dimanche 13 septembre 2020

C comme...

 ...commandes (suite)

Allez, hop, nous avançons dans le temps. De 20 ans, plus ou moins.

Toujours la même école, le même gros village.

Mais pas les mêmes collègues (sauf moi, je partie et revenue, j'en suis désormais la directrice), le collègue crésus est allé sévir ailleurs.

Et nous savons exactement combien nous pouvons dépenser par élève. C'est cool.

L'habitude a été prise de travailler avec le libraire local. C'est hyper cool. Parce que le service est top. La livraison est amenée le jour dit, à l'heure dite, par le libraire lui même. Il porte les cartons jusque dans chaque classe (ça fait rêver, hein?). Et il reprend les erreurs de commande, il "délote" (j'ai appris ce verbe à cette occasion), cherche, et trouve, la bonne recharge pour les feutres à tableau, les cartouches d'imprimante qui vont bien. Le reliquat ne se fait pas attendre plus de 8 jours.

Une rentrée tranquille de ce coté. J'ai apprécié.

Mais il ne faut pas, surtout dans notre métier, s'installer dans le confort. Nous risquerions de nous amollir, de perdre notre qualité numéro un, l'adaptabilité. Il ne faut pas oublier que rien n'est acquis! Le libraire a vendu son fond de commerce, à une dame, qu'il nous a présenté, et est parti pendant l'été suivant.

C'est donc sa remplaçante qui a géré nos commandes. Et se fût la Bérézina.

Un tiers de la livraison ne correspondait pas à la commande. Et j'ai dû rapporter moi même les cartons à la librairie (Si je suis Anne, Âne je ne suis pas, et pourtant...). Un tiers était manquant et ne fût (ou pas) livré au cours de l'année scolaire, au gré de mes rappels, jusqu'en février.

Là je me suis fendue d'un coup de téléphone, houleux, pour signifier à la dame que nous ne travaillerions plus avec elle. Je l'ai ensuite fait savoir à la mairie. La dame a protesté, c'est moi qui ne savais pas faire mon boulot. Elle l'a fait savoir à la mairie.

Le maire a voulu savoir ce qu'il en était et nous nous sommes rencontrés. Je lui ai fait part de la décision de l'équipe de ne plus travailler avec ce fournisseur et lui ai expliqué pourquoi. Je lui ai donné les numéros de téléphone des autres écoles qui rencontraient les mêmes difficultés, puisque, visiblement, il la croyait, elle (le doute m'effleura qu'il la connaisse personnellement). Et je suis passée à autre chose.

Puis, la roue tournant (au punaise! j'en étais déjà à la 33éme année scolaire!), revint le temps des commandes (qui souvent est concomitant du temps des cerises, je digresse, je digresse) que nous fîmes sur le catalogue et le site d'un grossiste connu de tout enseignant. 

Pour une commande avant le 15 juin nous avions 30% sur le montant de la facture. Nous nous étions toutes activées pour boucler avant et j'avais transféré la commande à la mairie.

Qui ne l'a pas validée.

Monsieur le maire n'avait pas entendu nos arguments.

Il a fallu re négocier en étant ferme sur le "nous ne travaillons plus avec cette dame", et en faisant valoir que le grossiste était beaucoup moins cher. La mairie demandé un devis à la dame pour la commande que nous avions passée. L’argument portefeuille porta. Elle fût battue ainsi. 

Et nous sommes passés à d'autres aventures... de livraisons cette fois.

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