mercredi 20 avril 2016

Il y a dix huit ans.

C'était un lundi. Et nous avons pris la route et avons déposé Simon et Arthur chez Simone, qui était étonnée: "tu n'as pas mal?"
Ben... Comme quand t'as des contractions quoi!
Et comme ça a un peu, beaucoup, duré j'ai eu "droit" à une péridurale (dont j'ai senti le "point d'entrée" pendant des années) qui n'a fonctionné que d'un coté. Oui, et comme l’anesthésiste, qui avait mis une seconde dose, ne me croyait pas il m'a piqué le pied avec une épingle pour s'en assurer. Le con!
Résultat: j'ai accouché paralysée d'un coté et incapable de "gérer" la douleur de l'autre... Moui.
Et il a fallu pousser. Et pousser. Et pousser... Et...
Mais j'accouche d'un ballon de rugby ou quoi?
"C'est pas comme d'habitude!!!" que j'ai dit au sage femme (je ne connais pas le terme pour les hommes qui exercent ce métier) et il m'a répondu qu'il n'y avait pas d'habitude en matière d'accouchement.
Oui, mais quand même! Pour le troisième tu as quand même quelques repères... Et là...
Je l'ai senti passer et pas au figuré!!!
Il est arrivé magnifique, tout tuméfié, le nez écrasé et avec tout au bon endroit. C'est un garçon donc Pépette pourrait utiliser le prénom Louise (en fait Pépette a eu Antoine et c'est Bénou et Réré qui ont appelé leur ainée Louise).
Il était magnifique et tout le personnel présent, sage femme, puéricultrice, anesthésiste (le con!), l'a soupesé, évalué... Gilles a vainement tenté, pendant que je me faisait recoudre (je vous épargne les détails, ce fût long), de le faire entrer dans un body naissance, puis dans un 1 mois.
Victor est né en milieu d'après midi, un lundi, nous a ravi, et il pesait 4kg400...
Victor est né il y a 18 ans et ce fût le coup de foudre. Bien sur!

Faille ophtalmique, France3, baleine urbaine et pleine lune.

Rien de moins! 
Dimanche Suzanne arrive et me demande un rendez vous chez l'ophtalmo (!!!!). 
Ah? Et pourquoi donc? 
Parce que ces derniers temps elle a souvent des taches de couleurs, et puis des lignes, dans les yeux. Et puis quand elle les "regarde" elles vont trop vite. Elle ne les voit plus. Moui...
Je lui explique qu'avoir un rendez chez l'ophtalmo relève du parcours du combattant, qu'il faut appeler, et encore appeler, pendant des semaines avant d'avoir, un jour (parfois jamais quand on fini par renoncer), un rendez vous pour dans 3 à 9 mois plus tard.
Lundi en rentrant du travail Suzanne en remet une couche: T'as appelé l'ophtalmo?
Ben, non... Alors pour montrer ma bonne volonté (et pour lui démontrer la difficulté de la démarche) j'appelle. Et l'on me répond que si je rappelle le lendemain matin j'aurais un rendez vous pour le soir. Hein?!!!
Alors Suzanne était sur le pied de guerre ce mardi matin. 
N'oublies pas d’appeler, hein? 
(Je ne m'en remets pas!!! Avec les garçons c'est moi qui doit rappeler qu'il faut faire ci et puis ça...!!!)
Juste à 8 heures j'appelle. Et la secrétaire décroche à la seconde tentative... Heureusement que j'étais assise! J’obtiens, sans aucune difficulté, un rendez vous. A 20h30. 
Alors hier nous avons mangé tôt et nous avons quitté la maison à 20h. L'ophtalmo c'est à 30km.
Évidement nous ne sommes pas seuls mais l'ambiance est calme et quasi recueillie. Chacun se félicitant de la chance d'avoir un rendez vous.
Et voilà que débarque...
La TV! Une fille avec une camera, le trépied et le posemètre... Et un acolyte/présentateur/journaliste (? c'est elle qui dirige les opérations, il ne fait que ce qu'elle lui demande). Ils viennent faire un reportage sur les malheureux qui en viennent à sacrifier leur soirée pour se faire soigner dans nos vertes contrées. Le maire, mèche relevée avec soin, est là aussi qui répond aux questions...
Bien sur c'est excitant, une maman en trépigne, une autre essaye de cacher le trou de son collant (on est pas sous son meilleur profil à 21h...), mais cela ne fluidifie pas le système!!! Répondre aux questions et bosser... Bref!
L’orthoptiste, fatiguée, est charmante. Elle a une fille de l'âge de Suzanne.
La dame sur la chaise à coté de moi est charmante. Elle est trop jeune pour avoir déjà des enfants (c'est un bébé dame).
L'ophtalmo, qui fait deux mètres de haut et porte des chaussettes roses, est charmant. Il ne nous dit pas s'il a une fille.
Suzanne a une vision parfaite mais... Ce sont des migraines ophtalmiques... Ok, ok, merci les gènes pourris! Et puis expliquer le truc des gènes à 21h passé...
La secrétaire médicale, sur le pont depuis 9 du matin (il est 21h30), est fatiguée mais charmante. Elle a une fille de l'âge de Suzanne...
Sur le chemin du retour nous croisons une baleine urbaine (enfin... Urbaine c'est beaucoup dire! Le village qui l'abrite compte moins de 900 habitants). Je m'arrête pour l'éclairer de mes phares et la photographier (et puis oui, à part ça ça va, je vais bien). Nous discutons avec Suzanne de ce foutu poteau au milieu. Il y a toujours des poteaux au milieu...
Et de la pleine lune.
Oui. Sommeil en miettes. Je me lève pour aller aux toilettes (les sèches à l'autre bout de la maison, les autres sont... en travaux) et je traverse la cuisine à 2h02. Puis je me réveille de nouveau à 3h33...
M'enfin?
M'enfin, ce matin je reçois un SMS charmant, gentil, plein d'attention, d'Annaïg qui loge désormais Victor pendant la semaine. Et Victor semble content du message d'anniversaire que je lui envoie.
18 ans...

