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samedi 15 juin 2019

Du pire au meilleur.

Lundi férié le temps était aux giboulées.
Mardi aussi. Pas férié mais aux giboulées.
Midi repas/réunion avec les collègues de la maternelle.
La rentrée se profile avec, par manque de place en structures spécialisées, une forme de maltraitance institutionnelle pour les élèves à besoins particulier, leurs camarades, leurs enseignants. 
A pleurer. 
L'après midi a été marquée par l'annulation des séances de piscine. 
L'eau était à 23°.
Soir réunion houleuse, orageuse...
Mercredi matin réunion des directeurs qui traite des CRPD, DCP, ENT, MDP, PPMS, APAE, IPS....
Et du projet d'école.
L'une d'entre nous a été prise d'un fou rire irrépressible. 
Nerveux le fou rire.
Mercredi après midi aller retour à Tours pour une heure de salle d'attente pendant que Clovis se fait accrocher les dents avec des élastiques chez l'orthodontiste.
Rien qui ne le gênera dans son boulot d'été, heureusement.
Jeudi matin pendant que je reçois deux parents retardataires pour admettre leurs enfants au CP (RDV à 7h45 et 8h) Mathias a pris le TGV et il arrive en même temps que nos élèves très enthousiastes.
Il passe sa journée "confortablement" installé dans le tunnel assisté de petits groupes de CE2 et de CM1.
Notre affaire avance bien et les séances piscine ayant été annulées (la pompe à chaleur est en panne)...
...les CE2 ont pu peindre leurs oiseaux migrateurs pendant que les CM1 préparaient les invitations à l'inauguration et l'expo qui va avec.
Puis avec ma collègue de CM2 nous nous sommes retrouvées au collège pour une réunion de liaison qui a duré deux heures.
Victor, à qui j'avais ramené la voiture, vient me chercher et nous traçons jusqu'à la médiathèque où nous attendent Émilie et Mathias.
Nous attendons le coucher de soleil en mangeant dans le jardin. En riant aussi.
Nous attendons le coucher de soleil parce que Victor doit effectuer sa part du projet avec l'aide du vidéo projecteur.
Il branche son ordi et, hop! il trace le dessin qu'il a préparé.
Il y a du boulot...
Le monde est vaste.
Nous l'arrêtons un peu avant minuit.
Épuisés.
La nuit a été interrompue par les chiens qui ont du apercevoir un chat ou un hérisson mangeant dans leur gamelle. Elle s'est terminée, trop courte, à 5h30 par le réveil pour Gilles, par Suzanne a emmener au car.
J'en ai profité pour prendre en photo le kilométrage de la voiture...
A 8 heures, avec Mathias (qui nous a pardonné bien facilement d'avoir des chiens pénibles), nous étions de retour à l'école. Et cette fois ce sont les CM1 qui ont peint leurs poissons pendant que les CE2 travaillaient avec leur maîtresse et Émilie sur l'expo.
Et, très efficacement...
...(et bruyamment, le tunnel résonne)...
...fignolé, nettoyé...
C'est beau!!!
Il ne reste plus que quelques retouches.
 (une heure de nettoyage de pinceaux)
Du fignolage...
Avant d'agir à la suite de Victor (que je suis allé chercher à midi et qui a mangé avec nous avant de travailler tout l'après midi à la médiathèque).
Voilà. Nous, Victor et moi, avons ramené Mathias à la gare.
Nous, l'équipe du projet "Partir au delà des frontières" sommes fatigués mais très heureux de ces moments formidables.

mercredi 15 mai 2019

4 jours ordinaires. Où je me dis qu'il faut que je fasse du sport!

