mardi 27 octobre 2020

Non éligible.

La formation "écrivain public"...

...est non éligible au compte personnel de formation.


 Pour prendre l'air ailleurs qu'à l'éducation nationale il faudra que je fasse comme Houdini...

dimanche 25 octobre 2020

Projet 52/2020: l'automne.

Projet photo avec Virginie

Et cette semaine: l'automne.

Rahhh...

Trop bien! Les légumes du jardin.

De Thomas et Valou.

La fête d'anniversaire de Colette a été annulée mais pas la venue des tarnais.

Quel plaisir de les revoir, de les recevoir!
 

vendredi 23 octobre 2020

Il n'y a plus qu'à.

"La campagne est ouverte depuis le 12 octobre, et ce jusqu'au 15 novembre 2020. Les demandent doivent concerner impérativement les formations débutant au plus tôt le 1er janvier 2021. Lorsqu'une campagne est ouverte, les candidatures s'effectuent via le formulaire en ligne accessible sur cette page.

Pour candidater vous aurez besoin d’avoir sous version électronique :

  • un Curriculum Vitae,
  • une lettre exposant votre projet d’évolution professionnelle et vos motivations.
  • au moins deux devis des organismes dispensant la formation que vous souhaitez entreprendre ; ces devis doivent être au nom du Rectorat d’Orléans-Tours et comporter le tarif et le nombre d’heures de formation. Si un seul organisme dispense cette formation les deux devis ne sont pas obligatoires,
  • un éventuel avis médical en cas d’inaptitude ou de prévention de l’inaptitude.

Nota Bene : Les enseignants du premier degré (même affectés en collège) saisissent également leurs demandes sur cet outil mais l’accord concernant le financement du CPF est donné par l’Inspecteur d’Académie – Directeur Départemental des Services de l’Éducation Nationale."

(Je suppose que, comme moi, vous avez sursauté devant la faute d'orthographe (je suis très tolérante pour l'orthographe et il m'arrive d'en laisser passer mais là elle est énorme, non?))

J'ai demandé un devis.

J'ai, quelque part, un Curriculum Vitae.

Je m'attelle de ce pas à ma lettre de motivation ("ma" DRH de proximité m'ayant rappelé que dans l'éducation nationale "le CPF ne peut être utilisé qu'en vue d'une reconversion professionnelle" (ce qui semble un raccourci par rapport à ce qu'annonce le site "Service public.fr" qui dit: "Les agents de la fonction publique de l'État (FPE) bénéficient d'un crédit annuel d'heures de formation professionnelle, appelé compte personnel de formation (CPF). Ces heures sont mobilisables à leur initiative. Elles permettent d'accomplir des formations visant l'acquisition d'un diplôme ou le développement de compétences dans le cadre d'un projet d'évolution professionnelle (mobilité, promotion, reconversion professionnelle).").

J'essaie, encore, d'entrouvrir une porte. Un porte de sortie. Une petite ouverture mais, je l'espère, qui me permettra de prendre une bouffée d'oxygène, une respiration alors que l'éducation nationale m'étouffe.

Mon choix de formation se porte vers "écrivain public".


jeudi 22 octobre 2020

Allons... Bon... (ou pas...)

Ces derniers jours, touchée, j'essaie de remettre de l'ordre.

Dans mes idées et dans la maison.



Tout en refusant de faire à la place de. 

Pour la maison c'est un éternel recommencement...

Pour des idées...

Il faudra du temps.

Et, sans doute, faudra t-il que je prenne des décisions...
 

lundi 19 octobre 2020

Marcher...

Parce que c'est difficile de travailler ces derniers temps, parce que je refuse d'être considérée comme trop faible quand je vis mal de devoir lutter pied à pied avec une hiérarchie qui oscille entre absence (quand nous avons des questions, quand nous avons besoin de soutien face aux "partenaires") et pression insupportable (quand il leur faut des chiffres, quand ils doivent montrer au dessus d'eux qu'ils obéissent aux injonctions ineptes à organiser de pseudos formations en constellations (mais qui a pondu une connerie pareille alors que nous attendons, espérons, réclamons une vraie formation donnée par des personnels compétents (pas déléguée à d'obscurs conseillers motivés par la peur de déplaire))), j'ai décidé de travailler sur moi. Sur ma capacité à dire non. Sur ma capacité à sortir du beau du marasme ambiant. Avant de partir de l'école j'ai dit non à une organisation qui m'aurai privée d'une journée de décharge. J'ai dit notre humeur, mauvaise, d'être rendus responsables de notre éventuelle (pas pour deux de mes collègues) contamination. 

Et j'ai organisé pour mes élèves une sortie culturelle de proximité. 

Nous nous sommes souhaité du repos et du recul et nous sommes parties avec l'idée de profiter de nos vacances pour nous ressourcer. 

Puis la radio a annoncé l'horreur.

J'ai mal dormi (encore...).

Puis j'ai écris.

 Et samedi après midi j'ai proposé une promenade.

 Clovis et Rachel ont accepté de m'accompagner.

 La première idée c'était d'aller chercher des châtaignes.

 
Mais le chemin de grande randonnée où je savais en trouver était cerné d'hommes en orange (ils se déguisent en citrouilles pour éviter de se tirer dessus).

 
Alors nous avons eu peur de servir de cible n'ayant d'un gilet jaune pour trois dans la voiture.

 
Nous avons changé de destination et avons crapahuté jusqu'au lavoir du Vau.

 
Toujours aussi beau pour les reflets...

