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jeudi 16 mars 2017

Berthe

Je participe au festival de création numérique, vous le savez. J'ai posté quelques textes sur le "kilomètre carré". Des textes que j'avais "en stock", des que j'ai écrit pour...
Des textes de fiction, ou sur la réalité de mon/mes kilomètres carré.
Mais depuis le début de cette aventure je sais que l'occasion est celle qui me permettra de me tourner vers le passé, l'histoire d'ici. De ce qui nous relie à ce lopin de terre.
Celle qui nous relie... La famille, et Berthe.
Parce que c'est d'elle que m'a parlé mon père.
Parce qu'elle a été extraordinaire dans son époque.
Nous habitons la maison de Berthe. Transmise par mon père, pour une partie, rachetée à un vieux et lointain cousin pour l'autre.
Dans mon enfance, la Hirlière était la maison de vacances. Les étés à courir dans les chemins, les chemins parcourus en vélos, les adultes vaguement là, dans le cadre...
La première fois que Gilles est venu à la Hirlière, il s'est retrouvé à dormir chez les voisins, à coté de l'étable. Nous n'étions pas encore mariés et ma grand mère, Marie Thérèse, qui régnait encore sur le lieu n'aurait pas toléré (tolérance était un très gros mot pour elle) que nous partagions les draps humides caractéristiques du lieu à l'époque...
Nous avons réellement investit les lieux, y posant nos bagages, quelques années plus tard, et j'ai commencé à écouter les histoires relatives à la maison. Que mon père rapportait.
Nous habitons la maison de Berthe. Mon arrière grand mère.
Mon grand père Gaston y a vécu, quelques années, pendant la première guerre, mon père Albert pendant la seconde... L'un et l'autre avec Berthe.
Berthe fût une jeune fille de caractère, perturbée m'a affirmé un vieux garçon, cousin lointain, qui l'a connue, perturbante pour son époque dirais je...
Elle était l'une des filles du maire (de 1888 à 1904), Auguste Augis. Et elle était douée. Elle est allée à l'école, jusqu'au certificat d'étude et au delà. En classe d'économie sociale et familiale. Elle faisait surement la fierté de son père, qui n'avait pas de fils. Jusqu'au jour où elle s’opposa à lui.
Ou lui a elle. Le jeune homme qui lui plaisait ne plut pas au père.
Il n'avait pas de bien? Il n'était pas du coin? Il n'était pas paysan? Auguste refusa sa fille, et sa ferme, à celui qu'elle avait choisi.
Alors Berthe est partie.
Elle est allée se louer (quelle expression terrible!) comme domestique dans une "grande" maison.
A 25 ans elle était cuisinière dans une demeure de maître à Chantilly. Elle dirigeait la cuisine, préparait des diners de galas pour des gens de la haute.
Elle avait un statut. Mais pas de mari. L'amoureux avait disparu.
Pas de mari. A 25 ans.
Alors elle accepta la proposition du cocher, responsable de la meute, sonneur de cor, un Auguste, lui aussi. Elle l'épousa et le suivit chez lui au nord. En Belgique où il avait des terres noires et riches.
Elle y eu des enfants, 4, dont des jumeaux, dont seul un survécu aux premiers mois si délicats... Gaston.
D'autres enfants auraient pu agrandir la fratrie...
Si les temps n'avaient pas été si agités. L'Europe était à feu et à sang... La Belgique qui se voulait neutre n'avait pu échapper à la première guerre mondiale. Et la ferme d'Auguste se trouva "calée" entre les deux lignes de tranchées.
Imaginez...
