dimanche 2 août 2026

52/2026: "Manitou"

 manitou

Le mot manitou désigne un esprit ou une force vitale chez certains peuples amérindiens, un personnage très puissant au sens figuré, ou encore un chariot élévateur de chantier
Esprit et religion
  • Force spirituelle : Dans la mythologie des peuples algonquiens et d'autres tribus d'Amérique du Nord, c'est un esprit ou une force de la nature qui réside en toute chose.
  • Grand Manitou : Nom donné par les Européens à l'être suprême ou au Grand Esprit créateur. 
Sens figuré (Familier)
  • Personne influente : Un chef, un dirigeant ou un "grand patron" qui détient beaucoup de pouvoir dans un milieu (par exemple : un grand manitou de l'industrie).
Matériel de chantier
  • Chariot élévateur : Par antonomase, nom donné couramment à un chariot élévateur tout-terrain, issu de la célèbre marque française.

Voilà, voilà...

Je suis curieuse de voir ce que vous avez trouvé pour illustrer ce mot (et, à l'heure où j'entame la rédaction de ce post, je ne sais toujours pas précisément ce que je vais vous proposer comme contribution) (Pour chaque participant/participante vous cliquez sur le pseudo et vous atterrissez chez eux/elles...)...

Alors... Je démarre avec Sandrine (par mail) :

Manitou : esprit du Bien chez certains peuples amérindiens; personnage qui détient de hauts pouvoirs :

Cela m'évoque immédiatement le souvenir de Andre Cognat, un jeune ouvrier Lyonnais parti dans les années 60 en Guyane : il y rencontre les Wayanas et, fasciné par leur lien avec la Nature, leur équilibre social, il s’intègre a leur communauté. Il sera a l’origine du Village d’Antecoume Pata, sur le Haut Maroni, devient leur chef coutumier. Il combattra pour sauvegarder leur identité, les préserver des maladies importées, puis les protéger de l’orpaillage illégal, l’alcoolisme, la perte des traditions...
Un autre « Manitou » en Guyane :
Plus récemment, Daniel Baur a enseigné à l’école primaire du village amérindien de 3 Palétuviers en Guyane sur l'Oyapock. Il a fait du jeu d’échecs un vecteur éducatif, une ouverture au monde, un moyen de lutter contre l’échec (!) scolaire et le nivellement par le bas. Ils sont allés en Mongolie, à Bruxelles, dans le bush australien pour des concours d’échecs.
On ne peut que relever, encourager les initiatives personnelles de certains hommes qui ont la foi et l’énergie pour combattre les conséquences de la « colonisation » du 21eme siècle de ce territoire français sous les tropiques.
Zou! Autre direction, radicalement, et c'est la machine, "qui manie tout" que nous présente Tanette, avec une jolie évocation de son père qui aurait apprécié l'aide de ce genre d'engin, à n'en pas douter!
Dans la même veine Bismarck a trouvé de quoi nous satisfaire sur le chantier, déjà connu, de la médiathèque de sa commune.
Nouveau virage et voilà que le grand Manitou c'est... Gilsoub en personne!
De son coté, peu inspirée, Fabie nous la joue rébus.
Et s'inquiète, les grands manitous de la médecine sont-ils correctement au chevet de son zhom?
Délia, elle, fait le tour des différentes définitions et s'arrête sur celle-ci, le manitou du jardin: Ti Lion!
Culture, histoire, et histoires,... 
...magnifiquement documentées...
...pour Agdel. Bel angle pour aborder le thème!
Illustrer le thème d'une photo? Pas toujours facile nous dit Feuille d'Acanthe!
Mais avant de nous parler de ses manitous, au travail, elle nous en propose une très réussi. Du manitou du western, rien de moins.


