mardi 17 janvier 2023

Les réponses du mardi.

Les réponses sont celles faites aux questions du Dr CaSo

  • Question de Mme Chapeau: Êtes-vous plutôt du matin ou du soir?

Sans contestation possible du matin. 

Une grasse matinée me mène jusqu'à... 7 heures. Et je suis beaucoup, beaucoup, plus "performante" le matin.

  • Quelle(s) boisson(s) détestez-vous?

Là aussi, pas de doute: le lait. Rien que l'odeur me lève le cœur.

  • Question de Narayan: Qu’avez-vous fait pour fêter vos 50 ans?

Heu... Nous avons sûrement mangé tous ensemble. Sûrement.

  • Question de Petite Ombre: Vous souvenez vous systématiquement de vos rêves? Si oui, est-ce que cela vous dérange ou pas?

Mes rêves? Rarement. Seulement quand ils sont dérangeants. Comme cette nuit où j'errais à la recherche de toilettes. Jusqu'à ce que je me lève pour y aller. C'était urgent.

  • À quoi ressemble votre week-end idéal?

A un cocktail savamment dosé:

Amour, famille, amis, par tranches, plus ou moins épaisses.

Activité physique douce, une marche, une balade, du jardinage.

Un bon bouquin, un ou deux épisodes d'une série sympa.

Un apéro, des repas (dont au moins un, pas cuisiné par moi).

Un sieste réussie (je pense que c'est le plus difficile à avoir...).

De tant en temps, une bonne mesure de culture...

Une surprise, pourquoi pas (pourvu qu'elle soit bonne!)!

 

Ma question maintenant:

"Pas contents, pas contents!" 

Jeudi, Gilles et moi serons en grève (d'habitude nous la faisons chacun notre tour pour ne pas trop gréver le budget (qui ressemble à un trou sans fond (à peine a-t-on réussi à remonter la pente d'une dépense inattendue, qu'une autre tombe))).

De nombreuses écoles seront fermées, tout le personnel, communal et éducation nationale, en grève. D'autres continuent comme si de rien était. Cela ne "servirait à rien" de protester, de contester (de se révolter)....

Alors? 

Plier l'échine, nous échiner pour surnager dans les charges? Espérer, sans bouger (qu'en ne bougeant pas?), que les choses s'améliorent pour nous aussi (et pas seulement pour les plus riches qui se gavent: 63% des nouvelles richesses créées en 2020-2021, ont été captées par les 1% les plus riches). 

Ou protester? Et si oui, comment? Vous avez des idées? 

lundi 16 janvier 2023

La peur, recette pour...

La peur paralyse...

Ingrédients:

  • un monde difficile
  • pas mal de trop: d'épreuves, de travail, d'injonctions, de règles, de...
  • beaucoup de pas assez: d'amour, de liberté, de culture, de fêtes, de...
  • la pression de l'argent, qui manque pour la plupart.
  • une planète en perdition, pollution, dérèglement climatique, violences institutionnelles, ordinaires, de caste, de...

Ustensiles:

  • "médias", télé, réseaux sociaux
  • politiques tronches en biais et langue de bois
  • services publics désagrégés...
  • quelques boucs émissaires bien pratiques: jeunes, blacks ou beurs, chômeurs et assistés, "cassos"...
  • une bonne pandémie, des menaces d'attentats...

Recette a manier avec précaution, sous peine d'explosion.

Suivant les moments instiller les ingrédients avec plus ou moins de force. 

Bien les appuyer, les assener avec les ustensiles, tous ensemble ou chacun leur tour. 

Ne pas relâcher la pression.

Bien diviser la population, la monter catégories contre catégories...

Laisser agir, regarder les "gens" penser, dire, être sûr, que, c'est de la faute: 

des étrangers, des noirs, des manouches, des juifs, des féministes, des LGBT, des jeunes mal élevés, des commerçants qui font de la marge, des fonctionnaires qui ne foutent rien, des enseignants qui sont fainéants, du voisin qui a une tête qui ne me revient pas,... 

et savourer en continuant à se gaver.

La peur de l'autre paralyse.

dimanche 15 janvier 2023

Avec Virginie, 2/52/2023: "Souvenir d'enfance"

Projet photo avec Virginie, avec pour illustration des véhicules de l'époque évoquée... 

J'ai déjà écrit ici les souvenirs que j'ai de ma grand-mère paternelle, Marie-Thérèse, de mon grand-père Gaston (j'ai même raconté l'histoire de Berthe, mon arrière grand-mère paternelle).

Mais j'ai peu évoqué mes grands parents maternels. Elle s'appelait Agnès, lui Paul. 

C'étaient des grands parents, "Bonne maman" et "Bon papa", doux et discrets. 