Samedi matin nous nous sommes retrouvées, Aline, Émilie et moi, accompagnée du dévoué Victor, sous la route entre l'école et le gymnase. Dans le tunnel piétonnier qui relie l'école au village.
Qui était couvert d'une ancienne (+/- 20 ans) fresque sombre et couverte de graffitis.
Tunnel dont nous nous sommes donnés pour mission, les CE2, les CM1, leurs maîtresses, Émilie, Mathias Friman et Victor de recouvrir de couleurs vives, d'animaux migrants vers l'école (toute une histoire!).
Pour ce faire nous avons donc quadrillé (commencé à quadriller) les murs ce qui devrait nous permettre d'y reporter le dessin. En l'agrandissant, bien entendu.
Donc nous avons quadrillé: 
Pour Aline et moi: mesure en haut, repère, mesure en bas, repère, mesure en haut, repère, mesure en bas, repère, mesure en haut, repère, mesure en bas, repère,... Jusqu'à plus soif au bout de la nuit du tunnel.
Pour Victor et Émilie: utilisant les repères, traçage au cordex (cordeau à tracer) des horizontales puis des verticales.
Voilà une bonne chose de faite (presque terminée)! 
C'est comme si nous avions enfin passé la seconde d'un projet qui doit être terminé le 25 juin.
A 13 heures nous avons abandonné nos carreaux pour rentrer à la maison où Gilles a installé une clôture électrique provisoire pour "encadrer" nos zozos fugueurs. 
Mais la clôture ne fonctionne pas correctement.
Ils la franchissent allègrement et filent à travers le grillage alors...
Colliers/couvercles de seau pour les bloquer.
Bon...
Les couvercles, efficaces, ne sont pas très cools. Et risquent de les blesser.
Alors je bricole un peu.
C'est plus seyant.
Moins "violent".
Mais, évidement, bien plus facile à virer.
Et très rigolo pour jouer.
Ok.
Heureusement Simon est passé samedi soir et a rectifié le branchement de la clôture (et testé sur son père! Ça fonctionne.).
Puis dimanche (olala!!! Qu'est ce que j'ai mal aux cuisses! Le contre coup du "mesure en haut, repère, mesure en bas, repère, mesure en haut, repère, mesure en bas, repère, mesure en haut, repère, mesure en bas, repère,...") Gilles, Arthur et Victor ont installé la clôture définitive, qui fait le tour du terrain. 
Les chiots ont testé le coup de jus chacun une fois. Et... 
Nous venons d'un seul coup de gagner en sérénité!
Plus besoin de les surveiller en permanence.
Ni de les punir (d'autant plus que Leïla et Roots sautent au dessus de la barrière de l'enclos. Que Roots monte à l'échelle de l'ancienne piscine qui a servi de "piquet").
Lundi (olala!!! Qu'est ce que j'ai mal aux cuisses! Le contre coup du "mesure en haut, repère, mesure en bas, repère, mesure en haut, repère, mesure en bas, repère, mesure en haut, repère, mesure en bas, repère,..."), avec les punis (travaux d'intérêts généraux) nous faisons du ménage (ah, ça ils ont râlé contre les parents crados!) et de l'affichage.
Malheureusement c'est pas gagné.
J'ai retrouvé des mégots écrasés juste au pied de la boite aux lettres sur laquelle j'ai fixé l'objet du délit.
Mardi, les bébés ont 3 mois et sont tout contents de me revoir. 
J'ai été absente 3 minutes tout au plus, emmenant Suzanne à l'arrêt de car. 
J'ai encore mal aux cuisses alors Émilie et Aline m’épargnent et ce n'est pas moi qui termine le traçage des repères (sur la pause méridienne). Je me retrouve au cordex et nous terminons, presque, cette partie de l'affaire.
J'ai encore mal aux cuisses mais les trajets, aller, retour (au pas de course, j'ai quelques pénelles qui étaient encore en caleçon à 16h05 alors que l'école se termine à 16h15. A 15 minutes de là.) pour la piscine ont fini de les détendre (mais pas la température, vent froid et eau à 25°, piscine découverte).
Lors du passage sous le tunnel j'ai entendu un de mes élèves expliquer à l'une des mamans accompagnatrices à propos des carreaux du tunnel: "C'est Anne et la maîtresse du CE2. Elles ont fait du bénévolat. Elles ont travaillé sans être payées".
Bien!!! Sourire.
De retour à la maison j'ai appris le décès prématuré de Bernadette, l'une des poules. Elle a fait l'erreur de passer la clôture du poulailler (décidément, c'est très clôture ce post!), n'a pas réussi à repartir dans l'autre sens et fait une crise cardiaque quand elle s'est trouvée face aux trois poilus qui voulaient jouer. Voilà, voilà, voilà. On ne risque pas de s’ennuyer.
De retour à la maison le frigo était vide.
Et, tenant compte du programme du mercredi, je suis repartie, avec Arthur et Victor faire un ravitaillement. 
A 21 heures j'ai fait comme les chiots. Dodo.
Ce matin pas un caca a nettoyer!!!
Il fait froid mais beau.
Je n'ai que quelques bricoles à faire ce matin (genre aller chercher du gaz. Cuisiner tout au four, ou sur le "butagaz" de camping, n'a de charme que si cela ne dure pas).
Puis...
Les affaires vont reprendre en mode "tout s'empile".

samedi 15 décembre 2018

Avec le nez bouché... Et plus si affinité.

