dimanche 12 juin 2022

24/52/2022: "L'amitié est une banque,...

 ...à laquelle il faut toujours penser à verser".

Projet photo avec Virginie.

N'importe quoi!!! Comparer l'amitié à une banque!

L'amitié n'enferme pas. Loin de là!


C'est une porte ouverte à l'autre tel qu'il est.


C'est du temps. Gratuitement.


Du temps partagé même à distance. Du temps, des mots, des maux, des espoirs, du réconfort.

Une porte ouverte, au figuré comme au propre (Annaïg et Hervé qui ont logé Victor pendant presque 3 ans, Laure qui a accueilli Arthur pendant un an et demi... C'est Alexis 1 qui habite chez nous le temps d'un stage en décembre, Alexis 2 qui passe deux semaines de "retour aux sources" à la maison (mes collègues se moquent mi effrayées mi admiratives: "ta maison ne sera jamais vide!"), c'est Virginie qui nous ouvre son jardin pour camper, Dany, Florence, Nadège, leurs maisons, pour une nuit, pour quelques jours... C'est une inconnue qui prête sa maison. C'est Jenny qui propose une chambre à Suzanne le temps d'un stage, qui lui trouve éventuellement un logis pour le temps du lycée... C'est Jérôme sans qui nous n'aurions pas de maison...)

samedi 11 juin 2022

Vracs.

Sans doute l'avez vous remarqué, si je parle encore boulot ici, parfois, je ne rue presque plus dans les brancards. Sans doute parce que, ne les portant plus directement sur mes épaules, ils me pèsent moins.
Cela ne veut pas dire que le système a changé.
Je dirai même, qu'enfin, les échos du mal être des enseignants, de la maltraitance de l'éducation nationale vis à vis de son personnel et des ses élèves, arrivent enfin à émerger (dans la presse, au comptoir du bistro, sur le grand internet).


Petits exemples concrets:


Mes élèves accèdent au dispositif ULIS par décision de la MDPH. Et le temps MDPH n'est pas le temps de l'école. 
L'un de mes "petits" est devenu trop grand pour l'école élémentaire. Il doit faire sa rentrée en 6éme. Il y a des mois, avec sa maman, nous avons fait deux demandes: une 6éme en internat dans une structure adaptée à son handicap physique (il souffre d'une moche maladie dénégative), ou une ULIS au collège.
Et depuis il attend. Il se tracasse... Sa maman aussi. (et nous, nous savons que rien n'est acquis, qu'il pourrait, cela arrive, ne rien avoir. Et devoir intégrer une 6éme "normale")


Autre versant: 
Je ne possède pas la "certification" adéquat pour le poste que j'occupe (la grande majorité de ces postes sont occupés par des non certifiés: pas assez de formations d'ouvertes, peu de candidats à ce genre d'enseignement adapté), je ne suis donc pas titulaire du poste. Je l'ai à titre provisoire. Un diplômé l'obtiendra s'il le demande et j'ai dû postuler à d'autres fonctions (liste de 20 postes minimum).
Et, comme tous mes collègues du Loir et Cher, je vais devoir attendre le 23 juin pour savoir si je reste ou si je pars. Dans certains départements le résultat tombera le 28. 
C'est confort... 
Préparer la rentrée avec mes collègues (une petite ULIS va arriver, trop petite pour être intégrée dans une des classes de l'école puisque qu'elle est d'âge CP et que les CP sont dans une autre école du RPI, à 5 kilomètres...), commander les fournitures? Ou prendre contact avec une nouvelle équipe, dans un autre lieu?


Mouaip!
Sinon, Suzanne n'a reçu que des avis favorables de la part de ses profs, lors du conseil de classe, pour les formations demandées au lycée. Le lycée privé, lui, nous a attribué une page famille...
Elle saura à quelle sauce elle sera mangée le 30.
Le conseil départemental nous demande de faire les inscriptions pour le transport scolaire dès à présent...