lundi 18 avril 2016

Bonheur silencieux.

C'est Lakevio qui propose un tableau pour une histoire... Et ce dimanche le tableau de Pauline Palmer m'a donné envie de continuer l'histoire commencée il y a deux semaines avec le tableau de Hopper:
Rassemblement de famille de  Pauline Palmer

Ah, ma princesse! Quelle belle journée! 
Installée à l'ombre en cette belle journée d'été tu souris et je sais que tu es heureuse.
De cette vie sans mots j'ai appris le langage du corps, celui des yeux.
J'avoue que les premiers temps j'ai cru qu'il était possible de te rendre la parole mais la gouvernante qui t'a confiée à moi en même temps qu'elle me vendait la maison me l'avait dit, jamais tu n'avais prononcé un mot. Et jamais tu n'en prononças depuis.
Mais lentement, à cette époque et avec l'aide de la femme engagée pour tenir la maison, j'ai pu t'approcher. Et les mots que tu n'avais pas je te les ai donné. 
M'asseyant à tes cotés pour "discuter" de la rénovation de la maison. Réflexion de la toiture, remise en état des volets, du porche. Et c'est le jour où je pérorais sur la couleur des peintures extérieures que tu m'as donné ce que j'attendais: un regard vif et une réaction.
Tu es entrée dans la maison pour revenir quelques minutes plus tard avec ton bloc et tes pastels. Tu as dessiné et coloré, à la couleur désirée, la façade, les volets. Ce jour là j'ai osé déposer un baiser sur le bout de tes doigts.
Et je me suis dit que, peut être, tu pourrais posséder les mots. A l'écrit.
Alors chaque jour je me suis assis à tes cotés pour t'apprendre. Pour t'apprendre à lire, à écrire. Pour apprendre ce que tu étais... 
Très vite c'est toi qui a pris la direction des opérations. A chaque mot nouveau tu faisais un dessin, à chaque dessin que tu me présentais je te donnais le mot écrit. Cet abécédaire fantastique est toujours sur la table du bureau et à servi plus tard pour apprendre à lire à nos enfants, à nos petits enfants.
De mots en mots, de livres en livres nous nous sommes rapprochés jusqu'au jour où tu m'as écris "Épouse moi". 
Encore maintenant je me souviens du choc d'avoir été demandé en mariage! Moi un homme! En y réfléchissant j'en ai été si heureux. Tu me choisissais alors que la vie m'avait imposé à toi...
Cet après midi douce et chaude entourés de cette famille que je n'aurais à peine espéré te donner est un régal. Le grand âge nous atteint maintenant, belle fête pour tes 80 ans, je n'ai nulle autre crainte que de te perdre... Tu es toujours aussi belle. Je t'aime comme au premier jour. Comme les précédents, quand je te rêvais...
Ah, ma princesse!

samedi 16 avril 2016

En vedette.

