dimanche 17 mai 2026

En Mai fais ce qu'il te plait. Ou va où le vent te mène...

La semaine a été dense.
Hyper dense.
Pleine, comme la maison.
Vendredi soir Clovis et Coline sont venus compléter la compagnie.
Apolline a trouvé une nouvelle lectrice d'album, en sortant du bain, et une auditrice dévouée,  pendant traditionnel repas de Colette à la maison, le mercredi:
"Hey, Collette, tu sais...?"
Avec Victor et Emma, jeudi, puis vendredi, nous avons fait du ménage, des tours avec la remorque, à la déchèterie,...
...à la maison du Vau. Suzanne ayant opté pour la garde de petite fille.
Jeudi, Arthur est parti à Nancy, avec ses amis pour soutenir une copine pendant le championnat de France, il en est revenu vendredi.
Jeudi aussi, Simon est parti du coté de St Étienne avec ses amis de l'escalade. Ils ont eu de la neige. Ils ont pu grimper quand même. Il est revenu un poil fatigué, dimanche.
Comme la maison du Vau était bloquée ce dimanche, par un rallye (pour varier la plaisir, et les contraintes, c'est le triathlon qui va nous bloquer à la maison samedi et dimanche prochain)), Victor y a attaqué la tonte pendant qu'Emma et Suzanne faisaient des tours de manège avec Apolline, du coté de Tours.
Il voulait terminer avant la pluie, et il avait faim, il ne lui restait que 5 minutes de tonte pour y être.
Quand il s'est fait "croquer" trois doigts, en débourrant la machine, par la lame qui tournait encore malgré l'arrêt du moteur.
Nous allions quitter Colette quand il nous a appelé.
Gilles: 
"Pourquoi il n'appelle pas le 15?"
Parce que l'hôpital dont nous dépendons a laissé sortir Colette, après l'accident de voiture, avec une fracture des cervicales.
Gilles a géré la tondeuse, le camion de Simon, et j'ai pris la route avec Victor. Arrivés dans la Sarthe nous avons appelé le 15 qui nous a, logiquement, envoyé vers SOS main du Mans.
Où il a été pris en charge illico, et où il a été opéré dans la foulée.
J'ai patienté en lisant (j'ai terminé un roman et lu le suivant) et en observant le patient précédent repartant le bras en écharpe, et en blouse.
Le grand chirurgien, celui qui m'avait opérée en 2012, lui a dit qu'il avait eu énormément de chance: il n'ont jamais vu d'accident de tondeuse où tous les doigts étaient encore là...
Voui...
En Mai...
Nous retournons, voir le chirurgien, demain, lundi.
Mais, d'expérience, il est bon, Victor devrait récupérer toute la mobilité et les fonctionnalités de ses doigts.
N'est ce pas?
(j'attends la publication de "Fantaisie" sur les blogs des blogpotes pour le traditionnel 52/2026)

samedi 16 mai 2026

De la relativité de l'exotisme (5 éme, et dernière partie), le but ultime de l'affaire.