Et j'ai accompagné Clovis au CIO (un monde... parallèle!).
Il a décidé de reprendre des études (hip hip hip hourra!! Il est arrivé à cette conclusion sans influence (le temps a fait son œuvre)).
FAC? BUT? Autres?
Il va devoir s'en remettre à la phase deux de parcoursup...
Et pourrait n'avoir de réponse qu'au mois de septembre (jusqu'à fin septembre).
(en même temps s'il a une formation...)
(Clovis a l'air de vivre ça très bien. Il passe de bons moments à faire de la musique et du vélo avec son copain Alexis (pas le même que celui logé ici cet hiver) qui passe deux semaines en "pension" à la maison (épais comme un sandwich SNCF, il mange comme 4 (et n'est pas difficile!!!))).


Tout cela, en vrac.
Avec ce matin, malgré une bonne nuit, une migraine bien partie pour me gâcher mon samedi ensoleillé. 

mardi 7 juin 2022

Les réponses du mardi.

Ce sont les questions de Dr CaSo.

  • Quel truc difficile avez-vous dû faire cette semaine?

Heu... Rien de vraiment difficile (gestion de chantier tendue au début mais qui s'est très bien déroulé, nettoyage (beurk! fond de matière en décomposition) et remise en place (avec filtre) de la cuve de récupération d'eau).
Mais peut-être: nous mettre d'accord, avec Gilles, avec les gars, sur l'emplacement des arbres arrivés pour l'anniversaire de Gilles. Ils seront grands pour Bastien et ses futurs cousins et cousines...

  • Avez-vous changé de taille ou de forme ces dernières années, et si oui, avez-vous gardé les vêtements qui ne vous vont plus “juste au cas où”?
    • Bien sûr!

      45 kg à 20 ans. 20 de plus à 50.

      Non, je n'ai pas gardé les vêtements qui ne me vont plus (sauf ma robe de mariée). Et c'est dommage parce que la mode étant cyclique mes vêtements d'il y a 30 ans seraient dans l'air du temps et pile à la taille de Suzanne!

    • En général, est-ce que vous pensez que vous avez plutôt eu de la chance dans votre vie, ou de la malchance?
      • J'ai eu énormément de chance. Je suis née dans une famille aimante. J'ai rencontré, j'aime et je suis aimé de Gilles. Nous avons cinq enfants magnifiques qui sont de bonnes personnes. Je fais un métier qui a du sens (si, encore, malgré tout). Nous habitons un chouette coin, dans une maison à notre image...


      • Est-ce que vous prenez toujours l’ascenseur s’il y en a un, ou plutôt les escaliers, pour monter et descendre quelques étages?
        • Je ne fréquente que rarement des lieux avec ascenseur. Petits, les gosses montaient dans un ascenseur comme on monterait dans un manège...

          Ceci dit la maison possède deux escaliers, un de chaque coté. Et chaque matin je les monte, réveiller Gilles d'un coté, Suzanne de l'autre, et les descends plusieurs fois avant de partir au boulot. Au boulot où les toilettes se trouvent de l'autre coté de la cour, en haut de l'escalier (alors que toutes les classes sont de (presque) plein pied.


        • Dans quels magasins n’arrivez-vous pas à ne PAS entrer quand vous passez devant?
          • Comment dire? Si cela était possible je n'entrerai dans aucun magasin.

            Je ne traine pas les rues à lécher les vitrines, le shopping est une activité qui m'est étrangère (j'ai essayé avec Suzanne et... Ce n'est pas concluant (avec les garçons c'est les magasins de pièces de moto, les tatoo shops, que j'ai fréquenté!!!)). Disons que tant qu'à entrer dans un magasin je préfère une librairie... Et même payée très cher je n'entrerai pas dans dans une parfumerie!
             


            Ma question maintenant:
            Quelqu'un vous a t-il surpris, en bien (comme notre voisin qui nous a prêté sa remorque et a emmené la terre dans le trou "prévu" à cet effet) ou en mal, ces derniers temps?

            dimanche 5 juin 2022

            23/52/2022: "Travaille dûment ton domaine, si tu veux récolte certaine".

            Projet photo avec Virginie.


            Enième phase de travaux.
            Un jour nous aurons (ou pas) une maison terminée (et qui sera trop grande pour nous deux...).
             

            Pourquoi Gilles ne dormait pas bien...