Ils habitaient dans un immeuble, une résidence, un trois pièces au rez de chaussée. Et le tapis de leur salon, salle à manger, était si grand qu'il couvrait la pièce, avec un pli sous la fenêtre (c'était sans doute un héritage de la maman d’Agnès, Bonne maman 1ére). Il a couvert notre salle de séjour quand, plus tard il nous est revenu (je n'ai pu me résoudre à le jeter quand il a été usé jusqu'à la trame et il prend maintenant la poussière dans le chœur de l'église du village). 

Quand nous allions manger chez eux Bonne maman nous préparait de la soupe à l'oseille (je n'en ai jamais plus mangé d'aussi bonne depuis) et des îles flottantes.

Alors que nous habitions à 800 km de chez eux, dans les Alpes de Haute Provence (eux Lannoy, entre Roubaix et Lille), ils louaient un logement à coté de chez nous une semaine ou deux chaque année. Je me souviens d'un rez de chaussée à coté de la piscine... Et c'est sans doute alors que ma classe se rendait, en rang, faire de la natation, que je me souviens les avoir croisés sur le trottoir. Avoir le bisou de mes grands parents, dans la rue, devant mes camarades et mon maître m'avait rendue si fière et heureuse.

C'est curieux comme certains "incidents" marquent et restent...

samedi 14 janvier 2023

Cet irrépressible désir de ne pas être là.

Ou idée à souffler aux ados qui souhaitent se débarrasser de leur mère pendant les vacances. 

Ils étaient tous là et c'était suffisamment exceptionnel pour être remarqué (ils sont nombreux et nombre d'entre eux étaient ados et donc moins enclins à suivre papa/maman dans leur lieu de villégiature). C'était à la fois exceptionnel et habituel: repas géants, jeux plus ou moins bêtes, queue aux toilettes, chambres et salle de bains, lave linge, à capacité maximale.

Courses, repas et charge mentale partagées (un, petit, peu).

Programmation des activités pas toujours aisée...

Deux voitures pour faire les transferts (et pique nique oubliés/insuffisants (à leur avis/pour leurs appétits pantagruéliques)).

"Ça va être sympa les vacances! (Soupir!)" répètent-ils à l'envie en m'imitant, se moquant de moi ("Faites des gosses", qu'ils disaient dans le manuel!).

Ce jour là nous étions en promenade à Ganagobie. 

Et c'est au bord, tout au bord, du vide qu'ils ont marché.

Ou tout en haut du mur qui est au bord du vide...

 
 A chaque fois mon cœur s'est décroché. Est tombé comme ils auraient pu le faire...

Et pendant qu'ils frimaient, éprouvaient de belles sensations, liberté, pouvoir, au lieu de profiter de la beauté des paysages, je voyais l'héliportage à l'hôpital de la Timone, les blessures, la douleur...

Face à mon stress, à mes demandes de reculer, de m'épargner, palpitations, souffle court, à la limite de la crise de panique, ils s'offusquaient: "Tu nous gâches notre plaisir!"

Et le mien? De plaisir?

(Ce qu'ils ne savent pas, pas encore, c'est qu'à leur tour, ils sont/seront parents... Parents d'ados...)

L'origine de la peur.

Ou histoire d'une phobie bizarre.

Elle avait 18 mois. Deux ans peut-être... 

L'âge où tout est nouveau, tout est expérience.

Et c'est au détour d'une de ces expériences que tout à commencé...

Elle jouait dans le jardin, un paradis dans quelques mètres carrés à peine la porte de la maison ouverte.

Escalader les marches de la terrasse, tester la texture, et le goût, du sable, attraper le rouge des roses, éprouver leur piquant, recevoir un câlin guérisseur, un bisou pansement.

Suivre maman jusqu'au fil à linge, lui donner une chaussette, essayer de donner une serviette de bain.

Cueillir des pâquerettes, les goûter, les abandonner pour quelques brins d'herbe, des trèfles...

Revenir en courant se coller aux jambes maternelles en entendant le bruit énorme et brutal de la tondeuse.

Monter et glisser sur le toboggan sous la supervision attentive de papa. Faire quelques sauts sur le trampoline. Essayer de faire un câlin au chien, de rattraper le chien...

Prendre dans sa main le drôle de caillou que papa donne.

Caillou qui...

Hurler à plein poumon quand le caillou s'est avéré vivant! Bougeant, gluant et mou!!!

Heum, heum... Merci papa.

Des années à redouter de croiser les escargots.

Avec des frères taquins/vilains qui adorent la faire pousser des cris d'horreur en la poursuivant avec des bêtes à cornes:

"Petit escargot, porte sur son dos, sa maisonnette. Aussitôt qu'il pleut il est tout heureux. Et sort sa tête!"

