dimanche 8 mars 2020

La journée internationale des droits des femmes.

Cette année cette journée consacrée aux droits des femmes sera occultée, comme le 49.3, par le COVID-19 (Je ne comprends pas pourquoi ce virus met le monde sans dessus dessous. On en fait pas autant contre la grippe, contre le paludisme et autres virus contagieux et potentiellement mortels. Pourquoi cet emballement?)
Donc, les droits des femmes.
En théorie les femmes étant une partie (non négligeable) de l'humanité, leurs droits sont ceux des hommes.
En théorie.
Parce qu'en pratique...
La double journée n'est pas imaginaire pour la grande majorité des femmes.
La charge mentale, la charge organisationnelle, est, la plupart du temps sur les épaules des femmes (et je me mets dans le lot).
En politique, où sont les femmes? Certaines qui émergent sont des caricatures des hommes qu'elles veulent égaler. Sinon on les trouve en minorité dans les conseils, les assemblées et rarement aux postes de maire, de président... Il y en a pour dire que c'est de leur faute elles n'ont qu'à s'y mettre...
Oui, elles n'ont qu'à s'y mettre, et puis elles n'ont qu'à être belles, et bien élevées, et pudiques, et mesurées. Être des femmes, donc, à "leur" place. 
Les droits des femmes sont loin, très loin (1 femme meurt tous les deux jours sous les coups de son (ex)compagnon, les chiffres du viol sont...) d'être ceux des hommes.
C'est un combat qui est très loin d'être gagné. C'est un combat aussi pour garder les droits acquis de haute lutte (avortement...). C'est un combat quotidien. Qui revient à tous, à toutes. Dans nos actions, dans nos paroles, dans nos exigences, dans nos réactions face aux rigidités de la société, face à la complaisance. Ne rien lâcher. Elever nos enfants autrement.
Pour nous, les femmes, pour nos filles. Pour nos fils aussi.
La lutte pour le droit des femmes est quotidien.
C'est chaque jour. Covid-19 ou pas.


6 commentaires:

  1. Bonjour Anne,
    tout à fait d'accord avec toi, et pour la partie engagemetn au niveau des municipalités, je peux parler en toute connaissance de cause, je suis conseillère depuis 6 ans et me représente, l'idée de me présenter comme maire m'a effleuré mais je préfère ne pas m'engager car trop de charges ailleurs et je suis comme beaucoup de femme quand je décide de m'engager c'est pour le faire convenablement et pas à moitié donc j'ai décliné... et pourtant mes enfants sont grands j'ai donc plus de temps mais pas suffisamment pour mener à bien mon métier, ma famille et une commune. Charge mentale quand tu nous tiens ....!!! ne lâchons rien, ne laissons pas les droits gagnés par nos mères aux oubliettes .

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    1. C'est pour ces raisons que je ne me suis pas engagée cette fois encore. J'ai déjà été élue comme conseillère municipale, deux mandats. Quand Suzanne est née, 5 enfants, travail à plein temps, j'ai renoncé.
      Non, il ne faut rien lâcher. Mais concrètement, au jour le jour...

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  2. Et oui, et bizarement je n'ai pas l'impression que c'est prêt de s'arrêter... Surtout lorsqu'on entend notre ministre de l'éducation parler de petits défauts à la place d'aggressions sexuelles...
    Quand j'étais gamine le maire était une femme dans ma commune, je trouvais ça normal, pas exeptionnel, et depuis deux mandats nous avons aussi une femme à la tête de la commune où j'enseigne et elle se représente pour son troisième mandat.

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    1. Non, nos droits sont vraiment menacés.
      Blanquer est une caricature du mâle "bien pensant". Ecoeurant.
      Ici très peu de femme maire. Très peu...

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  3. Chaque année on constate cet état de fait .... Tu as raison élevons nos filles et nos garçons dans le bon sens il n'y a que par là que l'on y arrivera!!!

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    1. Je trouve que ça ne va pas, du tout, dans la bon sens!

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