            ...depuis quelques jours, ou "l'art" de "gérer" les aléas d'un chantier familial.


            Depuis que cela semblait acquis (mini pelle réservée, si elle est dispo), Gilles dormait en disant des gros mots (si ce n'est pas signe de stress!) pas "rentable", d'un point de vue repos, pour celle qui partage son lit (mais, attention à n'en rien dire pour ne pas empirer la situation!)).
            Les garçons avaient décidé qu'il était grand temps de s'occuper de ce "dossier", en attente depuis des années (et en profitant des avantages du boulot d'Arthur chez le loueur d'engin, avant qu'il ne se termine).


            La mini pelle est arrivée vendredi soir, pendant qu'au bout de deux heures (interminables) de discours je buvais un verre avec mes collègues pour fêter la retraite de notre inspectrice (nous avons travaillé 20 ans ensemble).
            Et avant d'attaquer le "gros" du chantier, et en attendant le reste du staff, Victor a terminé ce qu'Arthur avait commencé: l'arrachage des racines du bambou envahissant.


            Puis, Gilles ayant bu son café, Simon étant arrivé, Arthur descendu, c'est l'emplacement de l'ancienne piscine qui a eu droit à son remaniement: retirer le vieux géotextile, retirer la terre végétale, pour pouvoir la remettre ensuite sur le remblai (et c'est là que les difficultés ont commencé: Gilles n'avait pas saisi les différentes étapes et...).


            Pendant qu'avec Gilles nous faisions deux tours à la déchèterie (bazar sorti de la maison de Berthe, puis géotextile) les gars attaquaient la décaissage de ce qui fût au siècle dernier, jusque dans les années 50, la maison de mon arrière grand mère, Berthe.

            Rapidement il s'est avéré que la remorque, prêtée par un voisin, n'était pas rangée de façon "pratique",...


            (et je n'avais pas le numéro du voisin)


            (et il faisait une chaleur lourde, orageuse...)


            Gilles c'est énervé: pas de "mauvaise terre" dans son jardin!
            Les gars se sont agacés et j'ai dû essuyer les humeurs des uns et des autres et mettre en œuvre toutes mes compétences diplomatiques pour que le chantier n'avorte pas. 
            J'ai réussi aussi à joindre le voisin, la remorque a été installée au mieux. 


            Gilles a saisi que la mauvaise terre serait sous la bonne (et que cela permettrai de remettre le terrain de niveau).


            Et le chantier a pris son rythme de croisière, sous le signe de la bonne humeur.
            Clovis est venu prêter main forte pour charrier les brouettes et j'ai réussi à joindre (c'était pas gagné, c'est le genre de zozo qui oublie son portable à la maison) le gars qui accepte le remblai. 
            Avec Arthur nous sommes allés repérer le "trou" à boucher.


            J'ai préparé une méga bolognaise qu'ils ont englouti en un éclair (à noter: un kilo de pâtes, pour autant de sauce, n'est pas suffisant. Heureusement qu'il avait des glaces!) et en attendant de joindre le voisin (c'est récurant ses histoires!!!) pour qu'il emmène la terre dans le trou, la pelle est ressortie pour cacher la mauvaise terre sous la bonne sur l'emplacement de l'ancienne piscine (juste quand l'orage s'est mis à gronder, la pluie à tomber).

            Gilles a pris un cours de conduite de mini pelle.


            Le voisin est arrivé, a vidé la remorque, la pelle est retournée à l'intérieur,...


            ...et pendant que j'allais chercher Suzanne à l'athlétisme (revenue chargée de cadeaux et médaille (seconde de sa course) le voisin a vidé la remorque...


            Suzanne a pris un cours...


            ...de maniement de pelle.


            Et hier soir, quand Simon et Victor sont rentrés chez eux, alors que le soleil était de retour,...


             ...nous en étions là: trace la piscine disparue, tas de terre à évacuer au milieu de la maison de Berthe (le niveau y est...).

            mercredi 1 juin 2022

            Disparitions, et... Abandon.

            Ont disparu la semaine dernière: la poule blanche et la poule grise (mangées, volées, adoptées?).
            Cela a précipité le départ du coq: c'est lui qui les a incité à baguenauder dans tout le hameau... 


