Dans un coin du jardin:
Au cœur de l'hiver,
léger et discret,
danse un ange gelé.
Et je frissonne,
qu'il se donne
ainsi découvert.
Dans un coin du jardin:
Au cœur de l'hiver,
léger et discret,
danse un ange gelé.
Et je frissonne,
qu'il se donne
ainsi découvert.
Qui ne sont pas nouvelles, en fait.
L'école a repris, comme avant les vacances.
Tout pareil. Élèves fatigués et fatigants. J'en ai juste un de plus.
L'école en ce moment me demande de la motivation. Que je cherche...
(le sapin termine sa courte vie chez nous)
Le temps froid et brumeux, la nuit qui n'en finit pas, peuvent y être pour quelque chose...
A la maison je suis la première à me lever (la première aussi à me coucher. Sans que cela n'efface ma fatigue), pour trouver le poêle éteint faute de granules, la cafetière vide...
Cela fait des semaines que Victor se démène (je délègue) pour que notre fournisseur internet rétablisse un service correct. Emma travaille en visio, Clovis aussi, une semaine sur deux, et, là maintenant, alors que tous dorment encore (et donc personne n'est connecté), je peine à ouvrir une page internet, à lire une petite vidéo (une partie de ma "formation continue" (heurk!) est en visio aussi. Je dis "heurk" pour "formation continue" parce que nul ne peut, à part ce qu'il reste de l'éducation nationale, appeler "ça" formation continue. La dernière auquel j'ai "participé" s'intitulait "échange entre pairs". Et si nous étions quelques "pairs" nous n'avons "échangé" que quelques mots (surtout des revendications, qu'elle "a noté") avec l'inspectrice...)... Il semble que nous ayons trop d'appareils connectés...
Le sèche linge que l'on avait réussi, l'an dernier (même problème), à sauver, ne fonctionne plus (ne tourne plus).
Je ne parle pas du chauffe eau...
Et nous cherchons, vainement, depuis des semaines, une casserole disparue.
Voilà, voilà...
A part ça tout va bien.
Les chiens ne quittent plus le jardin. Ils ont du se faire piquer par la clôture...
Les poules donnent leur demie douzaine d’œufs par jour.
Gilles a un rendez-vous (téléphonique!!!) (voyons le bon coté des choses, cela va lui épargner 140 km aller/retour) avec le médecin du travail.
Clovis et Suzanne ne ratent pas le bus tous les matins.
Arthur semble se plaire dans son nouvel emploi.
Et, ce matin, s'il fait froid, il fait beau!
Et c'est le week-end!
Mes nuits d'enfant n'existent pas.
Je veux dire... Je ne m'en souviens pas.
Les premières nuits dont je me souviens sont celles d'orage, quand nous habitions dans les Alpes de Haute Provence. C'était des nuits extraordinaires, avec des coups de vents, des coups de tonnerre. Pas des nuits d'hiver.
Les nuits d'hiver qui me reviennent sont celles qui se prolongent le matin, qui empiètent sur la fin d'après midi...
Les matins, présents à mon esprit, froids, humides et sombres, qui me menaient, sur les pavés de Loos les Lille jusqu'à la première école où j'ai travaillé.
La nuit de tempête où dormir sous les toit donnait l'impression de le faire dans le tambour du lave linge.
Et tous ces matins noirs, nuit encore, toujours, à rouler jusqu'à l'arrêt, jusqu'aux feux arrières du bus scolaire.
Le parking, vide, éclairé mais sombre, de l'école, avec cette envie irrésistible de couette, alors que la journée n'est pas terminée.
Nuits d'hiver et aspiration à la chaleur.
J'ai envie de me retourner dormir.
Jusqu'au lever du soleil.
Projet photo avec Virginie.
Et cette semaine Virginie on essaie de définir 2021.
L'année du câlin? De la chaleur humaine...
Oui, nous le valons bien!
Il faut donc, j'imagine, lister les problèmes.
Et...
Comment dire?
Problèmes familiaux?
Non.
Beaucoup d'amour.
Beaucoup de bons moments avec les enfants (même si, désormais, ils nous appellent les "vieux").
Être jeune en ce moment n'est pas cool... Mais eux le restent, cools.
Donc, résolution? Rester nous même, aimer encore, aimer toujours.
Problème de logement?
Non. Clairement. Même si la maison n'est pas terminée, si l'hiver il n'y a pas assez d'eau chaude, s'il faut brasser du bois et des granules (ça réchauffe).
Notre coin est beau et calme même s'il est empoisonné par les traitements, détruit, chaque jour encore, par des abrutis que les arbres, les ruisseaux gênent.
La France est belle... Même si elle est très loin d'être celle que nous espérions pour nos enfants.
Résolution? Continuer à militer, à lutter, à résister.
Amis?
Gâtés nous sommes. De la qualité supérieure.
Le temps et l'éloignement n'abiment pas ce genre de relation.
Boulot?
Le toubib parle de remettre Gilles au travail, à mi temps.
Nous ne sommes pas d'accord. Nous ferons en sorte qu'il prenne encore du temps pour se refaire.
Et l'école reprend lundi...
Mais peut-être la neige espérée nous contraindra à rester au chaud?
Sinon, je remettrai mon armure, ma carapace et j'y retournerai...
Et, je trouverai du bon dans ma classe, dans mon école, comme d'habitude. Malgré le sinistre ministre, malgré la pente sur laquelle est l'éducation nationale...
Voilà.
Résolution 0/10
Vie 100%
2 l'amour, toujours.
2 l'espoir comme trajectoire.
1 projet journalier.
Famille, amis, copains, à vos souhaits!
(j'avais préparé, programmé, un post poétique et illustré de belles photos et blogger l'a fait disparaitre avec 2020...)
Une bonne tranche de revendications, de protestations, de ruage dans les brancards (très contraignants les brancards, cette année... Et souvent incompréhensibles.)
Une tranche de travaux, à la pelle. Chez Simon et Cynthia, qui sont passés d'une coquille vide à une maison douillette. Chez Colette, installée désormais dans une maison lumineuse et centrale.
Des bestioles, une tartinée. Des poules décimées, par les chiens, par les poux, mais a qui il faut ouvrir chaque matin. Une bonne demie douzaine d’œufs par jours, en retour. Des chats, celle qui est arrivée avec le confinement et celle qui a disparu. Et ces bon sang de chiens! Maintenant encerclés par la clôture électrique (j'en ai mal aux bras!).
Des enfants qui vivent, grandissent, se battent contre l'adversité, jouent, travaillent...
Confinement? Un jardin, une maison, centre de notre monde. Une chance quand on est nombreux!!!
Les pas, l'un devant l'autre, pour avancer, ensemble.
Des anniversaires, des fêtes, prévues, annulées, fêtées quand même.
Quelques jours en amoureux. Une respiration.
Et l'hélicoptère, et les soignants, qui chassent l'ombre qui nous a frôlé...
Du temps qui file, du temps très dense, du temps perdu, aussi.
Une tranche de soins et d'adaptation. De grandes victoires... Aussi.