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samedi 18 juillet 2026

De revers (de fortune) en déveines...

Depuis quelques mois je travaille (changement de mutuelle, résiliation d'assurance et autres abonnements obsolètes) à améliorer notre compte en banque et je me prenais à rêver de voyages, d'escapades (oui, avec des s, pourquoi pas?).
Le déménagement de Suzanne avait quelque peu contrarié cette évolution favorable (et l'acheteur de la Deuche, venu deux fois déjà, n'a pas franchi le pas).
Et, alors que j'étais au volant, la voiture a demandé la vidange (grrrr), puis la clef (et ma couronne) s'est cassée (les frais éléphantesque pour ce bidule, nous ont arrêté. Nous utilisons désormais la serrure, à l'ancienne) (j'ai fait recoller la dent), la batterie a rendu l'âme (et il faut, parait-il une batterie particulière. Mais ça marche aussi avec une basique (vous devinez laquelle j'ai demandé)) et le garagiste a écrit en gros, et en gras, sur la facture, que les pneus avant étaient à changer...
Et, hier, en allant chercher Suzanne le voyant "pneu à plat" et le message "perte de pression à l'arrière gauche" se sont allumés et la direction est devenue... Aléatoire. Pour bien faire j'étais dans une descente, sinueuse et sans bas coté (de beaux fossés plutôt).
Ok... J'ai ralenti et suis descendue jusqu'à trouver un stationnement sécurisé.
Et j'ai appelé de gros bras à la rescousse (même pas, sur ce coup là, je tente, je connais mes limites physiques).
Une vis était plantée dans la bande de roulement (ça se répare!), mais ayant roulé quelques centaines de mètres le pneu est...
..."foutu" a dit Arthur.
Rahhh... 4 pneus à changer, n'est ce pas?
(j'ai économisé un dépannage grâce aux compétences et à la force d'Arthur)
(mais il faut que je m'y colle: trouver 4 pneus (en promo si possible))
Plus tard dans l'après midi (et sans aucun rapport avec le titre), Gilles "œil de lynx" a pilé avant de ratatiner dame couleuvre qui avait décidé de traverser (et semblait, vu le mal que cela lui donnait, le regretter).
Dans la nuit, quand il a ramené Suzanne (je soignais ma migraine au fond du lit), c'est un bébé hérisson qui a eu la vie sauve (et a eu droit à un repas, Suzanne lui donnant des croquettes pour chat).
Nous arrivons à ce matin.
Où, malgré les semi échecs des ateliers précédents (deux personnes, puis une, puis..., puis une) j'animais l'atelier d'écriture à la médiathèque. La dame (Alice qui, en vrai, ne s'appelle pas Alice) qui était là le mois dernier n'est pas venue (alors que nous avions commencé quelque chose) et j'ai fait connaissance d'Aglaé (délicieuse jeune femme... à barbe). Nous avons attendu Alice, un peu, puis, alors que je recevais un message de Gilles, photo à l'appui, Aglaé a pondu quatre pages (très bien ficelées).
Plutôt que de la regarder écrire les bras croisés je me suis fendue, de mon coté, de ma version du thème "héros/héroïnes:

Le voisin ne va pas bien
Les secours sont en train
Véhicule écarlate, rutilant
Croise l'auto klaxonnant 
D'un écart il se range
Et, du talus en moins 
Le fossé se mange
Des renforts viennent en nombre
Et les badauds encombrent
Tant de bruit
Tant d'énergie
En ce lieu reculé
Que les péquins du coin
en sont bouche bée
(Même le maire s'est déplacé
Pour les héros au fossé) 

Et, vous savez quoi? Ce n'est pas charitable pour le voisin, ni pour les pompiers, mais c'est rassurant.
Je finissais par croire que la scoumoune m'était attachée (puisque rien n'arrive de coûteux quand c'est Gilles qui conduit)...

mardi 7 octobre 2025

Des Assemblages qui font la vie d'une retraitée légèrement hyperactive. Ou pourquoi tout arrive en même temps?