Les toilettes!
Jeudi soir, le sol et la salle de bains,...
...avec un nouveau tablier de baignoire et un nouveau support de vasque.
Ce matin...
...en vedette aussi, le lapin, sous la "garde" de Groove.
Et de nouveau les toilettes cet aprem, avec le placo hydrofuge...
...puis les joints.
Et pendant que Gilles passait la sous couche sur la porte...
...je faisais de savants mélanges...
...pour un calepinage aux petits oignons!
Comme les pizzas commandées comme repas d'anniversaire.
En avance l'anniversaire.
Qui met Victor à l'honneur!!!
On a pas tous les jours 18 ans!!!
La vedette!!!
Même Emma l'a gâté avec un chouette livre à graffer.
Ouh!!! L'orage menace...
Soleil et ciel couleur d'ardoise.
Mais c'est le dessert, tiramisu, de Cynthia qui passe en première place!
On en aurait presque raté l'arc en ciel!

jeudi 14 avril 2016

Marcredi

Mardi qui commence dans l'humide...
Brume et crachin...
Puis franchement pluie pendant que Gilles et Simon s'occupent de démonter les toilettes pour faire le placo derrière la cuvette...
...et que j'attaque la terrasse au nettoyeur... Ça en avait, un peu, besoin.
Midi, repas fissa, rendez vous chez l'ostéo pour Victor oblige.
A la suite de l'ostéo petite virée (pas moins de trois magasins) pour trouver le bon Jeans, noir, slim... Moui...
Au retour les toilettes sont plus présentables. Et utilisables, au grand soulagement de Victor et de Clovis qui n'ont jamais adopté les toilettes sèches (ce ne sont "leurs" toilettes!).
Je termine le nettoyage de la terrasse et sous le soleil c'est nettement plus agréable!
Ouaip! A table (cette fois j'ai servi du tout prêt juste à réchauffer)!!!
Mercredi... Lever à "l'aube" pour Victor et Arthur.
Et moi, bien sur.
Direction Le Mans.
Victor peut utiliser la salle technique du salon de Marie pour quelques retouches sur son frère (pendant que je m'en vais acheter du carrelage blanc qui va bien, de la colle tout exprès, du joint indispensable et un robinet).
Des retouches et un nouveau tatouage.
Sur le pied...
Sur le pied!
C'est semble t-il pas trop le pied niveau sensation... Ça m'étonne!
Bon... Je vais remettre un sou dans le parcmètre...
...et j'en profite pour faire un petit tour au soleil...
Au retour ils y sont presque...
...voi...là!
Nettoyage.
Et nous sommes limite en avance pour la suite des réjouissances:
...récupérer Emma, petite amie, depuis presque deux mois, de Victor...
...et dont nous n'avions pas encore fait connaissance.
Suzanne l'attendait avec impatience!
Puis le repas, préparé par Gilles dégusté, la sieste écourtée par Jérôme et sa grosse moto, nous avons repris nos activités, tonte pour Gilles assisté de Suzanne, jeux en extérieur pour Clovis, en intérieur pour les autres...
Et puis une autre sorte de jeu, genre "où est Charlie", ...
...pour tenter de retrouver le peigne à colle à carrelage (encore un truc tombé dans le trou noir de la Hirlière!).
Et Simon a attaqué la pose du carrelage des toilettes pendant que je faisais les carreaux avec Cynthia (je vous conseille une belle fille comme celle là! Elle n'aime pas faire les carreaux, chez elle c'est Simon qui les fait, mais comme je les fais elle m'aide. Trop mignonne!).
Tout cela vaut bien quelques fajitas! Même si nous n'avions plus de salade...