Début de semaine dans la brume.
Le matin, sur le parking de l'école...
...dans les applications, "outils", mis à notre disposition.
Suzanne: "Pourquoi ça s'appelle GAIA?" 
Si seulement c'était la seule question! 
Pourquoi c'est si malaisé à utiliser? Pourquoi le PAF, plan académique de formation est si loin de nos préoccupations, de nos besoins, réels? Pourquoi la plupart des rubriques sont vides? Pourquoi on a jamais eu de formation aux outils qu'on nous implose?
Soupir... Et dans les faits...
...je suis allée mercredi pour une réunion de coordination (qui n'a pas pu, pour des raisons mystérieuses, que l'on soupçonne budgétaires) entrer dans le Plan Académique de Formation (et PAF dans ta g....) pour un projet qui entre dans le PEAC (encore un gros mot. Pour Parcours d’Éducation Artistique et Culturel) qui est au programme.
Je suis allée à Blois (sise à 52 km), me suis garée sur un parking payant (3€ pour deux heures et j'aurais pu avoir une amende de stationnement parce que je les ai dépassées, les deux heures maximum d'occupation), je suis rentrée, cela m'a pris la matinée (4 heures) et je ne serais ni payée, ni indemnisée, ni remboursée des frais engagés...
Lors de cette réunion, à la maison de la BD (pour bande dessinée, bien sûr ;-)), j'ai commencé par mettre les pieds dans le plat à ce propos puis j'ai profité, avec plaisir, des gens de bonne volonté, surement dans le même cas que moi, et nous avons programmé une semaine de qui va être, je n'en doute pas, formidable pour mes élèves. Nous voici officiellement une classe BD!
Bon... L'après midi est rapidement arrivée.
Et avec lui l'atelier d'écriture, en apnée, la voix aggravée (genre d'outre tombe) par le rhume qu'Arthur m'a généreusement refilé. Nous avons encore un peu pleuré. Sur les sapins de N..... Nous avons aussi grignoté des gâteaux, bu du thé au gingembre et papoté bébé, bonshommes, amour et trahison... Bref, un atelier d'écriture où l'écriture libère la parole. Rien que du bon.
Jeudi retour à l'école, armée d'un paquet de mouchoirs et avec la voix de Mauranne, pour une première journée sous le signe de la créativité. Un projet à la croisée du PEAC (pré cité) et du parcours citoyen (tiens, ils ne l'ont pas acronymé celui là?): Mathias Friman était plus attendu que Maître Gims!
https://editionslesfourmisrouges.com/produit/dune-petite-mouche-bleue/
A l'école il est connu comme le loup blanc grâce à ses best-sellers!!!
https://editionslesfourmisrouges.com/produit/dune-petite-graine-verte/
(cliquez sur les couvertures)
Nous l'avons partagé avec la classe de CE2, pour travailler à l'élaboration d'une fresque sur le thème de l'immigration. Grâce à Mathias et à sa connaissance des animaux du monde, avec la motivation, l’enthousiasme des élèves et à leurs souvenirs de géographie de l'an dernier, nous avons une idée plus claire de ce que devrait devenir le moche tunnel qui relie l'école au gymnase. Dans quelques mois.
De quoi apprendre la patience. L'endurance, la persévérance.
Comme Mathias nous avait offert une journée (si, si, il fait des soldes pour ceux qu'il apprécie -50%!) nous nous le sommes partagé (hi, hi, hi!!!), Émilie à la média et au resto jeudi et vendredi midi, Aline, qui nous a accueillis chez elle, pour le repas du soir, moi pour les restos et la nuit (Mathias à eu droit à la suite grand luxe "clic clac cerné de playmobils sur mezzanine"). 
Il a été adorable, comme d'habitude, et a supporté mes bavardages, mes histoires de famille, locales et compagnie, sans brocher. Il a proposé à Victor, si d'aventure il se trouve coincé à Paris, un canapé de secours. Il répondu aux questions de tous. 
Bref! J'espère qu'il n'avait rien de prévu ce week-end parce que je suis sure qu'il va avoir besoin de se reposer pour se remettre de son séjour en Loir et Cher.
Tout comme j'en ai eu besoin hier soir.
J'ai dormi jusqu'à 7 heures!
Mais je me suis levée à temps pour voir le ciel glacial s'embrasser.
A temps pour aller ouvrir aux poules juste avant la chute de verglas qui va nous tenir enfermés à la maison aujourd'hui.
Ça tombe bien... J'ai du travail...
Ça tombe bien! Tout est encrouté.
Même la baie vitrée, les fenêtres deviennent myopes.
Et au fait? Je vous ai dit que, même enrhumée, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer cette semaine?