Auguste y trouva vite son compte: il pouvait, et ne se gênait pas, vendre ses patates aux deux camps.
Berthe ne le supporta pas.
Un jour, elle passa le checkpoint, tenant son fils par la main, son panier plein de légumes laissant entendre qu'elle avait juste fait quelques emplettes.
Et elle rentra en Loir et Cher. A la Hirlière.
D'Auguste père je n'ai plus entendu parler. La vie l'avait maté, peut être. A moins que ce soit la mort qui l'ai effacé. Je n'ai eu d'écho, par une très vieille cousine décédée depuis, que de sa maman, malade. Une maladie de femme, un mal dans le sein.
Berthe est donc restée auprès de sa mère avec son fils. Jusqu'à ce que la guerre cesse.
La guerre terminée Auguste, l'autre, le belge, le mari, lui demanda de rentrer.
Mais Berthe resta à la Hirlière. Lui envoya t-elle un courrier pour lui dire son refus, fit-elle la sourde oreille? Elle ne regagna pas le foyer marital.
Gaston, lui, rentra dans le Nord. Un jour son père vint le chercher à l'école et le ramena chez lui. Sans plus l'explication. Rayant Berthe de l'équation par sa seule volonté.
Gaston l'a crue morte jusqu'à l'adolescence.
A 14 ans il voulu savoir. Il écrivit au maire du village pour avoir les précisions que son père lui refusait. La réponse du maire eu l'effet d'une bombe. Berthe était bien vivante et serait très heureuse de revoir son fils. L'Auguste fût furieux mais l'Auguste laissa Gaston rendre visite à sa mère.
Gaston renoua donc avec sa mère. Il passait toutes ses vacances auprès d'elle.
C'était, lui aussi, un jeune homme doué. Un artiste, qui jouait du violon, peignait, était dessinateur de métier, dans une usine qui fabriquait des locomotives, des trains.
C'était un bien bel homme mais il était le fils de Berthe, celle qui était partie. Celle qui n'était pas revenue. Celle qui avait dit non.
Gaston épousa Marie Thérèse, une "bonne" chrétienne qui eu la "générosité" de le prendre malgré ce handicap. Marie Thérèse qui trouva refuge, son nourrisson Albert dans les bras, auprès de Berthe lors de la débâcle, son mari étant prisonnier en Allemagne.
La cohabitation ne dut pas être simple car à peine Gaston rentré de captivité (il s'était rendu malade) ils déménagèrent à Vendôme. Ne rentrant dans le Nord qu'à la fin de la guerre...
Ils sont rentrés dans le Nord et Berthe s'est retrouvée seule. Seule et sauvage.
C'est avec le fusil qu'elle a accueilli l'électricien que lui avait envoyé Gaston pour lui apporter un peu de modernité, c'est au puits, avec les seaux portés à l'épaule qu'elle continuait d'aller chercher de l'eau. Et elle refusait de faire paitre ses chèvres ailleurs que dans ses prés. Même si, avec le remembrement, ils n'étaient plus les siens...
Berthe, la femme seule, la femme bizarre, la folle.
Elle est restée dans le souvenir de mon père comme une grand mère un peu excentrique, ça devait lui changer de sa mère...
Berthe est morte un jour. Bien sur. D'une maladie qu'elle avait attrapé avec ses chèvres. Tous les efforts de son fils pour lui apporter le confort et l’hygiène ont été vain...
Oui, nous habitons la maison de Berthe. Nous y sommes arrivés avec notre ainé âgé de quelques mois, nous avons retapé, rénové la maison, nous y avons eu 4 autres enfants... Nous y sommes depuis 27 ans.
Gaston en aurait été ravi. Albert l'était et ils veillent sur nous, un peu... Tant que l'on se souvient d'eux, tant que l'on raconte... La chance d'habiter la maison de Berthe.

