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samedi 9 novembre 2019

Parenthèse pédagogique.

Une semaine est déjà passée.
Qui a démarré sur les chapeaux de roues. Réunions, organisation...
Départ de l'école à la nuit déjà amorcée.
Et le mercredi disparu vite fait entre des courses alimentaires (Victor: "J'aime pas quand c'est Anne qui fait les courses, il y a rien à manger!" Rien d'industriel c'est sûr. Ça les change. Et Clovis tourne du nez, trop de légumes...), du rangement, ménage, lessives, des achats (avec Gilles cette fois) de trucs nécessaires à la quincaillerie et un tour rapide à la médiathèque.
Une soirée mal démarrée par un changement d'évacuation de baignoire trop rapide, pas au bon moment, c'est inaccessible, ça fuit, ça fait dire des gros mots et une nuit détruite par l’insomnie partagée de Gilles.
Et nous sommes déjà jeudi!
Jeudi après midi. Où les CM1 ont balayé la terre qu'ils avaient ramené de la séance de rugby du matin pour avoir une belle classe pour recevoir Franck Prévot.
Le même qui voulait écrire des poésie pas trop "cucu la praline" fin septembre.
Très attendu, il a répondu à toutes les questions, il a lu un album, un poème.
Et il a présenté sa machine!
Celle qui permet d'écrire des poèmes,...
...sans problème.
(et en plus il nous a remis la pendule à l'heure!)
Alors, les uns, les autres ont écrit.
Lu, aussi.
Nous nous sommes tous quittés, ravis, jusqu'au mois prochain.
(Franck nous a laissé plein de "devoirs" à faire et le gros projet, sur lequel s'activent 5 classes, semble bien lancé!)
Et...
Une meilleure nuit à dessus, nous sommes vendredi.
"Mais maîtresse, on aura pas le temps de "faire" le conseil?!"
(conseil d'élèves chaque vendredi. Pour gérer la classe, faire avancer la démocratie participative, travailler sur différents projets)
Bah, non, on aura pas le temps!
Parce la seconde partie du duo de " De bien gentilles pensées", Régis Lejonc, l'illustrateur, s'installe, lui aussi, dans la classe.
Lui aussi répond à de nombres questions,...
...nous parle des nombreux livres qu'il a illustré, de son métier...
...et nous apprend une technique infaillible pour créer des illustrations:...
...décalquer!
"Prendre" l'essentiel,...
...sans savoir dessiner!
Et, hop!
Les CM1 sont emballés.
Et tous répondent à la mission:...
...décalquer un personnage,...
...une plante/fleur, un objet, un animal.
Pas mal!!!
La journée est si vite passée (comme la semaine) et les CM1 sont partis ravis: "Bon week-end maîtresse!" avec des envies de poésies illustrées.
Régis aussi nous a laissé des recherche à effectuer. Lui aussi revient dans un mois.
Et j'en suis très heureuse.
C'est pour ce genre de projet, riche de culture, de beaux humains, de chouettes apprentissages, d'élèves heureux, que je continue à aimer mon métier. Mouais.
D'autant plus que la soirée a été très chouette!
Ils étaient tous là, nos gosses, avec leurs "valeurs ajoutées", Cynthia et Emma.
Nous avons fêté le nouveau boulot de Cynthia et le plaisir d'être ensemble tout simplement.
Tout simplement.

mercredi 6 novembre 2019

Verbe. nom masculin.

Mot qui exprime une action et qui varie en nombre de personnes, en temps, en mode et en voix.
Pour Gilles:
  • Dessiner. En ce moment des chevaux. Ça le détend. Il en perd la notion du temps. Et, du coup, a parfois du mal à arriver à table en début de repas.
  • Monter (se coucher). Tard (ou plutôt tôt). La conséquence, peut être, de ce qui précède. Heureusement je ne l'attends pas (il trouve que je me couche trop tôt. Mais heu... Si je veux pouvoir me lever...).
Pour Simon:
  • Se tracasser. Pour son chantier. Alors qu'ils gèrent plutôt bien je trouve!
  • Se former. Pas ravi mais il va régulièrement en stage, en ville, apprendre quelques bases que la dyslexie lui a fait rater. J'admire. 
Pour Cynthia:
  • Se poser. Des questions. C'est bien, il faut.
  • S'inquiéter de l'avenir. Moi je ne m'inquiète pas. Ils assurent nos jeunes.
Pour Arthur:
  • Ruminer. Tourner en rond. Pas facile...
  • Dormir. A la forme négative. Ça va avec ce qui a été évoqué au dessus.
Pour Victor:
  • Bosser. Faire plus de 40 heures entre le lundi matin et le jeudi midi. Et accepter d'en faire encore, un peu, le vendredi. Je n'aurais peut être pas du attirer l'attention de la prof de Français de son collège sur le fait qu'il était graphiste...
  • Illustrer. Quand il ne bosse pas au collège il illustre un bouquin. Je pense qu'il a largement sous évalué le temps que cela va lui prendre. Et le temps qu'il a facturé...
Pour Emma
  • Signer. Des conventions de stage. A la chaine. Contente de pouvoir aider. Recommandation facile. Y'a pas de soucis à se faire.
Pour Clovis:
  • Terminer. De dépenser ses sous durement gagné. Heu... Et le permis?
  • Bosser. J'ai failli en faire un arrêt cardiaque en arrivant dans la cuisine où je pensais qu'il prenait un pré repas: il faisait ses devoirs!!!
Pour Suzanne:
  • Grandir. Olala! Où est notre petite fille? Est ce bien cette charmante ado croisée devant le miroir de la salle de bain? Le miroir me renvoie aussi des souvenirs de moi à cet âge. Bizarre. Heureusement elle est mille fois plus à l'aise, plus sociable que je ne le fus.
  • Râler. (mais de qui tient-elle?) Contre son emploi du temps. Contre l'espagnol, c'est nul l'espagnol! Et ça sert à quoi, en plus l'espagnol? Il y a vraiment une tare chez nous avec les langues...
Pour Roots, Bernie, Leïla:
  • Déchiqueter. A l'intérieur, la boite d'allumettes, la liste des courses, de crayon qui allait avec, le sac de pain (avec le pain),  à l'extérieur, le bidon d'huile de vidange (merci Simon), le cendrier (une vieille boite de conserve pleine de sable) et peut être (sinon d'où viendrait cette patte?), une poule... Mais pas les hortensias qui viennent de chez Simon et Cynthia (ils sont plantés Simon, ne t'inquiète pas!).
Pour Naya et Olmes:
  • Échapper. Aux chiens.
Pour moi:
  • Conduire. Une réunion délicate.
  • Essayer. De comprendre le langage abscons, truffé d’acronymes, des mails d'instruction reçus. De prendre du recul par rapport au boulot. De ne pas trop se perdre de vue la motivation première de ce boulot.
  • Trouver. La juste mesure, la bonne distance.
  • Faire. Au jour le jour.
  • Regarder. Au loin aussi.
  • Espérer. Une porte de sortie, un autre chemin.

