lundi 29 décembre 2025

L'après... Et c'est reparti!

Ils dorment.
Ils dorment encore, à presque 10 heures (tiens, les éboueurs, qui sont passés à 6 heures, la semaine dernière, alors que la majorité des gens, dont nous, n'avaient pas sorti leur poubelle (ramassée tous les 15 jours) ne sont toujours pas passés).
Parce qu'ils ont bouiné une partie de la nuit, se couchant à pas d'heure...
D'habitude ce n'est nullement un problème.
Surtout que le temps glacial (-6° quand j'ai dégivré la voiture) s'incite pas à sortir...
D'habitude c'est cool.
Mais là... J'ai récupéré les clefs de la salle, Colette m'a déjà appelée deux fois, je n'ai pas trouvé les jeux que j'avais demandé de préparer, je...
Bon... Il reste trois heures avant le grand rush, le Noël des Richez, avec 30 convives.
Bon... Simon a levé la main pour aller chercher ceux qui arrivent par le train (comment va-t-il faire pour mettre 4 personnes dans la cabine 3 places de son camion?), le plat principal arrive à 11h30...
Ahouch... Simon pensait que le repas était ce soir...
Je lance un rappel et...
Bon, j'y vais. Qui vivra verra. 

dimanche 28 décembre 2025

Les 52 de Virginie: "Sapin".

Je ne suis pas fan de sapin.
Je veux dire... 
L'arbre sapin n'est pas mon préféré, au jardin. 
Trop monolithique, trop rigide, régulier, monochrome, trop...
Je ne suis pas fan de sapin, sauf celui qui trône, une fois l'an, quelques semaines dans le salon.
Il est pourtant, au départ, monolithique, trop rigide, régulier, monochrome, trop...
Trop beau une fois décoré!
D'autant plus quand Bastien et Apolline se rengorgent de fierté en racontant à papa, maman ou mamie Colette, que c'est eux, et un peu mamie Anne, qui l'ont décoré.
Bon... Comme d'habitude le sujet de sapin coupé, sapin en pot est venu sur le tapis (pas celui du sapin en plastique, celui là est définitivement abandonné, déjà que les boules et les guirlandes sont 100% pétropastiquepourri!). 
Arthur argumentant que l'on pouvait le replanter.
Ce qui nous aurait donné une forêt de sapin dans le jardin (35...) alors que je ne suis pas fan de...
"Bah... dit Arthur,
On peut le planter dans n'importe quel bois!"
Voui...
Là se pose le sujet du prix...
Et puis celui de l'offre et de la demande.
Les sapins sont coupés, déjà, et même si on ne les achète pas.
Arthur: "S'il n'y a plus de demande..."
Bref!
Hier soir il était question de sapin...
(celui que j'ai acheté a poussé à 5 kilomètres de la maison, il a été planté, élevé, coupé, vendu, par un producteur local (Le père d'un de mes élèves en vivait, en novembre et décembre, il était coupeur de sapins), nous passons devant les rangées de conifères quand nous allons en ville)
Là dessus arrive la question du temps que ce sapin enguirlandé va encore passer dans le salon...
Emma a décidé que chez elle il était fini, terminé. Son temps était révolu (en même temps, chez eux, il encombre leur minuscule salon depuis début décembre!).
Simon lui, restera t-il encore longtemps, avec son sapin (100% pétropastiquepourri) emboulé du bas?
Rien n'est moins sûr... Son chez lui (comme le chez eux de Victor et Emma) est désormais encombré de bateau pirate, boite à histoires, draisienne, jeux de société et autres bouquins trop bien.
Chez nous, une fois le carton de papier cadeau évacué, il est est discrètement beau et ne perd qu'avec parcimonie ses aiguilles (que je ne sens pas puisque j'ai le nez bouché, bouché), alors...
Il est encore le bienvenu.
D'autant que nous recevons pour le nouvel an.
Il est encore le bienvenu et peut-être le verrez-vous encore ici, comme vous avez vu (ou vous pouvez voir) les 18 sapins de Noël que j'ai posté ici, depuis 18 ans.
Hey! Le blog est majeur!!!

samedi 27 décembre 2025

Noyeux Joël!