samedi 30 décembre 2017

Feng shui...

Vous ai je déjà parlé de mon angoisse du déménagement? 
Quand nous nous sommes rencontrés Gilles avait l'habitude de changer les meubles de place très souvent dans son appartement (les voisins devaient l'adorer!). Il avait toujours des idées nouvelles pour rendre son 3 pièces (où il vivait avec l'un de ses frères) plus  agréable, plus pratique. Cela avait souvent pour résultat qu'il se cognait dans les meubles, n'ayant jamais le temps de se construire un schéma mental des lieux... 
Quand je me suis installée chez lui, puis quand nous avons pris un appartement à deux, un F2 dans un HLM tout neuf, il a rapidement arrêté de le faire:
Chaque changement d'aménagement me provoquait des... Crises d'angoisses?
Pas à ce point. Mais me rendait nerveuse, oui!
Et nerveuse je ne suis pas cool...
Bon...
Nous avons quand même changé de maison. Déménagé pour Lille d'abord. 
Après avoir squatté quelques semaines chez mes parents (juste avant de nous marier) nous avons habité un logement de fonction qui c'est avéré trop cher (en charge) pour nous, puis un appartement sous les toits rue Garibaldi. Et enfin (et le mot "enfin" n'est pas anodin) pour La Hirlière. Quand nous y sommes arrivés j'ai brulé tous les cartons et j'ai dit à Gilles que je ne bougerai plus (trop de déménagements tue le déménagement, 10 avant d'arriver en Loir et Cher, 10 à 22 ans).
Bon! Et bien! Mais ma nervosité quand les meubles changeaient de place ne s'est pas complètement effacée...
J'aime me déplacer dans la maison la nuit sans allumer les lampes, et sans me détruire un orteil sur une chaise, un canapé, un bidule pas à sa place. 
Et je rêve d'une maison zen...
Une maison avec un minimum de meubles, un minimum d'objets.
Mouaip! Sur ce coup là je ne suis pas prête d'y arriver (en fait pour l'instant je n'essaye même pas), il faut ce qu'il faut pour une famille comme la notre et si elle n'est pas zen ma maison est plus le moins chaleureuse.
Bref! Les mouvement de meubles me rendent nerveuse.
Ou plutôt, me rendaient nerveuse. Il faut croire que je suis guérie de mon angoisse...
Voyez plutôt:
Cela a commencé juste avant Noël. Simon et Cynthia ayant reçu un nouveau buffet, vintage et trop cool, pour leur maison, il nous ont donné leur ancien meuble. Une sorte de grande commode en aglo noir. Les invités arrivant quelques heures plus tard le buffet avait fini remisé dans la "maison de Berthe". Mais nous avions des projets pour lui...
Cela a continué quand Michel et Martine ont terminé leur déménagement. A quelques centaines de mètres de la maison. Ils se sont retrouvés avec trop de meubles. Et comme ils sont généreux, et que notre maison semble capable d'absorber tout leurs surplus depuis longtemps, ils nous ont proposé la chambre, lit et armoire, dont ils n'avaient plus l'usage.
Voilà pourquoi hier, au lieu de faire la sieste, ou de regarder un truc léger, facile, à la télé, nous sommes entrés en grandes manœuvres. 
Cela a commencé sur le palier du coté des enfants: tri, poubelles (deux sacs) pour pouvoir déplacer l'étagère basse qui s'y trouvait sur la mezzanine. Rangement, tri, poubelle de la mezzanine qui y a gagné un meilleur aménagement (et un dépoussiérage!). Puis le meuble donné par Simon et Cynthia a quitté la maison de Berthe pour le palier. Où il servira de rangement pour les trois chambres (nous manquons cruellement de rangements). Pour ce déplacement délicat (le meuble est lourd et l'escalier est... un escalier) Victor et Arthur sont venus jouer les gros bras. Pendant que les gars se coordonnaient, se charriaient, j'en ai "profité" pour faire du rangement dans le bureau.
Et pendant qu'ils étaient motivés (en fait nous ne leur avons pas demandé leur avis) ils sont partis avec Gilles chercher l'armoire et le lit chez Michel et Martine. 
Et là aussi il a fallu opérer des transferts. J'ai débarrassé tout le linge du plan de travail de l'ancienne cuisine, qui sert de lingerie. Le plan de travail a été retiré, le dernier vestige de la cuisine, un caisson bancal et sa porte de traviole, aussi. Le sèche linge est monté sur le lave linge et nous nous sommes mis à 4 pour remonter l'armoire 4 portes qui m'a permis de tout (tout!!!) ranger! L'armoire est moche, très moche, mais bien pratique.
Et comme ils étaient lancés les garçons ont descendu le bar de la chambre d'Arthur, puis ils l'ont remonté, dans notre chambre, quand Gilles s'est rendu compte que tourné il faisait étagère. Pour ranger ses BD empilées....
Reste le lit de Michel et Martine. En attente dans la maison de Berthe...
Et une pile impressionnante de cartons de de sacs poubelles à évacuer à la déchèterie.
Oui...
J'en suis même arrivée a me dire qu'un peu de mouvement... N'est pas si mal que ça!!!
Mouaip!

mardi 30 octobre 2012

Ma première maison.

