vendredi 18 mars 2016

Ne le dites pas aux enfants...

Mais de temps en temps le jeudi après midi je ne travaille pas.
Et je n'ai pas de rendez vous!!!
Alors, alors... Je ne fais rien... A part faire le plein et aller à la recherche de pellets pour le poêle (premier tour magasin fermé, second, j'avais emmené Arthur comme arpette, rupture d’approvisionnement, partout, ça sent la fin de saison!).
Alors je me prépare un truc rien que pour moi, Arthur en était au café, que je mange (chut, c'est un secret!!!) devant l'ordi ou la TV!!!
J'ai admiré la nuée de mouettes (de mouettes?) qui tournait derrière le soc qui labourait la terre. Et puis j'ai un peu trainé, aussi, en cherchant des nuages dans un ciel quasi méditerranéen...
J'ai laissé mon châle à la maison quand je suis partie, à pied (le pied!!!) chercher Suzanne à l'école. Oh!!! Un, micro, nuage!!!
Rohhh... Qu'il fait beau!!! J'ai profité de cet avantage qu'ont ces parents qui peuvent aller chercher leurs enfants à l'école, je suis allée voir le maître. Pas parce que la situation de Suzanne le demande, non.
Mais parce qu'un événement formidable, excitant, extraordinaire (dans le sens littéral de hors de l'ordinaire) se prépare!!! Et que cela demande un minimum d'organisation...
Du genre ça commence dès ce vendredi soir!!! Et ça a lieu tout ce samedi!!! Y'en a une qu'on ne tient plus, qui trépigne, qui sautille, qui planifie, Enzo (Enzo, quoi!!!), et Lya, et Florine, des matelas... Et le pique nique!!! Et retenir son texte (et celui des autres, dès fois que... Son maître en tout est épaté...)... Bref! Je sens que j'ai bien fait de prendre un peu de temps pour moi... Moui... Parce que samedi...


mercredi 16 mars 2016

A l'atelier (Hey, les filles c'est la suite de l'histoire!).


Ecrivez un texte en prose avec l'incipit suivant:

Oups, j’ai fait un gros trou dans ce jardin

* La photo représente le Piton de la Fournaise à la Réunion.
La photo est d'Etienne B

 
"Oups! J'ai fait un trou dans ton jardin secret!" Je la vois d'ici ricanant...
Quelque chose avait du m'alerter puisque j'avais demandé à Robert de la suivre ces derniers jours... Je la trouvais différente, démobilisée, ailleurs. Je soupçonnais un autre homme... J'étais en train d'élaborer des plans pour la reconquérir, un voyage romantique, une demande en mariage, un enfant, même! J'étais bien loin du compte!!!
Je n'ai atterri, brutalement, que ce matin quand Robert m'a appelé pour me dire qu'il l'avait perdue.
"Patron? C'est Bob! (Hein? A oui, Robert, quel couillon celui là!) La petite n'est pas ressortie de chez sa copine.
-Où? Quelle copine? (Elle n'a pas de copine!!!)
-Ben celle qu'elle a croisée au musée!
-Au musée, elle est allée au musée? (Je rêve ou je ne la connais pas! Je ne la vois pas aller au musée!)
-Oui, au musée d'Orsay (Qu'est ce que c'est que ce délire elle n'aime rien qui date de plus de dix ans!!!). Elle y a croisé une copine. Et la copine l'a invitée chez elle pour boire un café.
-Un café?
-Ou un thé... Rue de l'université. Un grand immeuble trop chic avec un digicode et tout le  tremblement!!! Elle y est entrée il y trois heures...
-Ok, c'est un peu long pour un café (surtout qu'elle n'aime pas le café, ni le thé et n'a pas de copine!), va sonner chez la copine!!
-Heu... Oui, mais je ne sais pas qui c'est, moi!
-M'enfin Robert!!!
-Il y a des dizaines d'apparts!!! Je ne vais tout de même pas sonner chez tout le monde (Le couillon!!)!
-Ok, je l'appelle sur son portable et je te rappelle."
Mais je ne l'ai pas rappelé, je l'ai oublié le Robert. Le portable ne répondait pas... Il sonnait seul à la maison. C'est la première chose que j'ai vu en rentrant. Son portable, ses clefs...
Mais elle n'était nulle part, ni dans la chambre, ni dans la salle de bain, ni dans le salon.
Je me suis retrouvé planté au milieu du couloir, avec impression de tomber...
Tomber de haut!!!
Surtout en ouvrant son placard (son dressing!) et en y découvrant les vêtements que je croyais partis, dans tous ces sacs poubelles, pour la friperie, il y quelques jours! Il ne reste plus une seule de ces magnifiques robes de soirée, de ces jeans de marque, de ces froufous hors de prix!!! Il ne reste que des clous, des hardes de grands magasin. Ceux qu'elle portait quand elle est arrivée!!!
La garce!
La boite à bijoux ne contient plus que de la pacotille.
Il ne reste que des fonds de flacons à la salle de bain...
Assis sur les toilettes j'accuse le coup quand un doute épouvantable me saisit!!! Je suis si bavard au lit...
Oh, putain, la salope!!! Le coffre est vide! J'hyperventille...
Heureusement...
Aïe, aïe, aïe!!! J’allume l'ordi... Je cherche le code. Si jamais elle l'a trouvé!!!
Non!!! Non! Elle l'a trouvé! Le compte est vide!!! Les comptes sont vides!!!
Je la vois d'ici ricanant en cliquant sur envoi:
"Oups! J'ai fait un trou dans ton jardin secret!"