Et c'est à moi, maintenant, de m'y coller...
Ces derniers jours j'y réfléchissais: 
L'engin? 
Les belles, et bonnes (celles qui aident) mécaniques me laissent indifférente.
La personne influente?
Celles auxquelles je pense, qui possèdent le pouvoir, ne méritent, en aucun cas, d'être mises en avant. Hors sol, hors vie, ne pensant qu'aux leurs, qu'à leurs intérêts.
Reste la plus belle définition, celles des amérindiens, les peuples autochtones (Gilles en fut un, comme Gilsoub, l'espace d'une soirée, alors que nous étions jeunes et beaux): l'esprit, la force vitale qui nous entoure.
Cette force vitale, mise en danger par l'homme (les chevrettes ont mis bas, les brocards veillent et aboient (quand ils se rendent compte de ma présence), les faons jouent) (les cris des chasseurs, au loin, ne les ont pas dérangés)...
À laquelle je tente de me reconnecter, me relier, quand je marche au matin.
Hier matin (ce matin nous avons conduit Suzanne au travail puis sommes passés voir Simon qui souffre de coliques néphrétiques (Aïe, ouile, il douille!)) ce sont ces arbres plus âgés que moi, et qui veillent sur la campagne (et sur lesquels nous devons veiller, certains les verraient bien planches ou poutres, regrettent (les cons!) leur ombre portée sur les cultures (qui nourrissent des bêtes qui iront nourrir, sans doute, quelques viandards à l'autre bout de la terre)) qui me semblaient être un bon symbole du Manitou.
Oui, chênes, frênes, châtaigniers...
Et je suis tombée sur cette chicorée.
Tant de beauté, ce bleu, cette légèreté...
Oui, elle aussi fait partie du manitou.
Tout comme nous, parfois, quand nous arrivons à nous en souvenir...

Merci à tous, toutes, pour vos participations inventives!
Pour dimanche prochain il va falloir gratter... Avec urticaire!

jeudi 30 juillet 2026

Lunaire...

Il pleut.
Oui, ce matin il pleut.
Et c'est comme un soulagement, même si c'est trop tard, sans doute, pour certaines plantes, certains arbres.
Il s'agit, enfin, d'un temps mort, d'une respiration, plus de roucoulements, de caquetages, les oiseaux aussi font une pause..  
Et Suzanne est en repos (hier aussi) (mérité, le repos, sans être indiscret Suzanne ne prend pas autant de plaisir à aller travailler cette année, "l'assaisonnement" du job, copines, gestion du personnel, pourboires, n'est plus ce qu'elle espérait, avait apprécié, l'an dernier)
Hier nous avons gardé Apolline pour le dernier mercredi de l'année scolaire, elle effectue ses derniers jours chez nounou.
Hier nous avons tenté de trouver un réparateur pour les volets de Colette, mais, sans aucun doute il faut les remplacer complètement (ok, autre dossier à traiter).
Hier nous avons mangé dehors (malgré la chaleur), avec les nôtres (sauf Clovis et Coline, avec Arthur seulement en début de soirée, Clovis et Arthur travaillant), et Mane et Jenni, de passage, et Simon, Bastien, Jenifer et un ami, et Colette aussi (le mercredi, il ne faut pas désobéir aux habitudes, c'est le jour de Colette (celui où elle vient manger à la maison)).
Hier soir, la lune c'est levée, ronde et rouge...
Belle!!!
Mais, sans hurler face à elle, pleine lune, pour moi, c'est nuits creuses, trouées de réveils, de sursauts, de...
Cerveau sans repos.
Ok. Ce matin, malgré le manque de sommeil correct, la migraine (qui me tient depuis trois jours) m'a lâché la tête, il fait frais, rien n'est inscrit au programme, nous prenons un jour de repos (oui, voilà c'est décidé!).

mercredi 29 juillet 2026

Lectures

Dans la pochette "Feel good" de la médiathèque.

Chaque semaine, Tom et Louise se retrouvent dans un pub londonien dix minutes avant leur session de thérapie de couple. Le choix du pub n'a rien d'anodin : il offre une vue imprenable sur la porte de la thérapeute et leur permet d'observer et de commenter allègrement les allées et venues des autres patients.
Quarantenaires, mariés depuis des années, Tom et Louise pensaient leur couple stable et leur vie familiale sans vague... jusqu'à ce qu'un léger incident de parcours précipite le couple au bord de l'implosion. D'où leur décision de consulter, mais était-ce vraiment une bonne idée ?