 
Je voulais faire une ou deux photos sur l'ancienne voix ferrée mais, là, le chemin balisé était fermé par une barrière cadenassée (avez vous vu les chevreuils au fond?). 

 
Nous avons pris un autre chemin...


 
...salué d'autres "copains".

 
J'ai beaucoup parlé ce week-end avec nos jeunes...

 
Ils sont chouettes.

 
La vie qu'on leur fait vivre n'est pas du tout à la hauteur de ce que nous voulions leur offrir.

 
Mais il me semble qu'ils arriveront à en tirer le meilleur malgré tout. 

Du moelleux, croustillant et fondant, comme le royal chocolat!

 
J'ai un peu mieux dormi et au réveil la campagne était rose et cotonneuse.

 
Le jardin était tout emmailloté, emperlé de rosée.

 
De beaux prémices au soleil qui nous (mes collègues et moi) a accompagné lors de l'hommage à Samuel Paty.

 
Puis lors de la déambulation dans les rues qui a suivi. 

Défendre l'éducation.

Défendre la liberté d'expression...
 
J'ai entendu quelqu'un dire "pourvu qu'il ne soit pas mort pour rien".
 
C'est terrible. Il est mort pour rien.
 
Il est mort pour avoir fait son travail.
 
Il est mort parce que l'état, la France à abandonné ses valeurs au profit d’économies, l'éducation n'est pas rentable.
 
Sauf à la considérer comme un investissement pour une meilleure société.

 

dimanche 18 octobre 2020

Projet 52/2020: le goût.

Projet photo avec Virginie

Et cette semaine: le goût.

Ça tombe bien!

Victor et Suzanne ont cuisiné hier.

Un gâteau royal au chocolat.

Et, même si nous avons plutôt le bec salé j'ai bien fait de faire une photo hier soir!

Le royal a disparu en deux temps trois mouvements!!!
 

samedi 17 octobre 2020

En saignant.

Je le suis devenue à 19 ans. Je le suis depuis 35 ans.

Avec, viscéralement ancrés dans ma pratique, comme la structure même de mon métier, ces trois mots: liberté, égalité, fraternité.

L'école comme le ciment de la société. La référence commune.

Mes premières classes étaient en ZEP, entre 50 et 80% d'enfants d'émigrés non francophones. Une richesse de partage à qui j'enseignais les bases. La langue française, les maths, la citoyenneté.

La France pays de liberté. Pays de la liberté d'expression.

La France où tous sont égaux. En droit, à l'éducation, aux soins, face à la loi.

La France fraternelle, qui soutien les faibles, n'abandonne personne.

L'école était soutenue dans sa tache. La hiérarchie nous faisait confiance, nous recevions une, des, formations, nos projets ciblés étaient soutenus financièrement.

L'école était au cœur de la société, au cœur du quartier, au cœur du village.

Elle avait une valeur.

Une valeur symbolique forte.

Elle imposait le respect. Et ses professeurs étaient respectés.

Puis, petit à petit, de présidents en présidents, de ministres de l'éducation nationale en ministre de l'éducation nationale, l'état a abandonné l'école.

Formation réduite (comment ça devenir enseignant ça s'apprend? C'est pas inné pour peu que l'on ait la "vocation"?), salaires bloqués, mépris et dénigrement devenue la règle d'une hiérarchie hors sol.

Les profs infantilisés doivent désormais obéir aux ordres. Suivre des protocoles...

A chaque soubresaut de la société nous recevons désormais des injonctions.

Problème d'obésité des enfants, nous devons former les élèves à la santé (mais nous n'avons une infirmière scolaire une fois par an, le médecin scolaire qui faisait des bilans tous les deux ans à littéralement disparu). Si nous demandons une formation on nous envoie un lien. Si l'on daigne nous répondre. On préfère nous enseigner, nous ré enseigner le fil à couper le beurre, en math et en français.

Viols, pédophilie, la formation au consentement nous échoit, sans que l'on nous défende contre les lobbies religieux. Si nous demandons une formation on nous envoie un lien. Si l'on daigne nous répondre. Les projets élaborés sur le terrain ne servent plus qu'à effectuer des statistiques. Il n'y a plus d'argent pour l'école. Plus d'argent pour le culture, pour l'ouverture sur l'extérieur. L'école se replie, se referme.

Attentats? Et voilà l'école responsable de n'avoir su intégrer, assimiler. Injonction à faire mieux avec moins. D'années en années. On barricade, on élève des clôtures, on fait des exercices de mise en sécurité. L'autre devient l'ennemi. La fraternité est dissoute dans la peur de l'autre. Et surtout... Pas de vagues!!! 

Si l'école dysfonctionne c'est de la faute des profs.

De toute façon se sont des feignants. Les ministres le laissent entendre alors cela conforte l'opinion...

L'éducation nationale est devenue une machine à broyer l'école. Ses profs crient à l'aide dans le désert pendant que la presse parle de leurs erreurs, de leurs maladresses, leur attribue la responsabilité des agressions dont ils sont victimes (comment peut-on impunément contrarier un parent, un sentiment religieux, une opinion partagée et montée en mayonnaise sur les réseaux?).

La société broie l'école, elle est atteignable. Et broyer l'école c'est broyer les principes de la république, liberté, égalité, fraternité.

Mais sans doute ceux ci ne sont plus ceux qui structurent ce que la France est devenue...

Celle où les profs finissent par penser qu'ils restent les seuls à croire à la liberté, à l'égalité, à la fraternité.

Et qu'ils en meurent...

#Je suis Samuel#