Redoutable bestiole!


vendredi 13 janvier 2023

Leucosélophobie

Peur de... (pour la nuit de la lecture sur le thème de la peur)

Ben voilà! C'est malin!

Je me suis engagée, je dois rendre ma "copie", la mettre en forme pour l'exposer dans une semaine...

Et...

Des embryons d'idées me traversent. Rapides.

Plus rapides que mes réactions: quand j'arrive à trouver un crayon, un bout de papier, ils ont filé.

Je me retrouve les mains au dessus du clavier... Le cerveau béant, vaquant.

D'autant que mes "recettes" habituelles, partir de mes photos, du mon quotidien, sont inopérantes: je ne photographie pas mes peurs. 

La laideur, le vide, ce qui est brisé, ce qui fait saigner, n'est pas photogénique. 

Je remplis mon écran de signes, de caractères vains, sans doute.

Je n'aurai rien de beau, d'original, de créatif, à présenter.

Ceux, indulgents, qui louent ma plume vont être déçus.

C'est frustrant, rageant, tout ce blanc. 

Alors que je sais que dans les circonvolutions de mon cerveau il y a textes, histoires, mots et formulations.

Alors que les monstres, les instincts primaires, les cris et les sidérations qui clouent sur place, qui paralysent, ne sont qu'à portée d'abandon. 

Lâcher les fauves, se lâcher...

Ne pas céder à la leucosélophobie!!!

(En faisant des recherches j'ai découvert que des gens vont être bien mal aujourd'hui parce qu'ils souffrent de paraskevidékatriaphobie. Incroyable, non?)

jeudi 12 janvier 2023

Y des jours comme ça...

J'avais prévu d'écrire sur la peur... 

Ce jeudi, pas mercredi.

Parce que mercredi je n'étais pas à la maison. Je n'y étais pas depuis mardi soir. Puisque à peine mes élèves rendus à leur légitimes responsables (confiés aux taxis qui les ramènent chez eux), j'ai filé au Mans où Suzanne était rentrée plus tôt du lycée, encore une fois, à cause de vertiges. 

Il était prévu que je la rejoigne et que je passe la nuit chez D, parce que mercredi matin elle avait rendez-vous chez l'ophtalmo (l'un des rendez-vous d'exploration pour déterminer pourquoi elle fait des migraines à répétition (voire une még migraine de plusieurs semaines (j'ai l'impression de revivre les mêmes moments qu'avec Victor...))).

Comme j'étais en ville j'avais fait signe à mon amie Viton et nous avons passé la soirée toutes les trois autour d'une pizza.

Une chouette soirée pour rattraper 5 ans (mais pourquoi?) sans se voir...

Une soirée attachante où je me suis assise sur le manteau de Viton sur lequel était collé un chewing-gum... Nous sommes reparties chacune avec de belles traces blanches et collantes et fleurant la chlorophylle..

Mercredi, comme prévu nous sommes allés chez l'ophtalmo.

Enfin chez les... Ticket, secrétariat, salle d'attente (la radio qui est diffusée est celle de Caen la mer? et est insupportable, blablas, pubs, mauvaise musique, pubs,...), premier cabinet pour prendre des mesures, salle d'attente (la radio qui est diffusée est celle de Caen la mer(?) et est insupportable, blablas, pubs, mauvaise musique, pubs,...), second cabinet, l'orthoptiste (du coup c'était quoi le premier?), salle d'attente (la radio qui est diffusée est celle de Caen la mer(?) et est insupportable, blablas, pubs, mauvaise musique, pubs,...), ophtalmo qui explique que c'est "normal" d'avoir besoin de lunettes, d'avoir des migraines, à cet âge là, la croissance des yeux n'étant pas terminée et ne se faisant pas au même rythme que le reste... Et qu'il faudra revenir pour des mesures plus précises, avec des gouttes. Salle d'attente (la radio qui est diffusée est celle de Caen la mer(?) et est insupportable, blablas, pubs, mauvaise musique, pubs,...) pour que le guichet, pour récupérer la carte vitale et reprendre un rendez-vous, se libère...

Ok... Pharmacie, petites courses rapides. Et je suis rentrée avec un début de migraine. Je suis rentrée pile pour le repas de Bastien qui avait passé une super matinée avec son papi.

J'étais sur les rotules. Et la sieste n'a pas suffit à faire disparaitre la migraine. J'ai pris un triptan alors que les gars, Gilles, Arthur et Clovis allaient faire les courses.

Enfin... Essayaient d'y aller.

A quelques kilomètres de la maison le réservoir de la skoda c'est brusquement vidé... Et sans essence... Cela roule beaucoup moins bien!

Alors, remorquage... Garage. Et ce matin comme je vous raconte ces menues (plus ou moins) histoires, je ne vais pas encore pouvoir, faute de temps, écrire  sur la peur...