dimanche 16 octobre 2016

Je cours, je cours...

De réunion en réunion.
Mais je m'assieds, avec Suzanne, pour profiter du spectacle du "Festival amie voix",
"Le bestiaire bavard" par Isabelle Genlis
Puis je nage, je nage...
...dans les papiers, trucs à régler,...
...SAV qui nous promène...
Je téléphone, je téléphone aux gendarmes au boulot (vous savez pas? L'école a un gendarme référent!!!) pour organiser une nouvelle réunion.
Et puis aussi, plus tard (mais tôt le matin) parce qu'il y a une bagarre sur le parking de l'école, nom d'oiseau et baffes qui volent bas au milieu des mamans effarouchées, des gosses stupéfaits.
Je roule, je roule...
...jusqu'au collège, bus raté...
Jusqu'à l'arrivée du bus de Victor qui arrive en retard quand je suis à l'heure, en avance quand je prends mon temps.
Je photographie, je photographie...
La séance chez le coiffeur.
Rendez vous groupé (là je ne me suis pas ratée contrairement à celui chez le médecin que j'ai complètement oublié de prendre pour Victor, misère!!!).
Trois en une petite heure et Suzanne qui organise un défilé d'écharpes!
Cette fois, pour moi, j'ai demandé bien court. Et Patrick m'a coupé les cheveux bien courts. Gilles a dit: "Tu ressemble à ta mère!" (Voui....)
Simon et Clovis n'ont rien vu. Arthur non plus.
Suzanne adore (elle adore tout ce qui me concerne. Pourvu que cela dure!).
Victor a dit: "Oui, c'est bien (il n'aime pas les coupes courtes), on dirait la coupe d'Halle Berry" (Cool! Heureusement qu'ils sont là ces deux là!)
Je pleure, je pleure...
 Les larmes aux yeux de fatigue...
Et aussi devant la pub du géant suédois. Devant "terre inconnue"
Et quand Simon me dit "Arrête de râler!"
(Mais j'ai bien le droit râler, quand même! Je suis épuisée et le bac de récup du sèche linge est cassé et l'ouverture facile est impossible à ARG!!! et Gilles a enfourné son pull plein de "pégos" dans le lave linge et maintenant les "pégos" sont dans (dans!!!) mes collants!)
Dormir, dormir...
Je veux mais ne peux.
La faute à la lune, la faute à mon oreille bio-ionique qui détecte illico Arthur qui se lève pour aller au boulot, la faute à...

samedi 15 octobre 2016

Proust alors!

Qu'apprécies-tu le plus chez tes amis?
Ben...
Qu'ils soient mes amis, bien sur!
J'en ai longtemps manqué. J'ai tant déménagé enfant que je n'avais pas le temps, l’énergie, la méthode(?) pour m'en faire. J'étais seule et quasi sans attente. Je plongeais dans les bouquins.
Plus tard, adulte, les candidats à l'amitié ne se sont pas bousculés, et j'aurais aimé dire que j'entretenais avec amour ceux que j'avais mais... Il s'est passé bien des mois, bien des années parfois avant de retrouver, comme si le temps n'avait pas passé, mon amie Annaïg, mon amie Viton...
Je suis difficile en amitié. Je ne me lâche pas comme ça. Je suis celle qui tricote doucement, dans son coin, des moments chaleureux. 
Et le blog m'a donné nombre de pelote à "travailler", une maille à endroit, une visite de blog, un commentaire, une maille à l'envers, une rencontre en vrai, un verre, un repas partagé...
Et une fois l'amitié nouée, je suis une fidèle. Je m'enroule régulièrement dans mes écharpes virtuelles, j'essaie de croiser ma route avec celles de mes blogocopines, je partage mes/leurs bons moments, réussites, victoires, mes/leurs ratages, coups du sort, catastrophe.
Mes amis sont là et je les prends comme ils sont. Patinés par le temps, usés par endroit, fendillés aussi parfois, oui... Bosselés, cabossés par la vie mais avec ce grain de folie qui rend la vie plus douce. Mes amis vivent debout, se cassent la figure, se relèvent et font face. Oui, je crois que c'est ce que j'aime chez mes amis.

lundi 10 octobre 2016

Prousterie, en 10 du 8.

