samedi 22 mars 2025

Marre a t'on!

Ceux qui sont fidèles savent.
Nous habitons à la campagne.
En rive, ou en plein dedans (suivant les sources) de la diagonale du vide.
Dans un territoire qualifié de "désert médical".
Et nous n'avions plus de médecin depuis plus de deux ans (il est parti profiter de la prime à l'installation dans une contrée plus pêchable à son goût. Laissant choir ses patients, sans les prévenir (il savait qu'il partait presque un an avant...)).
Ceux qui lisent ici savent que Gilles a eu des soucis de santé.
Et s'il a été parfaitement pris en charge et soigné, à 70 km de la maison, au moment où il a échappé au pire, le suivi a été plutôt chaotique.
Cardiologue? 9 mois d'attente. Examens complémentaires? Des kilomètres et des semaines...
Depuis deux ans il voyait un médecin à temps partiel, et à éclipse, qui se contentait de renouveler l'ordonnance. Qui jamais ne l'avait examiné.
De son coté, Suzanne qui souffre de migraines, a des difficultés à gérer son stress et a de gros problèmes de sommeil... Avait perdu sa pédiatre, partie à la retraite sans être remplacée (de toute façon, pédiatre, à bientôt 18 ans...). La psychologue et la sage femme ne peuvent pas tout...
Moi, à part la sage femme, je n'avais pas vu de médecin depuis... 
Bref!
Il y a quelques semaines j'ai enfin trouvé un médecin qui accepte de nous (Gilles, Arthur, Suzanne et moi) prendre. A 50 minutes de la maison. Pour Suzanne, ayant été recommandée, et ayant dû faire une lettre de motivation, j'ai décroché un rendez-vous avec le médecin spécialiste du sommeil (35 minutes de la maison, à l'opposé).
Et nous auscultant, demandant des analyses, des examens complémentaires chacun de ces deux médecins a repris les choses en main.
Et depuis la liste des rendez-vous, sur la crédence de la cuisine, s'alonge (En fait heureusement que nous sommes à la retraite! Se soigner c'est donner du temps (et, dans notre cas, effectuer des kilomètres)). Avec des destinations variées...
Parce que qu'à y regarder de plus près...
Le sommeil de Suzanne montre des anomalies (EEG demandé... ? Où? Qui? Quand?).
Et, à chaque examen sa nouvelle, pas bonne, découverte, Gilles cumule les pépins (diabète, anévrisme aortique).
Cette accumulation l'assomme, un peu. Mais qui sait soigne, non?
Là dessus je vous laisse, je vais me préparer, Suzanne a rendez-vous avec le spécialiste du sommeil.
 

jeudi 20 mars 2025

Le mystère de la multiplication des brosses à dents. Et que vive le printemps!

Il y a quelques jours j'ai lu chez une copine qu'elle avait des problèmes de couple (fort bien réglés) à cause du tube de dentifrice.
Ici, alors que nous ne sommes plus que 4 à la maison (3 en semaine), c'est le nombre exponentiel de brosses à dents qui m'interroge (je crois que j'en ai déjà parlé ici. Mais c'est récurant).
Celle de Gilles, celles des petits, la mienne (Arthur et Suzanne se servent de brosses électriques): 4
4?
Le compte est... Double!
Les brosses à dents se reproduisent-elles? 
En tout cas elles servent! Chaque jour je nettoie les traces de dentifrice qui "décorent" le lavabo...
(Vous interrogez vous? Pourquoi cette histoire de brosses à dents qui arrive comme un cheveu sur la soupe? Et bien... Je dirai qu'il se peut qu'il y ait un rapport avec la couronne, une canine, qui s'est décrochée hier soir alors que je mangeais du pain... La dentiste que je fréquente (très peu) est injoignable, il n'y a aucun créneau chez aucun autre... Je ne suis pas bien fière avec un trou géant en plein milieu du râtelier...)
À part ça les affaires ont repris. Gilles et moi avons a peine eu le temps de nous auto fêter pour l'anniversaire de notre premier baiser (42 ans), que nous avons enchainé avec un mercredi Chicoufs.
Ils étaient ravis de se revoir (et, du coup, un poil excités) et ont adoré le tour au parc  (qui a bien fatigué Papi) après la médiathèque.
Nous les avons ramenés bien claqués et la sieste (3 heures) a été fort appréciée.
Il faut croire que le printemps ça fatigue...
(Mais comment c'est trop bien!!!)

mercredi 19 mars 2025

Le monde d'après.

C'est le "marronnier" de ces derniers jours.
Dans la presse, à la radio, sur les blogs, dans les conversations aussi.
L'anniversaire (!?), les 5 ans, du premier confinement.
Ok... 
Souvenirs (deux mois et demi d'article narrant l'affaire du point de vue de ma lorgnette): 
Pour moi énormément de travail. Le lâchage complet de la hiérarchie, l'incroyable amateurisme (et énorme foutage de gueule/mépris du "petit personnel") des dirigeants, le démerdenciel (merci aux collègues!) et la maltraitance de tous, élèves et enseignants.
À la maison, après quelques jours de "flottement", de tracas, tous ont profité de cette parenthèse quasi enchantée (beau temps et temps libre, dans une grande maison et un grand jardin).
Pendant que certains nous déclaraient "en guerre" contre un ennemi invisible (mais mortel) on touchait du doigt les limites de notre société. 
Les hôpitaux exsangues et incapables, sauf à user ses derniers soignants, d'encaisser la vague. 

