dimanche 19 juillet 2026

52/2026: "gros orteil"

orteil

  1. Doigt de pied.
    • Le gros orteil
      le pouce du pied.

Bon, ça a pas mal maugréé...
Quelle idée ce thème pour cette 29éme semaine du défi!
(J'espère que Bleck aura quelque chose à proposer!)(Pour chaque participant/participante vous cliquez sur le pseudo et vous atterrissez chez eux/elles...)
Moi j'ai.
Je n'ai jamais aimé, su faire, les selfies, ce sont mes pieds, dans mon champ de vision, qui ont la vedette.
Et...
Pour ce qui est de l'anecdote je vais remonter 28 ans en arrière:
Je mettais au monde Victor et l'anesthésiste avait posé une péridurale.
Qui ne fonctionnait que d'un coté, me paralysant à droite, me laissant déguster (puisque je ne pouvais plus me mettre au mieux) à gauche.
J'en informe le gus qui s'étonne.
Et, ne me croyant pas, et sans prévenir (j'étais concentrée sur quelque contraction qui me traversait (à gauche)) m'a piqué le gros orteil (gauche) pour tester (une femme, ça affabule, ça chouine pour un oui ou pour un non, c'est réputé menteuse, c'est...).
Que j'ai moyennement apprécié est un euphémisme...
J'ai crié. 
(Gros orteil ayant réceptionné un bocal de légumes, il a fallu plus d'un an pour les stigmates de ce coup disparaissent)
C'est d'ailleurs la seule fois où j'ai crié en accouchant. Pourtant les accouchements suivants je les ai vécu naturellement, sans péri (trop bien! un quart d'heure après je trottais comme un lapin).
Sandrine aussi (par mail), a quelques exemples:
Ce modeste organe apparait parfois dans ma galerie de clichés… mais cela ne m’inspire guère plus.
Tiens! Un peu dans le même style que ce que je propose, Gilsoub nous conte...
...les aventures de Grozorteil.
Chez Tanette c'est une histoire de remise dans l'axe...
...et de chaussette à doigts auquel nous avons droit.
Idem pour Agdel, après la photo d'une mignonnerie trompeuse.
Avec une vis en sus!
Heureusement qu'elle a trouvé chaussure à son pied (en effet, elles sont pas mal du tout, ces sandales de marche!).
Hey! Joli tour de force de Délia qui partant du gros orteil passe par le nez et le menton pour en arriver à la place des Horteils!
Autre lieu, autre ambiance, et un beau saut dans le temps, pour Fabie...
 qui mène l'enquête: pourquoi est-ce que c'est toujours son orteil droit qui prenait?
C'est de saison! Celle des sandales. Mais c'est en toute discrétion que Bismarck nous montre son gros orteil.
Monsieur Fraises, de son coté contourne, habilement, les orteils...
...pour nous faire vivre de vrais moments, du vrai Marseille, avec des vrais marseillais...
...les pieds bien tanqués dans la plage!
Dans la même veine, les pieds ne sont pas loin, ils se balancent, on le sent, les orteils à l'air, je dénonce Petit Louis (si j'ai envie!)!
Et zou! Doigts de pieds en éventail, Feuille d'Acanthe glisse sur son l'halgus valgus (le troisième de la série) pour nous donner de bons conseils: pas de honte à avoir un appareil dentaire, des chaussures orthopédiques, et grand soulagement à aller chez le podologue!

Voilà, voilà...
Nous avons travaillé d'arrache pied et... Il manque du monde...
La semaine prochaine sera brutale!

samedi 18 juillet 2026

De revers (de fortune) en déveines...

