Pas un bruit, pas une vague (bon, aussi plus de services publics (justement!!!), plus d'école, pas de toubib, pas d'étrangers (pas de culture non plus (et, vous m'avez comprise, je ne parle pas du colza)), pas de délinquance (à part sur BFM), loin, très loin de l'Ukraine (mais avec ce virusdontonnepronocepaslenom (moins de 1/1000))...
Voilà... Comment? Pourquoi? Je suis, nous sommes, écœurés, navrés de ce monde pour nos enfants, pour Bastien...
Ceci dit, le constat étant fait, je passe à plus léger, ce sont les questions du Dr Caso:
- Quel est le plat que vous cuisinez le plus souvent?
J'aime les plats uniques (au grand désespoir de Gilles qui est déstabilisé sans entrée/plat/fromage/dessert), j'aime encore plus quand je peux laisser mijoter, quand tout est prêt à l'avance. Alors spaghettis Bolognaises, tourtes au roquefort, tartes chèvre épinards ou aux poireaux (là c'est Clovis qui se désole, il n'aime pas les tartes/tourtes: il y a de la pâte (Heu, oui!)), rizotto, carbonade (ça fait longtemps que j'en ai fait!!!), blanquette de veau (Suzanne n'aime pas cette viande!), tacos (unanimité pour les gosses, s'il y a tout ce qu'il faut à mettre dedans).
- À quand remonte la dernière fois que vous avez ri au point de ressentir des douleurs à l’estomac ou des larmes dans vos yeux?
Heu... Sans doute...
C'est terrible, je ne m'en rappelle pas! Mais je pense que c'est à une blague de Suzanne qui avait "emporté" toute la tablée.
- Quelle.s odeur.s détestez-vous?
Le parfum (ou déo?) qui entoure, et poursuit, certaines personnes, comme si elles voulaient laisser leur empreinte dans l'air à leur passage.
L'odeur de l'eau de javel, celle qui flotte dans l'air de la commune où je travaille désormais, le goudron (une usine fabrique des rouleaux de "papier" goudronné pour faire l'étanchéité des toits terrasses (on en trouve dans tous leurs jardins, étalés pour faire des allées sans "mauvaises" herbes)), l'odeur qui s'élève parfois de mon petit élève (qui souffre d'encoprésie quand il est stressé (je fais tout pour qu'il soit dans une ambiance cool)).
- Vous êtes-vous déjà réveillé.e à côté d’un.e inconnu.e dans votre lit?
Non pas dans mon lit. Mais dans la même pièce.
Lors des petites randos, avec mes élèves de CM1, nous avons dormi, en dortoir, dans des salles des fêtes, élèves, parents accompagnateurs et moi. 30, à la louche. J'ai très mal dormi.
- Quelles sont trois choses/personnes qui vous rendent heureuse ou heureux?
Ils sont bien plus de trois à me rendre heureuse!
Alors les trois choses qui me rendent heureuse?
La lecture, mon lit, l'écriture.
Et puis... la marche, la photo et mon boulot (surtout, c'est terrible, parce que je sais que je vais bientôt (le plus rapidement possible) pouvoir passer à autre chose).
Donc j'aime la lecture et ces jours-ci j'ai trouvé un grand réconfort (après l'annonce des résultats et pendant que j'usais le siège d'une salle d'attente pendant que Clovis passait une échographie (nous avons dû faire une heure de route pour avoir un rendez-vous qui ne soit pas pour dans un mois, ou deux)) auprès de Juliet et ses amis:
Babélio en dit:
« Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal... »
Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d'un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand : le « Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...
Fantasque, drôle, tendre et incroyablement attachant... Bienvenue dans Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates !
Et moi que j'ai adoré! J'ai été déçue quand j'ai refermé le livre sur la 300éme page. J'aurai aimé rester encore avec ses personnages attachants qui racontaient avec beaucoup d'humanité et d'humour de biens difficiles moments.
(C'est le 18 livre de ceux que m'ont offert mes collègues lors de mon départ. Le 17éme, "Sur les chemins noirs" de Sylvain Tesson, m'a à la fois inspirée et déçue.)