Loulou propose que l'on parle cette fois de la première maison que l'on a habité et dont on se souvient... Zozostéo , Agde, Oui et alors et Monseletfamily l'ont suivie. Bonne idée!!! Mais j'ai eu tant de maisons de ma naissance à mes 22 ans... et puis j'ai, un peu, parlé de cette première maison dont je me souviens ici. Alors, comme je peux être contrariante parfois, je préfère vous parler de ma première maison à moi, de la première maison dans mon cœur, notre refuge, notre chantier: la Hirlière!
La Hirlière, par Suzanne: la maison et le chantier

Et le lien avec cette maison remonte à loin! J'avais quelques jours/semaines à peine lors de mon premier séjour ici... Mes parents y passaient leurs vacances!
mes parents pendant leur voyage de noces (au milieu, Albert en chemise blanche et à sa droite, presque cachée, Colette)

Parce que cette maison est une maison "de famille". Nous y avons passé nombre de nos vacances d'été!!
moi à un peu plus d'un an avec mes parents, Albert et Colette, et mes grands parents, Gaston et Marie-Thérèse

Et cela remonte à quelques générations... Le couvreur estime que la bâtisse, en tout cas certains "morceaux" datent de plus de trois cents ans.
 Albert, Colette, Marie-Thérèse et nous, les 4 filles: Anne, Bénou, Babeth et Manou

Et si je fouillais le "dossier" d'archives gardées par Albert, mon père, je pourrai sans doute remonter le long des branches de mon arbre généalogique dont les racines sont solidement enfoncées ici... Enfin... J'ai entendu parler d'Auguste, mon arrière arrière grand père, qui était le maire de la commune, de sa femme Amandine, de l'une de leurs filles, Berthe, mon arrière grand mère, un personnage (elle mériterai un bouquin)... Et puis Gaston, mon grand père, qui aurai tant aimé prendre sa retraite ici si sa femme, Marie-Thérèse, ma grand mère, n'avait pas mis son véto, préférant son village du Nord.
plans de mon grand père au moment où il a vendu la moitié de la maison à son cousin

Donc la maison était dans la famille depuis des lustres, appartenant à ce moment là à mon père, ma grand mère en ayant l'usufruit, quand nous avons annoncé à mes parents que nous quittions le Nord, Lille, pour nous rapprocher du Mans... Le temps que mes parents digèrent la nouvelle et papa nous propose la maison. Nous n'avons pas hésité! Même si Gilles en avait un souvenir mitigé: il ne l'avait vue qu'en passant, alors que nous rentrions de vacances et avait été relégué par Marie-Thérèse chez les voisins puisque nous n'étions pas encore mariés! Ben, oui ça se faisait comme ça il y a 25 ans... Bref, j'ai été mutée (échange de poste avec une folle qui voulais aller dans le Nord!) et nous sommes arrivés ici avec Simon sous le bras.
Simon, 5 mois, sur la "terrasse" le lendemain du déménagement

Ici c'était une maison qui ne servait plus que pour les vacances depuis 1950... 40ans sans habitants et un confort minimum. Des toilettes dans le jardin et des orties ceinturant les murs. Mais le paradis pour des amoureux, un terrain de jeux formidable pour Simon et les suivants prévus et prévisibles. Et comme nous sommes fous nous avons fait 5 gosses, et comme nous sommes fous nous n'avons jamais envisagé de déménager: nous avons fait des travaux!
Nous sommes d'abord passés de 60m2 en rez de chaussée à 100m2 avec le 1er. Une année de travaux tous les deux... Et il y a 4 ans nous avons pu acheter l'autre partie de la maison, en ruine, et nous nous sommes lancés dans le grand chantier!!! Celui que vous suivez là (157 articles!!!), avec des hauts, avec des bas...
le "chantier" au moment de l'achat