Vu que c'est un "feel good" il est établi que la fin sera bonne. La couverture (son style) le dit aussi. Et la fin ne le dément pas.
La forme est originale: 10 chapitres, 10 pré rendez-vous, le sauvetage de ce mariage en 10 morceaux (le titre le dit, aussi!).
Ça se lit vite, c'est un peu daté (Brexit inside) mais c'est sympa (en fait très vite je me suis rappelée que je l'avais déjà lu (il y a longtemps), mais cela ne m'avais pas laissé de souvenirs impérissables (et cela n'en laissera pas plus, je crois). 




Pour la rentrée littéraire:
Après la mort de sa sœur jumelle, une jeune femme refuse le silence et l`impunité. L`homme mis en cause appartenait au même milieu qu`elle : celui des militants de la cause féministe, queer et décoloniale. Rien ne le désignait comme un bourreau. Alors, avec ses amies, elle décide d`agir. Elles traquent. Elles confrontent. Elles frappent. Mais ce geste ne s`arrête pas là. De la vengeance naît un mouvement artistique, politique, collectif - qui déborde ses propres origines et invente d`autres formes de justice, d`autres manières d`habiter le monde. Dans une langue vive, traversée d`oralité et d`éclats poétiques, Le Mouvement raconte une génération qui ne croit plus aux cadres existants et cherche, dans le risque et la création, une voie pour transformer la réalité.

J'ai été surprise et un peu dérangée, en lisant les premières pages, par l'écriture, hachée, le manque de nombre de majuscules (pourquoi celles là?). Mais le roman m'a emportée, je n'ai pas lâché l'affaire. Qui porte sur un milieu qui m'est étranger, et étrange, celui de la fête, de l'alcool, de la drogue, et encore plus précisément celui du milieu queer.  (Origine et évolution: Sens initial : Venu de l'anglais signifiant « étrange » ou « bizarre », il a longtemps été employé comme une insulte homophobe. Réappropriation : À la fin des années 1980 et au début des années 1990, des militants ont transformé cette injure en un étendard de fierté et de lutte. Usages et significations: Terme parapluie : Il regroupe l'ensemble des identités qui sortent de la norme sans avoir à lister toutes les catégories. Refus des cases : Il est choisi par des personnes qui jugent les étiquettes traditionnelles trop strictes ou limitatives. Théorie queer : En sciences humaines, ce courant de pensée analyse comment le genre et le désir sont construits par la société pour mieux les déconstruire.)
Il est aussi question, surtout (?), de deuil, de recherche d'identité, de violences systémiques...
Il y a des longueurs, des raccourcis, mais les personnages sont riches (et torturés?). Et, pour moi, le mouvement, qui donne son nom au roman, n'est pas assez creusé, précisé, explicité.

dimanche 26 juillet 2026

52/2026: "brutal"

brutal
Le mot brutal qualifie ce qui est violent, soudain ou qui manque de douceur.
Sens principaux
  • Violence et rudesse : Qui agit avec force ou dureté (ex. : un comportement brutal, un choc brutal).
  • Caractère soudain : Qui arrive d'un coup, sans prévenir (ex. : un arrêt brutal, un réveil brutal).
  • Côté animal : Qui vient des instincts de la brute, sans retenue (ex. : des appétits brutaux).
30éme semaine du défi où nous illustrons la brutalité (Pour chaque participant/participante vous cliquez sur le pseudo et vous atterrissez chez eux/elles...)...
Gilsoub, illico, nous propose la brutalité de sa Bretagne dans la bouche de Lino...
Heu... En effet, en effet!
Pour Virevolte la brutalité c'est celle de la reprise, douloureuse (mais jouissive) de la marche,...
...en Bretagne (aussi)! Première étape de ses vacances voyageuses...
Chez Fabie, c'est son fils qui a collé au thème, cette semaine!
Aïe!!!
C'était pas obligé, d'autant, qu'elle (aussi) avait une idée pour l'illustrer... 
Quant à Bleck, qui a changé d'adresse (est retourné où il fut déjà), la brutalité n'est pas tant dans le vocabulaire mais dans la situation. Littéralement sous le feu...
Brutal? Brutale nous dit Délia, cette "gouvernance" du monde par (et pour?) les politiques. Et elle a moults exemples à nous proposer, ne serait ce que pour cette semaine...
Pour Tanette, rien de plus brutal que ce qui arriva à sa fille (et à eux, par ricochet)!
Terrible!
Bismarck, elle, illustre l'affaire avec le résultat, pas piqué des hannetons, de la manœuvre brutale d'une dame qui a eu besoin d'aide pour se sortir de cette situation hasardeuse...
Voilà Feuille d'Acanthe, qui combat la brutalité des nouvelles, anxiogènes, en écoutant de la musique et en soutenant celles qui en ont besoin.
Agdel a fait un choix radicalement original et nous présente...
...de l'architecture avec le...
...brutalisme!