Cela fait cinq jours que je vous conte, épisode après épisode, notre séjour, bien rempli, en île de France.
Séjour que Gilles aurait bien réduit à son but ultime, celui qui lui donnait la motivation de quitter sa maison, son lit, ses habitudes:
Le cadeau offert lors de son départ à la retraite: un match de rugby au stade!
(Pourquoi tu as choisi cet horaire? Et un dimanche soir en plus! (comme si c'était moi qui choisissais les horaires, j'ai choisi, après lui avoir demandé confirmation, le Stade Rochelais. Et il y 10 jours j'ai eu les horaires (et je me suis félicitée d'avoir programmé deux jours, sur la réservation il était indiqué le 9 ou le 10 Mai) et pour ce qui est du dimanche... Quand on est à la retraite, le dimanche est un jour comme les autres (surtout pour Gilles))
Donc...
Au lieu de passer l'après midi à nous faire rincer dans le quartier de la Défense, nous sommes rentrés nous reposer quelques petites heures à Versailles, puis nous avons repris le train, refait la traversée de la gare souterraine pour émerger, une seconde fois, au pied de la grande arche. Puis en suivant les non indications nous avons trouvé l'Arena.
Nous avons patienté, un peu, puis nous nous sommes installés au bord du terrain.
Tout au bord.
Trop chouette!
Echauffement... Installation des supporters, musique, lumières...
Et grand spectacle!
Les bleus et blancs/Racing 92 vs les jaunes/Stade Rochelais.
Le cœur de Gilles est jaune.
Le stade est bicolore et mélangé, bleus et jaunes au coude à coude, les groupes imbriqués les uns dans les autres avec beaucoup chaleur et de bonne humeur (clairement c'est pas du foot).
Le match se joue...
...à nos pieds!
De l'action, des réactions, du suspens, des essais, des transformations...
(mon voisin suit le match en direct, sur les grands écrans et sur son portable (!), en même temps)
À la mi temps les filles (oui, j'ai vu, il y a un gars, mais la majorité est féminine) ont agité leurs pompons sauté et fait des pyramides...
Les basketteurs (et une basketteuse) ont volé... 
...et virevolté jusqu'au panier.
Nous avons vibré jusqu'au bout et...
(Gilles a oublié, la date, l'horaire, le déracinement temporaire)
...c'était top (14)! 
Zou! Nous avons avons suivi la foule jusqu'aux quais. Attendu au milieu d'un panel très varié (y compris des petits (qui eux ont classe le lendemain, non?)) de la population (des supporters avec drapeaux, et parapluie, aux voyageurs harassés avec sacs et valises). À 11h30 nous sommes montés dans le train. À minuit nous avons traversé Versailles, à 1h, nous dormions (à peine la tête sur l'oreiller, n'en déplaise à Gilles).
Lundi matin...
J'ai eu le temps de faire un petit tour, d'aller chercher des pains au chocolat, de ranger un peu, de refaire la valise (en y ajoutant ce que Suzanne avait oublié), avant que nous ne prenions la direction de la maison, en passant par la gare Montparnasse, et son jardin de l'Atlantique (gris et maussade sous la pluie).
Coline nous attendait à la gare et nous a ramené chez nous.
Où nous avons trouvé la maison...
Pleine (rappelez-vous! Pendant notre absence Victor, Emma et Apolline ont déménagé et se sont installés chez nous (pour quelques mois)), de cartons, de valises, de jouets, de...
(et cela fait deux jours que nous finalisons l'affaire, dernières remorques, ménage, dans la location)

Voilà... Nous avons passé deux jours, bien denses, et, pour nous ruraux, exotiques à souhait!

vendredi 15 mai 2026

De la relativité de l'exotisme (4 éme partie), du gris pourri en explosion de couleurs.

Des jardins d'Albert, en passant par le pique nique dans la pente de St Cloud, nous avons fait un extraordinaire voyage:
Cinq arrêts de train plus loin et nous sommes descendus dans un autre monde.
Un monde souterrain, une gare grouillante, bruyante, vivante.
En vrais provinciaux, un poil paumés, nous avons cherché, le nez en l'air, scrutant les panneaux, la bonne sortie de ce labyrinthe.
Là! Nous y sommes!
Et c'est une festival d'harmonies de gris (tant pis pour les photos cools).
Et de pluie!
Et, je vous le rappelle, Gilles n'est pas équipé.
Couvert seulement d'un sweat à capuche (en coton, pas étanche, n'est ce pas?)...
Mais nous sommes à la Défense et, là, il y a des magasins ouverts le dimanche après midi. Oui.
Alors nous avons fait des achats dans le magasin d'articles de sport (qui a le nom d'une discipline d'athlétisme aux 10 épreuves).
Entre le fauteur de trouble alpagué par le col par les vigiles vigilants et la mini fille, un bébé, en train de s'endormir, couchée au sol aux pieds de ses parents (il était 14 heures), nous avons trouvé le coupe vent/pluie qui va bien.
Et...
...après quelques centaines de mètres sous le déluge nous avons trouvé ce que nous cherchions:
(C'est pour cela que nous voyions des lumières dans l'immeuble!)
Zou! Voilà le Zoo Art Show Paris.
Quatre étages de street art (de la street intérieure, n'est ce pas?).
Du concentré (le premier étage où l'on déambule, qui est le dernier de l'immeuble, ne nous emballe pas: des graffitis, des graffitis, et encore... Mais, dessous, cela s'arrange (cela nous sied mieux)),...
...de couleurs fortes.
Du mouvement, de l'harmonie (ou pas).
(Il pleut toujours...)
De la qualité (ou pas)...
...des dont nous avons déjà croisés les œuvres,...
...d'autres que nous découvrons.
(Il pleut encore plus...)
Du rouge nous sommes passés au bleu...
...puis au rose,...
...avant un retour au bleu.
Il y a du monde mais pas foule, c'est cool.
Ah...
...du gris!
Mais pas que!
C'est là que la fatigue a commencé à se faire sentir...
Que la question du temps, qu'il fait, du temps qu'il reste avant la suite du programme...
...nous a atteint.
Passer l'après midi sous la pluie?
Les plans, même les mieux "huilés", peuvent dérailler.
Nous prenons la décision de rentrer, et le train, avant...
De revenir.