vendredi 23 mars 2018

L'art de tisser avec des souvenirs.

Kilomètre carré concret!!!
Le kilomètre carré élu est un souvenir commun entre une élève et sa maîtresse, un souvenir d'école, de l'ancienne école. Alors ce jeudi matin Alexis, des archives départementales, est venu de Blois avec des documents, des textes des photos et des dates pour nous raconter l'histoire de l'école dans notre village. Et c'était...
Ouha! Pourquoi on ne fait pas ça plus souvent?
Puis Mathieu a pris les choses en main.
Nous avons mis la classe en "configuration conseil" et nous avons, chacun à notre tour, raconté un souvenir.
Puis un rêve.
Les CM1 si prompts, habituellement, à se moquer, à parasiter le moment en étant bruyants, en interrompant leurs camarades et les adultes avec des réflexions ou des questions destinées à "amuser la galerie", ont été formidables d'attention, de concentration, de créativité.
Ils ont adoré, j'ai adoré, nous avons adoré!!
Et quelle fierté pour eux, pour moi, d'avoir su profiter de ces moments.
Merci Mathieu.
Pour immortaliser ce moment, pour ajouter un fil au tissu des souvenirs créés, Mathieu a proposé en mis en œuvre une photo sculpture.
Et... Comment dire?
Génial!!!
Nous avons clôturé la matinée en montrant nos contributions affichées sur la grille...
Puis nous, Mathieu, Émilie et moi, avons mangé au restaurant scolaire avec les gamins avant de dérouler l'après midi, classe pour les CM1 et moi, café avec les parents à la maternelle (parents à l'école), visite à l'EPAD, au club de scrabble (et des souvenirs à dérouler, ici et là. Mathieu a une qualité d'écoute incroyable qui "déterre" les souvenirs et délie les langues. Émotions!), cours de zouba (oui, oui! Il a joué le jeu! Nous avons des vidéos qui l'attestent!) et...
Nous nous sommes retrouvés, une fois que Gilles est allé chercher Clovis qui avait raté le car, mais ne l'a pas trouvé (il ne le cherchait pas au bon endroit et avait oublié son portable à la maison), une fois que je suis repartie chercher Clovis (bon endroit)...
Nous nous sommes retrouvés chez les pompiers.
Parce que pas mal de textes ont parlé d'eux (y compris le texte gagnant).
...parce qu'ils sont des bénévoles essentiels dans nos campagnes,...
Mathieu a eu droit à un "cours" en accéléré.
Émilie était, bien sur, ravie!
Bref! Nous avons égrainé des souvenirs de pompiers...
...(et le chef actuel faisait partie de ceux évoqué dans le souvenir gagnant, il l'avait un peu oublié mais s'en rappelle des bribes...).
Les pompiers nous ont invité à manger une pizza (pleins de pizzas en fait).
Sont'y pas beaux nos héros?
Tout cela vaux bien une photo.
Et...
...là...
...je commençais à ne plus tenir sur mes jambes...
...et ce n'est pas terminé!!!

jeudi 22 mars 2018

En raison de...

22 mars, jour de grève pour la défense du service public. 
J'avais prévu de faire grève, de manifester, de protester contre la casse organisée des services public, contre le mépris dont fait preuve ceux qui nous "gouvernent".
Et puis...
Savigny à été choisi comme le kilomètre carré.
Mathieu Simonet est arrivé en résidence provisoire, en camping car, dans la cour de l'ancienne école. Et il va venir passer du temps avec les CM1.
Alors...
Mardi nous avons affiché les contributions de l'école sur la grille du parking (recto)...
...(verso) et j'ai expliqué pourquoi je renonçais à la grève aux parents.
Et mercredi, après une matinée de marathon de comptes rendus (et un début de migraine)...
...je suis allée rejoindre, avec Suzanne, une petite portion de mes élèves,...
...accompagnés de quelques parents, d'élus, de personnels du conseil départemental pour un point presse avec Mathieu Simonet.
Un chouette moment d'échange, Mathieu est très doué pour faire parler les uns et les autres et c'est un conteur très doué, qui s'est terminé (tous étaient ravis) par une photo.
Oui, oui...
Mais la journée n'était pas terminée.
Sur le programme de Mathieu il y avait une case "soirée surprise".
Et c'est à la maison que c'est retrouvé le "staff" du projet.
Une vingtaine à la louche pour un repas informel, en vrac sur la table et...
...en bonne humeur tout autour.
Puis...
...Simon,...
...Gilles...
...et Arthur...
...ont assuré le spectacle.
Et ce fût l'occasion d'une première pour Gilles qui a craché du feu avec ses fils!
Vivent les artistes!!!
Merci mon amour, d'avoir assuré les courses et le ménage, merci les gars pour votre prestation.
Merci à tous pour cette soirée!!!
(bon, ce matin j'ai mal au crâne, un peu, mais aujourd'hui c'est le jour de la visite en classe!!!)

mercredi 21 mars 2018

Pourquoi je me lève le matin.

Ben parce que le réveil sonne, bien sur!
Mais aussi quand il ne sonne pas.
Blague à part je me lève...
Parce que le jour se lève et le temps file.
Parce que la lumière fait sombrer la nuit, parce que de menus bruits, des chants d'oiseaux, lézardent le silence. Parce que je suis.
Parce que mon cœur bat dans un chœur de cœurs.
Celui de Gilles en fond de partition, le rythme.
Celui des nôtres, mélodies.
Tantôt douces, tantôt vives.
Variées, chamarrées.
Parce que la vie jamais ne s'ennuie.
Jamais longtemps...
Je me lève parce qu'il y a, tous les jours, de menus défis à relever.
Pour faire fonctionner harmonieusement, pour embellir, pour faire vibrer.
Je me lève pour nos gosses.
Pour tenter de leur donner le meilleur, leur tenir la porte d'un avenir qu'ils construisent, qu'ils construirons sur des fondations que nous espérons solides.
Des hommes, une femme, créatifs, attentifs, ouverts.
Militants. Libres.
Je me lève en gardant les yeux ouverts.
Pour ne rien rater qui pourrait entrer dans l'objectif de mon appareil. Qui pourrait être coloré, équilibré, ou décalé, un détail ou un panorama qui pourrait être inspirant, ressourçant... Qui pourrait aider à s'évader parfois. Des photos à partager.
Je me lève aussi pour ces mots que j'aligne sur le clavier.
Des mots de rien, des mots menus.
Qui filent, s’empilent, se lient et disent.
Des mots pour moi, des mots pour vous, des mots...
Des mots pour des histoires en écho à celles que j'ai lu, à celles que je lis.
Je me lève aussi parce qu'un jour je ne pourrais plus.
Parce que ceux que nous avons perdu ont perdu ce privilège.
Je ne suis pas naïve, le monde, la vie n'est pas toute rose et je me coltine aussi de la douleur, du noir, du dur, mais je me lève le matin pour vivre chaque journée au mieux.
Voilà...
5h30, je me lève...