Cette année, chez nous Noël avait lieu le 26.
(le temps que chacun, chacune, ai le temps de la fêter avec les familles des valeurs ajoutées)
À nos gosses, leurs moitiés (pour ceux qui en ont) et Colette devait s'ajouter mon frère et sa famille arrivant du Tarn et le papa d'Emma.
18 personnes (ce qui commence à faire... Notre table est calibrée pour 12).
Et puis Colette a annoncé que Thomas & co ne seraient pas de la fête (ayant des obligations professionnelles). Et puis Emma a averti que son papa ne viendrait que plus tard.
12 donc. Parfait (vous le sentez, le soulagement?)!
Suzanne a pâtissé, deux bûches (après avoir effectué un sondage pour savoir qui avait envie de quoi): bûche chocolat façon Ferrero (les gars ont demandé qui avait fait caca dessus) et mangue passion, j'ai cuisiné (deux jours d'affilée, une carbonade est toujours meilleure réchauffée).
J'ai préparé la table.
Colette s'est occupée de l'apéro (des trucs trop bons qui se mangent sans faim).
Et... Les petits étaient forts impatients, les cadeaux quasi tous emballés (Seul Clovis n'était pas prêt)...
Je me suis armée de mon appareil photo.
Et... J'ai raté, noir complet, toutes les photos des gosses, leurs parents, qui déballent, s'exclament, jouent, se chamaillent, sont ravis... 
Et... C'est là, aussi que j'ai commencé à...
Moucher, moucher, moucher...
Poser mon verre dans le passage, que Gilles a bousculé...
...moucher, moucher, moucher, renverser de la végétaline sur le trottoir...
(Merci à Victor et Arthur qui ont assuré la cuisson des frites!!!)
Rien qui soit catastrophique, mais un poil contrariant...
Même si, en fait la vraie contrariété c'est ce rhume.

Mouche, mouche, mouche (et pourtant je ne respire pas mieux).

Bref! Nous avons mangé, les trucs bon à l'apéro, la carbonade avec des frites, de la bûche et... 

Mouche, mouche, mouche, malgré la bonne ambiance, les jeux qui se préparaient, une fois la table débarrassée, le lave vaisselle mis en route, je suis allée me coucher avec Apolline.

J'ai dormi, par tranches fines, respirant par la bouche (très désagréable), les entendant rire, partir les uns, puis les autres...

Voilà, Noël est passé, pendant qu'ils dormaient, j'ai rangé, il y a quelques restes, le soleil est magnifique.
Noël est passé (mais un autre se profile...) et c'était une réussite!

jeudi 25 décembre 2025

Pendant (l'après Avent).

Pré Noël comme des hoquets...
Lundi courses annulées puisque Victor est arrivé avec Apolline.
L'opération taille des arbres a été mise en œuvre, avec Victor à la taille, Gilles et moi à entassage de branches coupées, Suzanne, et Arthur quand Suzanne fut terrassée par la migraine, à la garde de mini fille (jusqu'à ce que je prenne le relais). En soirée il s'est avéré que la migraine de Suzanne n'était que les prémisses d'un attaque virale de 24h.
Mardi les courses furent effectuées avec Colette, et en y retrouvant, les croisant sur le parking bondé, Victor et Apolline, dans des conditions dantesques (foule dense, rayons clairsemés, toilettes (Apolline a eu envie de...) réduites de moitiés, aux portes (toutes, un record!) aux gonds grinçants, longtemps, souvent, et... Pas de papier toilettes (Pauvre Apolline que j'ai dû rhabiller sans essuyage!). Au retour Suzanne qui avait passé la nuit sur le canapé (plus prés des toilettes) était toujours malade. La sieste fut appréciée. Puis Colette est revenue et nous avons cuisiné (pour le 29): pâtés de poisson et pâté de canard.
Nous étions presque à l'enfournage quand Clovis et Coline sont arrivés pour le goûter. Ils étaient en forme et sont restés jusqu'après le repas (ils voulaient nous voir avant le début du marathon de Noël, chez la maman de Coline, chez son papa, avec nous, avec les Richez).
En allant me coucher j'ai commencé à ne pas me sentir très bien... Merci Suzanne pour ton virus pourri. La nuit fût totalement avariée...
Mercredi c'est entre la tête en vrac, l'estomac à l'envers et des douleurs musculaires variées que nous avons mené à bien le chantier seuil du bureau. 
Nous avons eu des bonnes nouvelles de Victor et Emma chez sa mamie avec sa famille. 
La nuit tombée et le vent glacial m'a accompagnée quand j'ai emmené Colette à la gare. Au retour j'ai cuisiné du quotidien et Simon, dont le camion est de nouveau fonctionnel (il y a passé deux jours, la tête dans le moteur) est venu le partager avec nous. Nous avons prolongé la soirée, un peu, en jouant au Trio et au Skyjo.
Au moment où chacun se retirait dans son domaine Suzanne nous a fait part de ce qui la préoccupait:
Ayant trouvé du travail, se voir devenant moins aisé, celui qui était sensé l'aimer lui a fait part que... Qu'il n'avait pas envie de se compliquer la vie alors...
La super classe, le soir de Noël, par message...
Jeudi... C'est Noël.
Mais c'est pas encore Noël. Il a neigé mais le soleil a tout fait fondre (malgré le froid intense).
Le virus pourri est passé (je l'espère pas chez quelqu'un d'autre), Gilles a passé une partie de sa journée à redonner de l'eau à ses poissons (en râlant, le tuyau étant gelé il a fait des allers retour avec un seau: "Plus que 75 comme ça et ça ira") (le bassin avait perdu la moitié de son volume, la faute au filtre encrassé (qu'il a lavé dans l'évier (heurk!))) pendant de j'ai préparé la carbonade de demain...
...et Suzanne la seconde bûche!
Tout à l'heure je récupère Colette à la gare...
Joyeux Noël en perspective (et dont l'effectif, prévu réduit, est exponentiel...)