Je commence par un constat:
J'ai la migraine.
Le week-end a été plein, de gosses, de repas, d'allers retours.
Normal quoi.
Et c'est pas ça qui l'a provoquée (la migraine).
Lundi je me suis levée, réveillée à l'aube, comme d'hab (et sans réveil, et sans migraine), assez tôt pour voir Simon avant qu'il ne quitte la maison.
Plus tard, pendant que Gilles faisait sa prise de sang trimestrielle, j'ai collé quelques affiches supplémentaires.
Puis nous avons effectué le ravitaillement hebdomadaire (toujours sans migraine).
Et, le repas avalé, la mini sieste réalisée, j'ai filé à Vendôme.
Où, avec une poignée de bénévoles nous avons appris/révisé les gestes à effectuer lors des ateliers, sérigraphie, fabrication de papier, lino gravure...
Rien qui ne me donne mal à la tête, au contraire!
De retour à la maison j'ai préparé de la compote de figues et la pâte qui va bien (et qui doit se reposer au frigo), et une blanquette de veau (depuis quelques semaines nous programmons les repas sur la semaine et... C'est cool! Plus de "qu'est ce qu'on mange?" et son pendant "On (on c'est moi) va voir" répondu par Gilles).
Je me suis couchée tôt avec la tête bien claire.
Et j'avais entendu, jusqu'au milieu, de la nuit l'agriculteur travailler la terre autour de la maison. Avec la pleine lune mon sommeil a été relativement léger. Mais point de migraine au réveil.
Mais, dès 7 heures, retour du gus au tracteur (quand est-ce qu'il dort?), avec le traitage...
À l'intérieur, alors que je montais et faisais cuire les "figopaslu" et je découpais en cube la pâte de coings (cuite... je ne sais plus, vendredi, sans doute), je n'ai rien senti.
Mais!!!
Dès que j'ai mis un pied à l'extérieur, quand Michel et Martine sont venus ramasser quelques figues et coings, quand la bénévole de la croix rouge est venue chercher les caisses de pommes, l'odeur m'a sauté dessus.
Michel: "Comme du plastique cramé"... 
Une odeur d'hydrocarbure mêlée de "crésil"
Bref: Du beurk! Et c'est là... 
Qu'elle s'est installée, en deux minutes... 

Heureusement qu'il me restais un triptan. J'ai pu aller à la réunion média/préparation de la présentation de la rentrée littéraire avec les yeux en face des trous.

samedi 4 octobre 2025

Rentrée littéraire.


Résumé Babélio: 

Eleanor revient dans sa maison familiale du New Hampshire après vingt-cinq ans. Avec son fils Toby, handicapé par un accident, elle s'adapte à la vie rurale et renoue avec ses aspirations artistiques. Elle reçoit des nouvelles de son fils aîné Al, à Seattle, et regrette l'absence de sa fille Ursula. En aidant sa voisine enceinte, Eleanor réalise les sacrifices qu'elle a faits pour sa famille.

Je vais commencer en écho au titre "par où passe la lumière", par répondre "par les fissures des gens".

Le roman tourne autour de l'histoire d'Eleanor, femme, mère, ex épouse, amante, voisine. Ce personnage, d'une humanité et d'une empathie formidable, vieillit (de 50 à 70 ans) au milieu de sa famille et de ses aléas (plus ou moins graves, plutôt plus que moins). Eleanor donne beaucoup, quitte, parfois à s'oublier. Elle aime, beaucoup, sans restriction. Elle se cherche, se trouve, s'inquiète, se réjouit.

En transparence il y a l'histoire des états unis d'Obama à Trump, ce déchirement dans la population (et dans la famille).

Ce roman se suffit à lui-même mais il est, je l'ai découvert après, la suite de "Où vivent les gens heureux".

J'ai lu ce bouquin en quelques jours (sans me mettre la pression de la "dead line" de la réunion de préparation de la présentation de la rentrée littéraire), avec beaucoup de plaisir. 

mercredi 24 septembre 2025

Pour la rentrée littéraire (qui bat son plein) et pour le comité de lecture (en sommeil).