vendredi 22 février 2019

Alors...

Je me suis levée ce jeudi, comme d'hab, assez tôt pour emmener Victor à la gare, assez tôt voir le soleil se lever. En fait je me suis levée à 4 heures, de guerre lasse, ma nuit pliée...
Ça commençait...
Ça a continué de façon chaotique...
Je suis allée à un rendez vous avec mon amie Valérie en oubliant mon téléphone portable...
Ce qui fait que nous ne nous sommes pas trouvées...
Nous n'étions pas loin l'une de l'autre mais nous ne nous sommes trouvées qu'une fois que j'ai fait un aller retour pour récupérer mon téléphone.
Et du coup nous avons démarré notre balade avec pas mal de retard!
Mais qu'est que nous avons apprécié!
Le lieu est très beau.
Le temps aussi!
(mais pas mes réglages, j'ai cramé pas mal de mes photos)
Nous avons papoté, boulot, beaucoup (cela nous occupe et nous préoccupe énormément), reconversion, démission... Vous voyez le genre.
Et tout cela m'a fait beaucoup de bien.
Mais tout cela m'a ramenée à la maison trop tard.
Trop tard pour Clovis que Gilles avait réveillé trop tard.
Trop tard, il a raté le bus (Mouaip, même en vacances, quelle constance!) qui devait l'emmener au skate parc de Blois avec ses copains. Alors c'est Gilles, pour une fois, qui a fait la course au car.
Il était quasi arrivé à destination quand il a compris le truc: il faut doubler le bus et déposer le jeune à l'arrêt de car. Sinon, sans personne pour lui faire signe à cet arrêt le bus poursuit son chemin.
C'est Clovis, qui avait son téléphone qui m'a expliqué tout cela et aussi qu'il était un peu inquiet, Gilles n'avait plus beaucoup d'essence pour rentrer. Et pas de carte bleue. Et n'avait pas pris son téléphone. Il était parti à la "one again" laissant la radio, le compresseur en route et sans rien dire à personne de sa destination...
J'avoue que j'ai été inquiète, moi aussi.
Je me suis même mise en route avec Arthur et un bidon, au cas où, pour aller à sa rencontre.
Nous l'avons rencontré à un kilomètre de la maison, pas plus inquiet que ça, lui...
Nous avons mangé à 14h passées.
La sieste de 20 minutes a été la bienvenue.
Avant de repartir chercher les résultats du scanner de Victor.
J'y suis allée avec un bidon vide à remplir d'essence mais, arrivée à la station, pas de carte bleue. Elle était bien au chaud dans le portefeuille d'Arthur. Bien, bien, vous ne voyez pas comme une récurrence?
En rentrant ils avaient, visiblement, suffisamment d'essence.
Ok, j'ai pris le temps de faire un petit pipi et...
Je suis repartie, dans l'autre sens, chercher Clovis. Il a trouvé que c'était parfait que je sois garée à la gare routière à son arrivée. N'est ce pas?
Nous avons fait le plein du bidon (j'avais récupéré la carte bleue) et nous sommes rentrés.
Juste à temps pour le message de Victor. Son covoitureur n'était pas dans le même train que lui...
J'avais à peine posé mon sac à main.
Mais Gilles et Arthur ont eu pitié de moi, ils se sont chargés du transfert.
Et ont ramené Victor qui avait passé une après midi au soleil dans la cour carrée du Louvre. Il faut dire que cela aurait été dommage de gâcher une si belle journée, non?