Cette maison c'est un projet commun, une "activité" partagée avec Gilles, avec les garçons, avec les fidèles Jérôme, Michel... C'est un plan sur la comète, une future reconversion, avec deux chambres d'hôtes dans les cartons, un lieu de "regroupement", de convivialité. Un refuge... Oh, elle n'est pas parfaite, loin de là! Il n'y a pas de branchement aux égouts (il n'y a pas d'égouts), les tuyaux d'évacuations, mal posés s'encrassent, la boue (nous sommes dans le Loir et Cher) règne dès qu'il pleut, nous sommes en bout de réseau pour l'électricité, pour le téléphone ce qui fait que nous sommes fréquemment en panne. Elle est, pour l'instant, exiguë et encombrée, pleine de meubles, de linge, de bêtes, de gosses, de gens qui s'aiment...
La Hirlière, photo aérienne de notre Dr volant, Christian Laboute

Bref, cette maison est La maison!

dimanche 5 juin 2022

Pourquoi Gilles ne dormait pas bien...

...depuis quelques jours, ou "l'art" de "gérer" les aléas d'un chantier familial.


Depuis que cela semblait acquis (mini pelle réservée, si elle est dispo), Gilles dormait en disant des gros mots (si ce n'est pas signe de stress!) pas "rentable", d'un point de vue repos, pour celle qui partage son lit (mais, attention à n'en rien dire pour ne pas empirer la situation!)).
Les garçons avaient décidé qu'il était grand temps de s'occuper de ce "dossier", en attente depuis des années (et en profitant des avantages du boulot d'Arthur chez le loueur d'engin, avant qu'il ne se termine).


La mini pelle est arrivée vendredi soir, pendant qu'au bout de deux heures (interminables) de discours je buvais un verre avec mes collègues pour fêter la retraite de notre inspectrice (nous avons travaillé 20 ans ensemble).
Et avant d'attaquer le "gros" du chantier, et en attendant le reste du staff, Victor a terminé ce qu'Arthur avait commencé: l'arrachage des racines du bambou envahissant.


Puis, Gilles ayant bu son café, Simon étant arrivé, Arthur descendu, c'est l'emplacement de l'ancienne piscine qui a eu droit à son remaniement: retirer le vieux géotextile, retirer la terre végétale, pour pouvoir la remettre ensuite sur le remblai (et c'est là que les difficultés ont commencé: Gilles n'avait pas saisi les différentes étapes et...).


Pendant qu'avec Gilles nous faisions deux tours à la déchèterie (bazar sorti de la maison de Berthe, puis géotextile) les gars attaquaient la décaissage de ce qui fût au siècle dernier, jusque dans les années 50, la maison de mon arrière grand mère, Berthe.

Rapidement il s'est avéré que la remorque, prêtée par un voisin, n'était pas rangée de façon "pratique",...


(et je n'avais pas le numéro du voisin)


(et il faisait une chaleur lourde, orageuse...)


Gilles c'est énervé: pas de "mauvaise terre" dans son jardin!
Les gars se sont agacés et j'ai dû essuyer les humeurs des uns et des autres et mettre en œuvre toutes mes compétences diplomatiques pour que le chantier n'avorte pas. 
J'ai réussi aussi à joindre le voisin, la remorque a été installée au mieux. 


Gilles a saisi que la mauvaise terre serait sous la bonne (et que cela permettrai de remettre le terrain de niveau).


Et le chantier a pris son rythme de croisière, sous le signe de la bonne humeur.
Clovis est venu prêter main forte pour charrier les brouettes et j'ai réussi à joindre (c'était pas gagné, c'est le genre de zozo qui oublie son portable à la maison) le gars qui accepte le remblai. 
Avec Arthur nous sommes allés repérer le "trou" à boucher.


J'ai préparé une méga bolognaise qu'ils ont englouti en un éclair (à noter: un kilo de pâtes, pour autant de sauce, n'est pas suffisant. Heureusement qu'il avait des glaces!) et en attendant de joindre le voisin (c'est récurant ses histoires!!!) pour qu'il emmène la terre dans le trou, la pelle est ressortie pour cacher la mauvaise terre sous la bonne sur l'emplacement de l'ancienne piscine (juste quand l'orage s'est mis à gronder, la pluie à tomber).