Deux que j'ai aimé:
(Rentrée littéraire)
Résumé Babélio:
" Je suis sur ta clavicule, sur ton poignet, dans tes mains. Je suis dans tes cheveux, sur ton sein, dans tes yeux. Je regarde ta bouche, tes mouvements, ta robe. Je te connais sans te connaître, Enriqueta. "
La vie d'Enriqueta bascule le 18 août 1936, quand, en quelques minutes, elle doit fuir la maison familiale d'Irun menacée par les franquistes. Ce jour-là, elle perd tout.
Quarante ans plus tard, sa petite-fille, Léonor, naît française. Pourtant, lorsqu'une loi espagnole permet aux descendants d'exilés politiques d'obtenir la nationalité perdue, elle décide de la demander. Pourquoi tourner et retourner une terre emplie de fantômes ? Et qui était au juste Enriqueta ?
Tissant souvenirs d'enfance, imaginaire romanesque et regard poétique, Léonor de Récondo se fraie un chemin vers celles et ceux que la guerre civile a voulu effacer. Un livre pour dire l'amour. Et ne jamais oublier.

Ce n'est pas vraiment un roman. C'est le récit d'une démarche mémorielle, se réapproprier son histoire familiale, avec ses douleurs, ses déchirures, de manière poétique.
J'ai aimé l'écriture, différente, comme des vagues, concret, poésie, concret, poésie...

Résumé Babélio:
« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup. Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd'hui. Il n'a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l'accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l'espace. Ce hurlement, c'est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d'elles, Sénéchal n'est jamais aussi brillante que sous la pression de l'urgence. Son équipe s'attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L'écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l'affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

C'est un polar comme je les aime. Du fond, de la forme, des personnages. Du glauque, du noir, de l'amour, une intrigue qui tient la route. 

mardi 29 juillet 2025

Pour le comité de lecture (en sommeil actuellement):

Pris au hasard, couverture originale, visible.
Les 460 pages pourraient effrayer mais je l'ai lu en quelques jours et avec plaisir, sans ennui.
En y apprenant, c'est ce qui est terrible, ce que l'homme est capable de faire, en utilisant des techniques d'intelligence artificielle programmée par des techniciens zélés, et des personnages qui ne sont pas sans nous évoquer des fous réels.
Toute une population surveillée, répertoriée, canalisée, sous influence.
Humanité comme un marché, manœuvres politiques et luttes d'influence. Où quelques uns décident, au gré de leurs convictions/lubies, désir d'accroitre leurs gains, le destin d'une population plus ou moins ignorante.
Avec comme un souffle d'espoir (même si le retournement final du "méchant" est vite évoqué... Le début de la fin est peut-être un peu court, rapide). Il reste des résistants, des courageux qui luttent, qui montrent que l'amour et les principes peuvent encore avoir une valeur.

 Résumé :

Ils sont dix, viennent des quatre coins des États-Unis, et partagent le même but : gagner trois millions de dollars. Le bêtatest "Objectif Zéro", imaginé par initiative Fusion, tient en une ligne. Les participants ont deux heures pour disparaître des radars. Si, au bout de trente jours, ils ne sont toujours pas repérés, ils remportent la coquette somme.
Relativement facile ? C’est sans compter les agents de Fusion, une des entreprises les plus innovantes et puissantes au monde, qui sont lancés à leurs trousses. Drones, algorithmes prédictifs, capteurs de reconnaissance faciale et de mouvement… Fusion est sûre de débusquer tous les participants et de recevoir ainsi l’aval de la CIA pour lancer une application révolutionnaire de surveillance des citoyens. Mais une jeune femme sous-estimée par les algorithmes va leur donner du fil à retordre.
Fable sans concessions sur les dérives de l’I.A., Objectif Zéro est surtout un formidable roman d’aventures impossible à lâcher.

vendredi 11 avril 2025

De l'impact du colza et autres fariboles.