            Disparu aussi, je m'en rends compte en rangeant les courses, le fût de bière qui n'était pas terminé. Je l'avais mis au frigo.... Personne ne semble savoir comment il a pris la poudre d'escampette.


             Par contre la table est encombrée de plats abandonnés. A qui est-ce?

            mardi 31 mai 2022

            Les réponses du mardi.

            Ce sont les questions de Dr CaSo.

            (Vendredi matin, alors qu'Arthur passait une petite heure aux urgences pour une réaction cutanée, Laure et moi avons fait un petit tour à Vendôme.)

            • Quel est votre jour de la semaine préféré?
            Le samedi sans doute. La semaine de travail est terminée, le week-end débute. pas de réveil (comme le mercredi), rien (souvent) au programme (à part aller manger chez maman): deux jours de possibilités, de faire, ou ne pas faire, quelque chose...
            (Vendôme, toujours, le cheval de Liska est toujours là (et c'est heureux!))

            • Quelles caractéristiques physiques trouvez-vous attractives chez les hommes et/ou les femmes?
            Je me le demande...
            Je sais ce qui me gène plus que ce qui me plait: une voix stridente, des cheveux gras, les mains moites (depuis le virusdontonneprononcepaslenom j'y suis moins confrontée)...
            (Dimanche après midi Victor et Emma nous (Arthur, Clovis, Coline, Gilles et moi (Suzanne était avec ses copains)) ont proposé une balade familiale, à peu de chose près à mi chemin entre chez eux et chez nous: Meslay, départ du château)

            • Est-ce que vous vous excusez facilement ou est-ce difficile pour vous de l’admettre, quand vous avez fait une erreur ou avez eu tort?
            Fastoche!
            Et libérateur. 
            J'ai fait une erreur? Je m'excuse.
            Il y a eu incompréhension (de ma part ou de la "partie adverse")? Je m'excuse.
            Il y a eu oubli (de ma part ou de la "partie adverse")?  Je m'excuse.
            Je me suis agacée. Je m'excuse.
            Il/elle s'est agacé/e / énervé/e. Je m'excuse de n'avoir pas réagi de manière à apaiser...
            Oui, fastoche et libérateur.
            Et je trouve dommage que beaucoup n'arrivent pas à faire cette démarche. Reconnaitre une erreur n'est pas déchoir. Au contraire...
            (Et cela "désamorce" bien des difficultés (cela peut s'avérer "rentable" pour établir un climat serein)).

            • Que buvez-vous le matin? Thé? Café? Jus de fruit?
            Petit déjeuner qui permet de démarrer: un grand (bol) café fort et légèrement sucré, du jus d'orange sanguine (moins sucré que les oranges "classiques"), tartines de fromage/beurre confiture (maison (il est temps que j'en refasse, je n'ai plus un pot en réserve!)).
            Et surtout du silence, du calme (celui avant la tempête).

            • Si tout-à-coup l’essence coûtait 10 euros/dollars le litre, que changeriez-vous dans vos habitudes?
            J'ai déjà changé quelques habitudes.
            Je covoiture avec Simon quand c'est possible (sauf la semaine dernière, j'avais plein de trucs à transporter), nous "rentabilisons" nos déplacements (remplir la voiture, faire les courses une seule fois par semaine...), je suis inscrite sur une appli de covoiturage de proximité (aucune touche à ce jour).
            Une fois à la retraite je pense que l'option vélo (à assistance électrique?) sera une option envisageable (même si, franchement, nos routes de campagne sont peu sécures...).


            Allez, je rajoute une question: en avance, à l'heure ou en retard?


             Comment arrivez-vous au travail?

            (Gilles en retard (et encore je le réveille), Arthur pile à l'heure (là aussi je suis sur le pont...), Suzanne est en avance (à cause du transport scolaire que nous rattrapons souvent au hameau suivant...). Moi je suis toujours en avance. Même si cette année ce n'est parfois que d'une demie heure (en réalité, pour tout ceux qui connaissent le métier d'enseignant, j'arrive avant l'arrivée des élèves, pour commencer à travailler. Donc, pas en avance).)