Il est des lieux qui ont de l'importance parce qu'ils sont le carrefour qui permet la rencontre.
Des lieux qui perdent leur importance face aux amitié qui s'y sont nouées.
16 ans à l'école maternelle, puis juste à coté, pour y affronter les vents pas toujours favorables.
J'ai quitté la commune, pour le boulot.
Mais les amis, les collègamis, comme les appelle Valérie, sont toujours là.
Il y a un mois nous avions manifesté ensemble. Nous sommes en contact régulièrement.
Et c'est pour nous retrouver que j'ai laissé mon chantier en plan.
La porte de gauche terminée, fonctionnelle et repeinte, celle de droite à faire. Les murs autour aussi.
Valérie est passée me chercher et nous nous sommes retrouvés sur un terrain connu, pour une activité que nous pratiquons tous (et que nous avons expérimenté avec nos classes): une randonnée!
J'avais suggéré un coin que je connaissais.
Que Caroline, une collègue ajoutée au groupe depuis la rentrée, connait parfaitement.
(le pont noir, pas si noir que cela...)
Zou! Nous voici partis pour une boucle d'une petite dizaine de kilomètres.
Sous le soleil, contrairement aux prévisions.
Et papoti, et papota...
Avec des arrêts pour admirer le paysage.
Tout est prétexte, ou pas, pas besoin de prétexte, en fait,...
Hop, la boucle est bouclée, cette fois c'est dessous que nous passons.
Et nous voici avec une autre constante, le jeu, le rire en partage.
Et avant de reprendre les voitures pour la maison, la notre, pour y partager un couscous, nous admirons les églises de ce lieu à l'atmosphère particulière (deux rivières, deux églises...).
Le repas (et la fatigue?) a fait, momentanément, taire toute l'assemblée.
Et c'est fort satisfaits de nous que nous nous sommes quittés.
Et que je me suis attaquée à la seconde phase du chantier (je ne me rappelais pas que c'était pour cacher la peinture arrachée, en même temps que le sticker, que j'avais fait ce collage (qui était fort abimé et sali)).