Gilles a pris un cours de conduite de mini pelle.


Le voisin est arrivé, a vidé la remorque, la pelle est retournée à l'intérieur,...


...et pendant que j'allais chercher Suzanne à l'athlétisme (revenue chargée de cadeaux et médaille (seconde de sa course) le voisin a vidé la remorque...


Suzanne a pris un cours...


...de maniement de pelle.


Et hier soir, quand Simon et Victor sont rentrés chez eux, alors que le soleil était de retour,...


 ...nous en étions là: trace la piscine disparue, tas de terre à évacuer au milieu de la maison de Berthe (le niveau y est...).

dimanche 3 août 2025

Les 52 de Virginie: "vitesse lente". Avec la dalle de la maison de Berthe dedans!

31éme semaine du défi photo de Virginie et c'est au tour d'Emma de proposer un thème.
Qui, pour le coup, m'interroge...
Ces deux mots antinomiques juxtaposés?
De la vitesse qui serai lente?
Alors, ne jouons pas avec le suspense, je sais ce que ces termes contradictoires veulent dire en terme de technique photographique.
(non, ce n'est pas qu'un flou de bougé)
Mais la vie, en ce moment, nous la joue vitesse lente...
Tranquille comme une journée à la campagne: suivre papi (torse nu comme tonton Arthur) lors des re plantations des rosiers, tours dans la brouette, à l'aller, il est encore petit, il apprécie, mais conduite de l'engin, comme un grand, pour aller la ranger. Il a bientôt 4 ans... Il grandi lentement, à toute vitesse.
Re plantation de rosiers parce qu'en prévision de l'arrivée du camion de béton, la plante bande qui barrait la cour a été dézinguée (cela faisait des années, qu'ils, Gilles et les garçons, me serinaient qu'elle était mal placée, que pour tondre, pour passer avec une voiture, une remorque, elle gênait, ils ont même osé le "pas feng shui"(heu...)!).
Moi j'aimais que mon rosier jaune, mes iris, fleurissent juste devant mon nez, derrière la baie vitrée, quand je prenais mon petit déjeuner.
Le chemin, donc, avait été préparé, comme le fut, depuis des semaines, la "maison de Berthe": décaissage (en 2022!), en caillassage (couche épaisse de cailloux pour drainer), bâchage, isolation (la couche bleue scotchée en orange), pose de bande résiliente...
Avec deux coups de bourre mardi et jeudi (avec au milieu, je vous le rappelle, un aller retour "logement de Suzanne"). Tranquilles, je disais, mais avec de la précipitation, par à-coups.
Vendredi après midi voilà la bête.
Pour qui nous avons dû sacrifier quelques branches de l'érable, pour permettre son passage.
Simon en chef des travaux, sur le pied de guerre...
En position.
Et...
....c'est parti!
Avec, tout d'abord, Arthur, Simon et Gilles. Puis je les ai rejoint (je confirme le béton c'est lourd et malaisé à manœuvrer). 
Je suis ressortie de l'enfer gris, pour reprendre l'appareil photo et le rôle d'arpette, porteuse d'eau, quand Victor est arrivé.
Et...
...voici...
...la série...
..."ouvriers en action à la vitesse lente".
Pour, quelques temps plus tard, en arriver à la fin du "débullage".
Impressionnant, n'est ce pas?
Il faudra 3 semaines pour que la dalle soit sèche à cœur.
En attendant ça chauffe (réaction chimique) chez Berthe.
Et, comme ils étaient chauds, et que cela fait des années, là aussi, qu'ils suggèrent, qu'ils insistent (ici c'est Gilles qui a toujours résisté, parce qu'il ne voyait que le boulot, pas les avantages qui pourraient en découler), il se sont attaqués à la rangée supérieure du bord de la terrasse (que nous devions enjamber pour aller de la cuisine au barbecue, à la table extérieure, qui griffait les jambes des petits).
Et...
Vlan!
Voici un tas.
Demain, peut-être, je vous parlerai des tas, et du samedi globalement pourri qui a suivi ce vendredi de vitesse lente.