je suis arrivée la première.
J'ai profité de cette pause, puis de la réunion, entre optimisme, on arrive à bien faire malgré tout, et désespérance, ce qu'ils font de l'éducation nationale est affreux, navrant, écœurant...
La migraine s'est doucement éloignée.
Je suis rentrée en traversant la Beauce, par les petites routes.
Je n'ai pas pris de photos, le ciel était bas, gris et les villages couverts de boue. Au sens propre (ah! ah! ah!), les routes les trottoirs, les panneaux "nappés" de gadoue.
Dans ces coins là on cherche les arbres...
J'ai rejoins la ville, j'ai fait le plein de la voiture (Aïe, Encore!) et je suis rentrée.
J'ai fait à manger, je me suis reposée, un peu, j'ai bricolé l'organisation d'un truc important et...
J'ai filé à l'atelier d'écriture, en retard, pendant que Gilles allait faire les courses.
Il a mis du temps à rentrer.
Parce qu'il a fini par comprendre qu'il devait se soigner, protéger sa blessure, alors il a été à la pharmacie. Où il s'est fait plaindre, où il a rencontré, M Machin, Mme Bidule, qui lui ont parlé de l'accident de Colette. 
Ah, oui, vous ai-je dit que maman s'était fait emboutir sa voiture, il y a une dizaine de jours, en s'arrêtant au passage piétons de la pharmacie?... 
Et sinon...
Je suis convoquée à une journée (une journée!!!! Très lointain est le temps où l'on partait pour un mois...) de stage sur "La gestion des situations de crise". 
Stage pour lequel j'avais postulé sans espoir de l'obtenir (pessimiste je suis!) et qui pourrait (pessimiste je reste) ne pas avoir lieu faute de remplaçant à envoyer dans ma classe (nombre de "formations" ont été annulées pour satisfaire une promesse faite par le ministre, sans concertation, à moyen égal, de donner aux directeurs un peu plus de temps de décharge. les remplaçants sont "redéployés"...).
Donc, je suis convoquée à une journée de stage, que j'ai demandé, et alors que je n'avais pas obtenu ce genre de "privilège" (stage demandé/obtenu) depuis des années, justement le jour où je reçois l'illustrateur dans ma classe...

samedi 4 janvier 2020

Année 2 .0, le commencement.

On sent que les vacances se terminent. On parle de leçons (Il les fait, je l'espère...).
J'ai fait un tour à l'école.
Avec Arthur, Coralie et Suzanne, nous sommes allés à la médiathèque (mince, encore fermée), nous avons bu un café dans la caravane de Jeanne.
Je me suis réveillée en sursaut à 4 heures du matin: Gilles avait oublié de me dire que Victor et Emma étaient rentrés en venant se coucher.
Après des jours de beurk et de boue le soleil a illuminé les herbes ornées de gouttes.
Mais les chiens, seulement Bernie et Leïla, sont repassés derrière et ont "joué" avec Chaussette. Je suis, heureusement, arrivée à temps. Ils sont retournés illico dans l'ancienne piscine et...
Du coup j'ai terminé la matinée au jardin, clôture électrique autour du potager (qui sert d'accès aux chiens pour entrer dans le poulailler) installée avec Arthur, puis un peu de taille.

Avec une interruption notable pour aller, avec Arthur, Coralie et Suzanne, chercher les 6 nouvelles pondeuses.
Elles se sont installées vite fait et l'une d'entre elles, une brune, à pris le commandement du bataillon. Pauvre Chaussette...
Bref! Pendant que les poules adoptaient leur territoire et que Gilles ramassait la terre (ex gadoue) sur la terrasse et les trottoirs, les gosses sont monter dans notre chambre faire une descente dans leur histoire et...
...sont tombés de quelques pépites!
Après la sieste j'ai posé les baguettes de finissions et les derniers joints dans les toilettes. 
Puis, la question "rose" ou "orange" (couleurs à notre disposition) tranchée,...
...Arthur a passé la première couche sur la porte (coté extérieur, l'autre sera blanc).
Comme ça quand on nous demandera où se trouvent les toilettes nous pourrons répondre: "derrière la porte orange".
Clovis a soupiré: "Mais pourquoi? Blanc c'est bien!"
Et ajoute, pour Gilles: "Il ne faut pas laisser Anne peindre, elle a des goûts bizarre."

jeudi 14 novembre 2019

Xanthophobie. nom féminin.

Désigne la phobie, la peur irraisonnée de la couleur jaune. 
(vous allez voir comment, rusée, je vous colle ce mot barbare pour illustrer le X dans mon quotidien)
C'est mercredi mais j'ai décidé de ne pas faire les courses.
Ils n'aiment pas ma façon de faire les courses.
Voilà.
Alors j'ai fait des lessives, du rangement dans le cellier, j'ai nettoyé la baie vitrée (Bernie adore y coller les pattes et quand il y a du soleil (ou pas de soleil aussi, en fait) ça fait vraiment cracra).
Je suis allée à la pharmacie (ma vie est palpitante!), j'ai été chercher du bois, j'ai vidé les toilettes sèches, le bac de déchets verts, sorti la poubelle (j'ai oublié qu'il y aurai un jour de décalage à cause du 11 férié).
J'ai fait à manger, fait la liste des courses, débarrassé le lave vaisselle...
Nous avons mangé, j'ai essayé de me reposer un peu. 
Je travaillais sur l'ordi, pendant que Suzanne regardait "Burlesque" (elle connait toutes les chansons par cœur à force de le regarder), Gilles partait faire les courses, quand j'ai reçu un SMS. Un SMS très gentil qui demandait si j'avais changé l'heure de l'atelier.
L'atelier d'écriture!!!
J'étais persuadée qu'il était programmé pour la semaine prochaine!!
Ni une, ni deux, j'ai sauté dans la voiture et j'ai rejoint la médiathèque où les filles m'attendaient (la honte!!!). Heureusement j'avais un exercice tout prêt à leur proposer pour le mois prochain. Mais je n'avais pas écrit sur la consigne donnée...
Qui était: jaune.
(Z'avez vu le tour de passe passe?)
(Et sinon si vous voyez le fantôme de Gilles derrière le reflet de la cuisine dans la baie vitrée c'est qu'il a trouvé que mon nettoyage n'était pas... Voilà!)