mardi 15 mars 2016

Ben, si! Ça fonctionne!

Y'en a un qui n'arrive pas à laisser de commentaire. Alors je me suis déconnectée et voici la marche à suivre:










Questions:

Pour vous détourner de l'idée de demander la suite de l'histoire d'hier (à moins que vous m'offriez un congé, très très long et je vous écris un roman...) je pique l'idée de ma blogocopine Bellzouzou (même que dans son blog on peut voir, et revoir, les fesses de Mads), et je vous propose un petit jeu:
Vous répondez à quelques questions idiotes que je me pose et vous m'en posez autant que vous voulez! Des questions... Ok (ai je été claire?)?
Allez je commence:
-Pourquoi est ce que j'ai un poêle qui bipe et une poubelle qui fuit (le frigo aussi!) toujours (seulement?) quand je suis dans le quartier?
-Pourquoi mardi c'est mammographie?
-Pourquoi j'oublie toujours quand j'ai fait un ravalement/maquillage le matin et ça fait peur dans le miroir en sortant du bain?
-Vous êtes sures, le filles qu'il faut que j'écrive la suite du texte d'hier?
Allez à vous! Je répondrais à toutes vos questions!

lundi 14 mars 2016

Un tableau, une histoire.

C'est Lakevio, que j'ai découvert chez Tanette, qui propose un tableau sur lequel il nous faut raconter une histoire. Ce dimanche un tableau de David Hatfield.
David Hatfield: Women and Degas
"Ah, ma chérie! Je suis si contente que tu ai pu venir! 
-Tu as dit que tu avais besoin d'un service... Drôle d'endroit pour un rendez vous! C'est ce à quoi tu rêvais quand tu te déshabillais en musique au club? Faire le petit rat? Avoir un tutu?
-Heu... J'ai commencé par la danse classique, oui. Mais ce n'est pas pour ça que je t'ai demandé de venir ici. 
-Que de mystères! Déjà ce message glissé sur mon pare brise... Tu n'aurais pas pu appeler?
-Ben, non justement! Il m'a pris mon téléphone et je suis constamment surveillée, pour ma sécurité dit-il... Ne te retourne pas! Son type est là à l'entrée de la salle. Je veux qu'il croie que l'on s'est rencontrées pas hasard.
-De quoi? De quoi? Qu'est ce que c'est que cette histoire? De qui tu parles? De ton mari?
-Oui, oui...
-Mais je ne comprends pas il avait l'air très bien ce type! Riche, élégant...
-Oui, il l'est riche et élégant. Mais sa richesse est malhonnête et son élégance trompeuse! Je suis sa prisonnière! J'en sais trop sur ses affaires, il parle sur l'oreiller, et il est jaloux!!! Terriblement jaloux!
-Que veux tu faire? Qu'est ce que je viens faire dans cette aventure?
-Pas grand chose, ne t’inquiètes pas. Tu habites toujours au même endroit, pas vrai? Pas loin d'ici?
-Je n'ai pas déménagé, mais je n'ai pas de place pour te loger! J'ai un petit ami maintenant!
-Non, non, je ne te demande pas de me loger Ce serait trop dangereux! Je te demande juste de m'inviter à boire un café. Juste assez fort pour que le gus l'entende et puis on va chez toi.
-Boire un café? Je ne comprends pas!
-Je vais aller chez toi comme pour boire un café mais je sortirais par l'autre porte. Ton immeuble a bien deux issues? Une porte qui donne sur l'autre rue?
-Heu... Oui...
-Alors c'est ok? Tu m'invites, juste quand on passe devant lui?
-Mais il va bien voir que tu ne redescends pas!
-Oui, au bout d'un moment il va monter voir. Tu lui diras que je suis partie par derrière, c'est tout. J'ai juste besoin de prendre un peu d'avance...
-Mais que vas tu faire? Où vas tu? De quoi vas tu vivre? Tu as juste ce sac?
-Ne t'inquiètes pas, je vais disparaitre. Il vaut mieux que tu ne saches rien...
-Mais...
-S'il te plais! Juste une invitation et tu me sauve la vie!
- Je... Mon petit ami est à la maison, il me protègera... 