mercredi 24 décembre 2025

En Avent 24: histoire.

C'est l'histoire de...
En fait, ici, ce sont des histoires, du quotidien au jour le jour, des souvenirs, des pensées, pas toujours ordonnées, rien d'importance le plus souvent.
Des photos, la vie vue à la surface.
Du temps qui passe sur nos vies.
Et il en est passé du temps...
Plus de 10 ans (2014).
Depuis l'ouverture entre la "vieille" maison et le "chantier".
Avant même que la cuisine soit devenue cuisine, les chambres étant prêtes, les gars avaient réouvert (fermée il y a plus de 50 ans, à ce niveau cela relève de l'histoire, avec un grand H) la porte entre la chambre d'Arthur, devenue depuis bureau, et notre nouveau domaine.
Depuis plus de 10 ans, donc, différences de niveaux, ciment àlavavite et troupleindepousière, faisait office de seuil entre la cuisine et le bureau, ou l'inverse.
De la belle cuisine au moche bureau, la faille.
Et depuis longtemps, longtemps, ce seuil (et le bureau, mais là c'est une autre histoire, une fiction à mettre en scène, bientôt je l'espère) est sur la liste destrucsàfaire.
Je m'y suis collée il y a quelques semaines, demandant (redemandant, réclamant (je les ai tellement harcelés que...)) aux gars une planche qui aurait les bonnes dimensions. Victor nous en avait ramené une, puis une autre, cela ne collait pas. J'avais commencé des plans d'adaptation, Gilles avait envisagé des carreaux de ciment (pas harmonieux), des briques (qu'il aurait fallu couper, dans l'épaisseur). Simon passant par là a estimé que cela ne conviendrai pas. Qu'il avait mieux dans son grenier.
La planche est arrivée, Gilles l'a poncée (et poncée à ma demande: "là, il reste des traces de sciage", et re poncée...), Victor a bouché les fentes avec de la pâte à bois (je savais bien qu'on en avait!). Gilles l'a passée à l'huile de lin et...
Au milieu de l'aventure épouvantable des courses (alimentaires) de Noël, toute la population en âge de marcher s'étant donné rendez-vous dans les rayons, quasi vides, du super marché, nous avons trouvé la collequivabien et...
Ta Da!
Tout à l'heure, peut-être, nous ferons le joint (et ne me dites pas que le carrelage du bureau est beau! Il jure dans cette maison (et il est très très salissant!)) et ce sera parfait!

Bon... Ce nouveau seuil, n'étant pas encore cartographié dans nos cerveaux, (passer d'une double mini marche à une seule moins mini marche) a déjà valu quelques faux pas et quelques orteils tapés (et les chiens sautent par dessus!).

Mais c'est beau, hein? Même Clovis, de passage hier, avec Coline, a approuvé (c'est dire...).
Ceci dit je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de Noël (pour rappel, nous ce n'est pas avant le 26)!

mardi 23 décembre 2025

En Avent 23: attendre.