En vrac:
Depuis la rando au milieu des colzas je mouche, je respire, mal, par la bouche...
Mais rien qui ne gène pour un mercredi avec Apolline, actif et ensoleillé.
Médiathèque, méga sieste (j'y ai coulé à pic, épuisée par une très mauvaise nuit) et un nouveau mot à son vocabulaire: "dehors!"
Et si nous ne sommes pas assez rapides à sortir elle n'hésite pas à nous pousser (littéralement) dehors!
Jeudi, organisation pour Suzanne qui travaille (et aime ça), nous allons en consultation pour Gilles (où il est question d'alimentation saine). Puis, c'est parti pour des activités en extérieur (nous aurions eu tort de nous gêner!): Gilles retourne le potager, et tond, pendant que je ponce un vieux buffet (j'ai des projets pour lui).
Gilles prépare le repas et, comme d'hab, sort beaucoup de vaisselle (soit!), qu'il lave à l'évier (pourquoi?) et entasse pour le faire sécher (et qui fait masse quand vient le moment de mettre la table), au lieu de remplir le lave vaisselle (c'est un point d'incompréhension récurant entre nous). 
Dans la soirée nous sommes allés, quasi bras dessus, bras dessous, chercher Suzanne.
La lune est pleine mais c'est le rhume qui me réveille...
Ce matin, pas de déplacement prévu.
Pas de consultation, Suzanne ne travaille pas.
Je me suis réveillée avec la migraine mais...
(Blogger me charge les photos du jour dans le désordre et... 
Zut, crotte, flute! Ça ira comme ça!)
Hop, pendant qu'ils dorment encore...
...quelques kilomètres en deux petites heures.
De retour à la maison je trouve Gilles au potager et Suzanne au petit déjeuner.
La migraine est tenace, je prépare le houmous d'Arthur (base de son petit déjeuner) et les encas aux pommes  (et sans sucre) pour les fringales.
J'ai hâte d'aller me coucher (au moins je n'ai pas à m'inquiéter du repas. Nous allons manger les "restes" d'hier. Gilles a fait pour 10 alors que nous n'étions que... 3)...
(De toute façon je ne peux pas poncer tant qu'Arthur n'a pas terminé sa nuit matinée de sommeil)

mercredi 12 février 2025

Quand la recette est bonne, bonne, bonne...

Comme tous les plats mijotés, la carbonade demande de bons ingrédients, du temps, de la patience, de la constance, un poil de savoir faire.
Il faut anticiper, remettre à cuire... Surveiller, être attentive, goûter, surveiller.
(Gilles, qui est pourtant sur la conversation de groupe: "Ah, ils viennent manger à la maison? (c'est écrit sur la crédence de la cuisine: 11/02: Coch'mout, repas/retraite) C'est pour ça que tu fais une carbonade?"
"Mais On a rendez-vous au resto?"
Alors... Oui... Comment dire?
Ça a été un poil compliqué de coordonner les emplois du temps, il a fallu attendre qu'ils soient en vacances, et pour organiser une rando (qui est devenue balade) sur terrain sec.
D'habitude nous coupons la poire/rando en deux par un pique nique (pas par moins de 10°!) ou un resto. Là, en effet, nous avons commencé par le milieu.
Resto, sans Caroline, malade,...
...puis, mais c'est incroyable!!!, il fait beau, il y a du soleil,..
...marche. Hop! 
Dans un charmant, village loin, hors, des axes de circulation, où deux d'entre nous ont travaillé à leurs débuts (quand la plus jeune n'avait que 15 ans...)...
Et...
Les bons ingrédients, une "équipe" formée, pour le noyau, il y a plus de 20 ans... 
...mijotée depuis,...
...améliorée des arrivées des "nouvelles"...
...surveillée, mitonnée.
Assaisonnée juste ce qu'il faut.
Nous avons grandi, vieilli, souffert, rit, pleuré, mangé, chanté, parlé...
Ensemble.
Là nous avons un poil pataugé...
... mais avons, dans la bonne humeur, bouclé 7 kilomètres avant le retour de la pluie.
...Hop! 
Changement de chaussures, pour les plus prévoyants, goûter, thé/tisane et brioche, chez Valérie...
...et nous voilà, à la médiathèque, dégustant la tranche culturelle de la journée:
Une bonne heure, de bonne humeur, apprécié de tous.
Nouveau trajet, et nous voilà à la maison.
Où le temps que je troque mon jogging crotté pour une robe, Gilles a dégotté la pile de photos de classe.
Voui, voui, ces "petits" là sont bien les parents de ceux qui fréquentent maintenant l'école...
Apéro, carbonnade, trop occupés pour prendre des photos, gâteau (Merci Suzanne), agrémenté des bougies qui vont bien (David remercie, en mode miss France).

Zou! L'écharpe change d'intitulé et d'épaules et...
Cadeau!
Merci!
C'est vous les cadeaux!
(Je suis ravie d'avoir réussi à "tenir" jusqu'au bout de la soirée jeu, David et Manue ont toujours des jeux nouveaux à proposer (c'est quoi, déjà le nom des jeux?))