Ma chérie!!! On ne va tout même pas se quitter comme ça! Viens boire un café à la maison... A moins que tu ne préfères du thé?

dimanche 13 mars 2016

54 ans.

Gagnant, gai, gamin, gastronome, geek, généreux, génial, géniteur, glamour, goguenard, grain de folie, gribouilleur, griller une cigarette, grognon..
Ici, idée (fixe), idylle, imaginatif, immodéré, impatient, impec, impertinent, impulsif, incollable, incontournable, incorrigible, ingénieux, inquiet, insomniaque (de temps en temps), insistant, inspirant, instinct, intègre, intense, investi, ironique, irrésistible...
Laconique, langoureux, langue de chacal, las, lève-tard, libido, lien, ligne à haute tension...
Ligne de conduite, lit, lubie, lucide, lui-même, lunettes, luron, lutte...
Effet, éberluer, effort, égoutier, électeur, électrifié, électrisé, élégant, embrassé, émerveillé, émotion, en cadence, en bonne compagnie, enchanteur, énergie, énigme, enjôleur, enlacer, ensemble, étonnant, épanoui, épices, époux, épreuves, équilibre, espoir, extraordinaire...
                                               Savoir, scout, Scrogneugneu, sensé, sensible, sensuel, serein, simple, singulier, smala, sociable, sommeil, souplesse, sourd, souvenir, stress, style...

samedi 12 mars 2016

A l'atelier


Sur Kaléïdoplumes:
Gainsbarre

Le 2 mars, ça a fait 25 ans que Gainsbourg a cassé sa pipe. Petit clin d’œil à l'homme à la tête de chou avec cette consigne dont l'incipit sera tiré de l'une de ses chansons.

Je suis venu(e) te dire que je m'en vais
 Illustration de Victor

Je suis venue te dire que je m’en vais.
Je vais tourner la page de mes engagements passés. Plus jamais, la confiance est rompue, je ne pourrais avoir l’esprit tranquille de t’avoir choisi. J’ai tant de regrets de t’avoir fait confiance… Mon histoire, mon passé tout me portais vers toi. Tu n’as pas démenti les espoirs que je plaçais en ta capacité de faire évoluer les choses, de faire avancer chacun vers le meilleur. Mais ce n’était qu’illusion. Le temps que tu obtiennes ce à quoi tu aspirais. Tu as tourné le dos aux tiens, tu as jeté à bas les quelques principes que je croyais être tes piliers. Tu as fait de mes espoirs de vraies ruines. Après avoir dû m’offrir au moins pire j’étais si soulagée t’avoir pu te trouver.
Mais ce temps est révolu et je suis venue te dire que je m’en vais. Et, sache le je ne suis pas la seule…
Tu as le pouvoir, tu t’en sers pour déchoir, pour asservir. Tu démontes pierre par pierre le tissu des services qui nous unissaient. Tu as perdu toute ambition dans l’avenir, sacrifiant l’école, qui coûte, amputant la santé, qui doit être rentable, tu isoles le rural, tu ghettoïses l’émigré et tu t’étonnes des bombes qui nient ta « démocratie ». Tu en profites pour remettre de l’ordre, ton ordre… Le terroriste et le zadiste sur le même plan, l’écolo, l’alter mondialiste mis au ban, assignés à domicile.
Tu t’allonges devant l’argent, tu sacrifies les plus faibles aux argentiers, tu caresses les marchands d’armes, tu décores les tyrans.
Je suis venue te dire que je m’en vais… Plus jamais tu n’auras quoique soit de moi et surtout pas ma voix.
Ma voix maintenant je la porterais contre toi. Pour ceux qui relient, pour ceux qui cherchent un autre demain, un autre chemin…

Si je les trouve...