"Rester en un lieu, l'attention étant fixée sur quelqu'un ou quelque chose qui doit venir ou survenir".
J'ai attendu, je me souviens, assise sur la fenêtre, là haut sous les toits, fumant parfois une cigarette, que la vie démarre. 
J'avais 14 ou 15 ans et mon attention était fixée sur... 
Un ailleurs, un autrement, un différent.
Sur du mouvement, des lieux, des personnes dont j'ignorais tout.
Ce quotidien poisseux, le collège, et sa solitude, cet entre deux, pas encore sur la ligne de départ me laissait en suspend.
Puis, un jour, peut-être, ou une nuit, éventuellement, ou un instant, là, un autre, ailleurs, mon attention s'est déplacée.
Vers l'extérieur, un pied dehors, vers l'intérieur, un bras tendu.
Je suis entrée dans la ronde de la vie et l'attente n'a plus pris toute la place.
"Rester en un lieu, l'attention étant fixée sur quelqu'un ou quelque chose qui doit venir ou survenir".
Attendre n'est plus qu'une perle dans un collier, une miette sur la table, une pierre à l'édifice.
Parce que attendre c'est préparer, c'est élaborer, c'est prévoir, c'est agir...
Oui, parfois j'attends (combien de fois ai-je attendu le fameux "Attends maman!"), et j'ai attendu un enfant, 5 fois, souvent précédé par l'attente, plus ou moins longue de la grossesse, j'ai attendu que l'année scolaire se termine, que la journée de classe finisse, que le gâteau soit cuit, la lessive terminée, que ce soit mon tour, à la caisse, chez le médecin, que le plan se déroule sans accroc, que la migraine disparaisse, que la neige arrive, que le facteur, les éboueurs passent, que le soleil se lève, l'été pointe le bout de son nez...
Attendre, un peu et vivre beaucoup.
C'est ce que j'attendais, je crois, assise à ma fenêtre sous les toits quand j'en étais, il y a si longtemps, à "Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir?

lundi 22 décembre 2025

En Avent 22: habitude.

« 21 jours pour briser une mauvaise habitude ou en adopter une nouvelle ». 
C'est ce qui ce dit et ce qui est contesté (une étude dit de 18 à 254 jours) ...
Sortir les poubelles: pendant 33 ans le camion passait le mercredi (le seul jour où je pouvais dormir en semaine, ils passaient à 6 heures). Il m'a fallu quelques mois, je crois, pour y penser avant leur passage (11 heures) le lundi.
Ouvrir le poulailler: le temps plus que l'habitude joue sur ma ponctualité... S'il pleut, s'il vente, elles resteront un peu plus longtemps à l'abri (et moi aussi).
Le fermer... C'est celui qui sort, pour conduire Suzanne à la gare, pour... Heu... Qui s'y colle.
Cela donne lieu à quelques couacs. Quand l'un ou l'autre arrive, dans le noir, devant la porte déjà fermée par l'autre, quand au petit matin elles baguenaudent tranquillement dans le verger, ayant dormi la porte ouverte.
Début janvier, pour quelques jours, Arthur devra ajouter cette habitude, fermer le poulailler en partant, l'ouvrir en rentrant, à sa routine.
Parce que nous l'allons la rompre, la notre, de routine, en partant quelques jours à la conquête de l'Ouest.
S'occuper des feux: il suffit que le temps se gâte, se refroidisse ou s'humidifie, pour que je reprenne mes habitudes, prendre soin des foyers, chaque matin pour les nettoyer, les relancer.
Gilles lui, a pris l'habitude de ronchonner, pour le principe: "il ne fait pas froid!" (mais il garde son bonnet à l'intérieur)
19h26. C'est l'heure du train de Suzanne, le dimanche soir. Nous avons pris l'habitude de l'y conduire tous les deux.
Hier je voyais Gilles jeter des coups d'œil régulier à l'horloge...
J'ai du lui rappeler qu'elle ne partait pas, que c'est les vacances.  
De même il s'agitait, l'oreille aux aguets jusqu'à ce qu'il me demande où en était Arthur (il a cette curieuse habitude de communiquer avec nos gosses, quand ils sont hors de la maison, par mon intermédiaire) "il va être en retard, pour le boulot"...
Hier il avait pris une nuit de congé, ayant été au concert avec Victor (Arthur m'affirme que chaque mardi, quand je suis au yoga, il est à la bourre pour son repas, Gilles ayant oublié qu'il mange à 19h (Oui, il peut, et il le fait parfois, se faire à manger tout seul. Mais il faudrait pour cela qu'il anticipe, qu'il en prenne l'habitude. Tiens! C'est d'ailleurs ce qu'il devra faire aussi pendant notre absence..)).
Chaque soir, c'est une habitude qui s'est installée sans que je puisse en donner une date, Bernie attend que nous soyons assis, installés, posés, pour venir nous (surtout Gilles) harceler à grand coup de tête sous le bras (au grand dam de Gilles qui dessine) pour sortir, ou pas, pour réclamer à manger, gamelle déjà pleine, pour... Faire son intéressant.
Leïla, elle, attend au pied de l'escalier de pouvoir monter dormir dans la chambre de son maître (sale habitude, prise à l'insu de mon plein gré!). Même si son maître est au boulot...
Habitude prise à peine le sapin décoré, les guirlandes installées: les allumer pour "faire Noël"...

Et, depuis 22 jours, écrire le post, l'Avent du jour (et répondre aux commentaires, faire le tours des blogs participants...)