Depuis quelques mois je travaille (changement de mutuelle, résiliation d'assurance et autres abonnements obsolètes) à améliorer notre compte en banque et je me prenais à rêver de voyages, d'escapades (oui, avec des s, pourquoi pas?).
Le déménagement de Suzanne avait quelque peu contrarié cette évolution favorable (et l'acheteur de la Deuche, venu deux fois déjà, n'a pas franchi le pas).
Et, alors que j'étais au volant, la voiture a demandé la vidange (grrrr), puis la clef (et ma couronne) s'est cassée (les frais éléphantesque pour ce bidule, nous ont arrêté. Nous utilisons désormais la serrure, à l'ancienne) (j'ai fait recoller la dent), la batterie a rendu l'âme (et il faut, parait-il une batterie particulière. Mais ça marche aussi avec une basique (vous devinez laquelle j'ai demandé)) et le garagiste a écrit en gros, et en gras, sur la facture, que les pneus avant étaient à changer...
Et, hier, en allant chercher Suzanne le voyant "pneu à plat" et le message "perte de pression à l'arrière gauche" se sont allumés et la direction est devenue... Aléatoire. Pour bien faire j'étais dans une descente, sinueuse et sans bas coté (de beaux fossés plutôt).
Ok... J'ai ralenti et suis descendue jusqu'à trouver un stationnement sécurisé.
Et j'ai appelé de gros bras à la rescousse (même pas, sur ce coup là, je tente, je connais mes limites physiques).
Une vis était plantée dans la bande de roulement (ça se répare!), mais ayant roulé quelques centaines de mètres le pneu est...
..."foutu" a dit Arthur.
Rahhh... 4 pneus à changer, n'est ce pas?
(j'ai économisé un dépannage grâce aux compétences et à la force d'Arthur)
(mais il faut que je m'y colle: trouver 4 pneus (en promo si possible))
Plus tard dans l'après midi (et sans aucun rapport avec le titre), Gilles "œil de lynx" a pilé avant de ratatiner dame couleuvre qui avait décidé de traverser (et semblait, vu le mal que cela lui donnait, le regretter).
Dans la nuit, quand il a ramené Suzanne (je soignais ma migraine au fond du lit), c'est un bébé hérisson qui a eu la vie sauve (et a eu droit à un repas, Suzanne lui donnant des croquettes pour chat).
Nous arrivons à ce matin.
Où, malgré les semi échecs des ateliers précédents (deux personnes, puis une, puis..., puis une) j'animais l'atelier d'écriture à la médiathèque. La dame (Alice qui, en vrai, ne s'appelle pas Alice) qui était là le mois dernier n'est pas venue (alors que nous avions commencé quelque chose) et j'ai fait connaissance d'Aglaé (délicieuse jeune femme... à barbe). Nous avons attendu Alice, un peu, puis, alors que je recevais un message de Gilles, photo à l'appui, Aglaé a pondu quatre pages (très bien ficelées).
Plutôt que de la regarder écrire les bras croisés je me suis fendue, de mon coté, de ma version du thème "héros/héroïnes:

Le voisin ne va pas bien
Les secours sont en train
Véhicule écarlate, rutilant
Croise l'auto klaxonnant 
D'un écart il se range
Et, du talus en moins 
Le fossé se mange
Des renforts viennent en nombre
Et les badauds encombrent
Tant de bruit
Tant d'énergie
En ce lieu reculé
Que les péquins du coin
en sont bouche bée
(Même le maire s'est déplacé
Pour les héros au fossé) 

Et, vous savez quoi? Ce n'est pas charitable pour le voisin, ni pour les pompiers, mais c'est rassurant.
Je finissais par croire que la scoumoune m'était attachée (puisque rien n'arrive de coûteux quand c'est Gilles qui conduit)...

vendredi 17 juillet 2026

Il y a cette histoire qui me trotte dans la tête...