L'école impréparée (c'est toujours le cas 5 ans après). 
Les fournitures nécessaires inexistantes.
Tout ayant été sacrifié sur l'autel de la rentabilité.
Et l'on s'est pris à rêver...à un monde d'après.
Un monde solidaire.
Mouarf (rire jaune)!
Le monde d'après à pris le virage de "tout pour ma gueule" ("América first", communautarisme, rejet de l'autre différent, polarisation...), la finance et les profits comme unique objectif. Maintenant, le plus possible. Et si ce monde sombre il y aura bien une autre planète pour accueillir les plus aisés (de toute façon le monde s'est ici et maintenant, après... C'est un autre monde, il faut profiter maintenant!).
Le monde d'après: le repli sur soi, sur les siens.
Interviewe des qui sont partis, qui ont changé de vie: profiter (du soleil, de la mer, de la piscine...). 
Oh! Combien je les comprends!!! 
Mais... Pendant que l'on se soucie des siens, et uniquement des siens, les riches s'enrichissent de manière exponentielle, les hôpitaux sombrent au profit des cliniques privées, tout comme les écoles. Le terme "Service public" est devenu un gros mot, et, dans la société, le terme "wokisme" (Courant de pensée d'origine américaine qui dénonce les injustices et discriminations subies par les minorités ; mouvement, pensée woke.) est apparu et il est utilisé comme une insulte (!!!).
Les restes d'une société de partage, de solidarité, d'ouverture... 
Disparaissent au profit (j'aime les mots, mais celui là me débecte!) des assurances, privées, des retraites, privées, des propriétés, privées. Et tant pis si d'autres, de par leur origine, leur naissance, leur lieu et les aléas de leur vie, n'en auront pas les moyens...

Le monde d'après est un monde où les riches règnent sans complexes, seuls détenteurs de la vérité. Un monde où les petits rapetissent et deviennent de plus en plus inaudibles (si un jour on les a écouté).

dimanche 16 mars 2025

Les 52 de Virginie: "fenêtres" (et si je veux, je triche!)

Bon... 
Ceux qui suivent savent que j'ai raté le défi de la 11éme semaine "boisson chaude" (ce qui m'arrange parce qu'à part mon café du matin, je ne bois jamais de boisson chaude (j'aurais pu photographier les tasses, nombreuses, à café (pour Colette et Gilles), à tisane (pour Suzanne) qui trainaient du salon à la cuisine en passant par la terrasse), à Mirabeau, mais je n'avais pas les moyens (j'aurais pu, mais... Pause, c'est pause!) de publier un article. Alors...)
Donc, je passe direct au défi numéro 11: "fenêtre". Auquel j'ajoute un S.
Parce que je le vaut bien les fenêtres que je vous propose sont nombreuses et prises "à l'envers".
De dehors (alors que mon idée première, et celle, si j'en crois ce que je vois, de deux des participants, était de prendre une photo à travers la fenêtre, n'est ce pas?).
Voici, dans le soleil rasant de fin d'après midi, les fenêtres abandonnées, et souvent vandalisées, de l'usine (de draps?) qui attend des jours meilleurs près du terrain maraîcher de Thomas et Valou.
Puis, quelques jours plus tard, dans la lumière du matin, celles, tout aussi abandonnées, de l'aile sud du château, à Mirabeau.
Je trouve ces fenêtres... Poétiques, presque romantiques...
Je me plais à imaginer ceux et celles qu'elles ont protégé. 
Ceux et celles qui pourraient faire revivre ces lieux.
Et puis, sautant à pied joint sur la consigne, je passe, brutalement, des fenêtres à la porte.
La porte d'entrée de la maison. Qui depuis son installation, il y a quelques années, était restée brute.
Et que les intempéries, et le soleil, avaient... Malmenée.
Cette porte faisait partie, en tête de liste, des "truc à faire".
Nous avions anticipé en amenant la ponceuse, que Gilles a manié de main de maître.
Nous avions discuté couleur pendant la soirée chez Thomas et Valou (Option mise sur "vert sauge". Pour, en comparant les teintes en magasin, nous arrêter, en fait, à l'unanimité des 4 présents, sur "taupe").
Et... (3 couches plus tard) 
Voilà!
Je dirais "discret et classe".
Qu'en dites vous?
(C'est terrible, ça donne envie de peindre aussi le bardage (de pignon (il y en a deux, des pignons!)), les portes de garages (deux aussi), et si j'osais... Les volets, marron très foncé.).

samedi 15 mars 2025

Hop, là!

Un petit tour, dix jours, et nous voilà de retour!
Nous avons pris la décision d'emmener Suzanne et mercredi dernier nous avons pris la route avec Colette direction le Tarn.
Que nous avons atteint, accueillis par Thomas, Valou, Mia et Tao, après 6 heures de route et un pique nique à Uzerche (très beau, un peu venteux, à revoir avec du temps).
Nous avons passé une excellente soirée et une matinée instructive...
 (Gilles et moi avons donné un coup de main pour ramasser les épinards)
Puis nous avons repris la route (l'autoroute) pour 6 heures, plein est, pour arriver, ravis, à Mirabeau.
Dont je mets quelques images en vrac (j'en ai fait plus de 300...).
Il a fait beau (nous avons pris l'apéro deux fois, avec Jeff et Anne, puis avec Luz, dehors)...
Il a fait froid. Aussi.
Et il a plu (neigé sur les sommets). Pas mal.
Mais, avec Gilles nous nous sommes offert une petite (en kilomètres) rando... 
...bien pentue (la belle vue se mérite!).
J'ai marché chaque matin.
Et puis...
Nous avons acheté un frigo, demandé un devis au jardinier (pour la haie), fait ramoner la cheminée, pris rendez-vous avec l'entreprise pour un dégât des eaux (plafond à refaire), poncé la porte d'entrée et la table de la cuisine, peint la porte d'entrée, taillé les jasmins d'hiver envahissants... Fait du feu, fait à manger...
Regardé le paysage...
Lu, rêvé...
Vacancé quoi.