Oui...
Brutal? Brutaux, et brutales plutôt...
Ces derniers jours et leur lot de mauvaises nouvelles, de mauvais coups.
Les canicules et les incendies si imprévisibles, n'est ce pas?, et leur lot de catastrophes, de vies perdues, ou gâchées.
Samuel, le collègue et ami de Victor (et l'un de mes anciens élèves), avec qui il va au boulot à vélo et qui a été renversé à quelques centaines de mètres de chez lui. Par un qui a pris la fuite (et ne s'est rendu que plus tard, dans la soirée, avouant ne pas l'avoir vu. Il était sur son portable). 
Heureusement il a été retrouvé avant de se vider de son sang (sa compagne (une autre de mes anciennes élèves) a été prévenue par sa montre connectée, explosée, comme tout le reste de son matériel, casque, vélo, téléphone...). 
Et il a été héliporté à Tours où il a été pris en charge. De longues heures d'opération pour (tenter de?) sauver sa jambe. Il a deux vertèbres fracturées, un pneumothorax.
Heureusement il est jeune, et sportif (n'est ce pas?).
Voui... Et ce matin, au bout du jardin, une battue "administrative" est organisée.
Pour "réguler" le gibier, et réduire le nombre de "nuisibles" (P*t*i* de raisonnement à la c*n!) (qui crèvent tous de soif, en ce moment).
Pour être sûrs que les promeneurs (qui pourraient crier (ou risquer de prendre une balle)) ou autres automobilistes (qui risqueraient de klaxonner (ou de prendre un balle)) respectent leur chasse, ils barrent les routes, isolent un secteur entier du village. Seuls leur 15aine de véhicules (du C15 au pickup) passent, la meute hurle, ils crient et trompètent dès le lever du soleil.
Ils ne se replient dans leur local de chasse (une ancienne porcherie (qui va bien)) que leur cota atteint, à l'heure de l'apéro.
Et l'on se prend à rêver que leur brutalité, justifiée (de leur point de vue), ne serait qu'une survivance d'un ancien monde en train de disparaitre...
...mais le "nouveau monde" espéré est mort avant même d'avoir pu être conçu...
Les pompiers (et s'il n'y avait qu'eux!) se font gazer quand ils demandent plus de moyens...
...et... Ce n'est pas la faute des politiques!
Qui utilisent les crédits des canadairs pour acheter des chars de "maintient de l'ordre".
Qui augmentent, sans remords, leur émoluments, s'accrochent coûte que coûte (aux contribuables) à leurs avantages et diminuent les indemnités chômage, font payer un droit de passage pour aller devant les prudhommes, doublent le reste à charge pour les malades... 
Non...
Ni celle du patriarcat si ce toubib s'est permis le droit de cuissage sur ses collègues/subalternes, avec la complicité muette de quelques cadres (y compris des femmes)...
Et...
Et j'ajoute ici la participation de Sandrine, arrivée dimanche soir, après publication, par mail!
Brutal cet incendie qui ravage la Gironde, comme le sont tous les incendies .
Brutales ces évacuations.
Brutales les conséquences.
Brutales les conditions de travail des pompiers , qui donnent tout ce qu’ils peuvent.
La planète brule…
...prise de conscience brutale quand on est au pied du mur.

Je ne peux terminer autrement (Ouf!) qu'en vous offrant...
...la douceur des clichés de Virginie...
...en vacances avec ses filles chez leurs amis si chers!

Oui, ouf!
Tout cela pour, la semaine prochaine dégoter le manitou!