Blogger, l'hébergeur de ce blog, a parfois des bugs bizarres.
De temps en temps il décide que tel ou tel commentaire, là depuis des semaines parfois, est un spam. 
Et le classe sans me prévenir. 
Le sachant je vais vérifier de temps en temps.
Et je "déspam" (depuis que j'ai le blog je n'ai réellement eu que trois ou quatre vrais spams, et un seul commentaire désobligeant/insultant (que j'ai fait sauter sans scrupule (je suis chez moi, que diable!))). 
Ce matin les deux commentaires spamés étaient de Bleck (dans "C'est celui qui le dit qui l'est").
Et ils étaient en rapport avec un truc qui m'a trotté dans la tête (qui est comme blogger, parfois, extrayant une idée, une réflexion, au hasard (?) de mes souvenirs, dans mon cerveau en roue libre, et l'examinant, la tournant, retournant, la décortiquant, la démontant, la mettant à distance tout en la digérant) lors de mon escapade matinale, hier matin (5 km seulement, cela ne rentre pas dans mes 60 randos (objectifs qui sera sans doute difficile à tenir, il y a les jours où il fait trop chaud, il y a ceux où il pleut, il y a ceux...)):
La charge mentale et le statut qu'elle "assure" à celle qui l'assume.
C'est cette histoire de statut qui bloque.
J'ai tenté d'expliquer que mon "statut" (mon cerveau "poétique" ressort l'image de cette statue, dans une rue de Saragosse de femme/mère écrasée sous la charge du foyer) n'était en rien assuré par mon rôle organisationnel et d'anticipation.
statut
  1. 1.
    Ensemble de textes qui règlent la situation (d'une personne, d'un groupe).
  2. 2Situation de fait dans la société, position.
  3. 3Suite d'articles définissant une association, une société, et réglant son fonctionnement.
  4. 4Court message sur un réseau social.
Si j'ai bien compris Bleck, assumer la charge mentale assurerai ma position dans la famille, dans la société.
Dans la société mon statut est loin d'être le pire (femme blanche, en bonne santé, ayant famille (enfants désirés), logement assuré et revenu régulier) mais aussi loin d'être à l'équilibre (le patriarcat est loin d'être mort, il a des sursauts mortifères, il corsette les hommes et les femmes dans des rôles caricatures, des injonctions liberticides, il blesse et tue (et pas seulement les femmes))...
Dans ma famille mon statut, ma position, n'a pas être assurée, défendue, je suis Anne, épouse, mère, grand mère, fille, sœur, amie, copine.
J'aime et j'ai épousé Gilles.
Nous avons désiré et eu 5 enfants.
Deux d'entre eux en ont eu à leur tour.
Ce sont des faits, des réalités que je n'ai pas à défendre.
Il n'y a pas (et il n'y aura jamais) de podium familial. 
Notre dynamique tient plus de la murmuration, nul besoin de chef d'orchestre.
Et si j'assume une bonne dose de charge mentale c'est par flemmardise, et par besoin de sérénité.
La vie est faites de tant d'aléas, de flottements, de trous d'air, de crocs en jambes que "régler" les choses maîtrisables, prévoir et se projeter (quand c'est possible) simplifie la vie, l'épure, un peu.
Si les choses sont à leur place, il est facile de les trouver, si les impondérables sont un minimum encadrés, ils sont mesurés. 
L'administratif (je déteste) en ligne, je peux passer à plus fun sans alarme, les menus calés l'ouverture du frigo n'est plus dépendante du "qu'est ce qu'on mange?", les plans tirés, les trajets anticipés, la météo consultée et le voyage peut s'effectuer en toute liberté (y compris celle de tout changer (parce que c'est prévu, de pouvoir))...
Je déteste quand ça cafouille, quand ça pendouille, quand ça bafouille.
(ce qui ne m'empêche pas d'être très "zen" en cas de crise (pas de panique en cas d'incident, d'accident, au boulot ou à la maison, c'est après que je réagis (généralement en faisant une "bonne" migraine)))
J'apprécie plus que tout profiter du paysage, de l'arc en ciel, pouvoir dormir tranquille, pourvoir me réveiller sans tension.
J'aime voir venir le temps, la vie, et ses aléas, en ayant le chemin dégagé.
Parce que rien n'est jamais sûr, que tout peut changer demain (ou tout à l'heure), je ne veux rien rater de chouette en perdant mon temps sur des riens (d'où, je pense, mon peu de tolérance à l'incompétence, aux crispations et aux tensions inutiles).
Du coup mon statut serait...
Celle de cette fille légère qui serait assise sur la charge du foyer.