Oui... Le thème du 10 du 10 est contraste.
Mais je cours, je travaille, je ne trouve (ne cherche pas fort non plus) pas de photos de contraste à faire aujourd'hui.
Par contre j'ai un gros stock de photos rigolotes prises samedi.
Et mes Prousteries qui sont en panne!!!
Alors j'associe: 10 photos du 8 et deux questions avec leurs réponses.
Quelle est ta qualité principale?
Bah! Je crois que j'en ai déjà parlé... Mais je dirais qu'outre ma patience légendaire (et mon impatience tout aussi célèbre), mon sens de l'organisation (pourtant si souvent en défaut), je suis une éternelle optimiste. Je suis sure que tout va finir par s'arranger. Et si tout ne s'arrange pas et bien il restera du bon quand même. Même un petit peu. Et aucun bon, le plus infime soit-il, ne doit être négligé. Je crois.

Quel est ton défaut principal?
Je demande à Gilles. Il sourit, un peu crispé.
Ok. Je vais trouver toute seule...
Et oui, bien sur! Je trouve très vite et Gilles me confirme par un hochement de tête vigoureux:
Je suis une râleuse. Il est des jours, quand je suis fatiguée, quand j'ai mes règles, et les migraines qui vont avec, où je râle tout au long de la journée...
Misère!!!
Je râle parce si j'ai oublié de faire du café et que je suis obligée de patienter avant d'avoir ma dose de démarrage.
Je râle si la table n'a pas été nettoyée. J'ai horreur de manger dans les miettes de la veille.
Je râle quand, en arrivant dans la salle de bain, je trouve les serviettes de bain humides de la veille en boule au dessus du sèche serviette:
"Ah parce que comme ça c'est efficace, le sèche serviette!!!"
Je râle quand la baignoire n'est pas rincée (voire pas vidée). Quand le tapis de bain, trempé, trempe encore...
Je râle parce qu'il faudrait que je mettre mes lunettes pour épiler (un minimum) les poils rebelles de mes sourcils. Mais peut-on s'épiler les sourcils avec les lunettes? Derrière les lunettes?
Je râle mais je passe l'éponge sur la table, j'étends les serviettes, je vide et je rince la baignoire, je pends le tapis...

Et je passe à autre chose.
Je râle parce que le bureau est encombré (mais je râle aussi si Gilles, pris de frénésie de congé maladie, le range tellement bien que je ne retrouve plus rien).
Je râle contre les papiers, les factures. J'aime pas les papiers, les factures. Quand je m'occupe des papiers, des factures, tous les membres de la tribu disparaissent, tous, même Suzanne! Surtout que quand tu en as besoin y'a plus de stylo, plus de scotch, plus de calculette...

Il faut avouer que c'est râlant, non?
Comme le téléphone fixe qui tombe en panne de batterie en pleine conversation, le mobile qui ne capte pas ou qui délivre les messages deux jours après...
Comme le poêle à granule qui disparait. Oui, pour la télécommande il a disparu, elle le cherche, ne le trouve pas ma bonne dame. Et sans télécommande pas de poêle, pas de feu, pas de chaud.
Cette fois Gilles ne me dit pas que c'est dans la tête, le froid.
Bon, je râle aussi au moment des repas quand après un appel, un bis et trois rappels nous ne sommes que la moitié de l'effectif!
Et que dire des chats qui miaulent pour entrer quand ils sont dehors, pour sortir quand ils sont dedans (et, moi je vous le dit, les chats non aucune patience! Ils insistent, les bougres, et j'ai beau râler rien ne les détourne de leur objectif du moment!).
Oui, oui, je râle contre les chats mais le chien n'est pas en reste: il pue (et sans péter,  et aussi quand il pète), bave (cela laisse des gouttes gluantes/glissantes du plus bel effet) et il perd des kilos de poils!!! Sur le sol, sur le canapé (là où tu mets tes jambes en fait), sous la table, sous les meubles sous lesquels il ne peut même pas envisager de se glisser... Sur... Partout!
Et Gilles râle quand j'utilise le balai: je soulève la poussière!
Il faudrait, c'est plus mieux, utiliser le balai plat.
Oui...
Je râle...
Mais vous savez quoi?
A fait c'est contre moi que je râle la plupart du temps.
C'est grave docteur?

dimanche 9 octobre 2016

Sur le chemin.

Mamanlit nous demande:
"Et toi ton chemin du matin ? du soir ? Ta BO ? Tu peux répondre ici, sur ton blog, sur FB. Lâche toi!" 
Mon chemin du matin? Il comporte quelques étapes...
A 7h et plus de 13 minutes (le car quitte son arrêt à 7h13), nous, Clovis, qui a enfin réussi à sortir de son lit, à mettre ses chaussures, retrouver ses cartes, à finir de préparer son sac, et moi, roulons jusqu'au prochain arrêt. Nous rattrapons très vite le car: il est arrêté ainsi qu'une autre voiture sur la route. Mais, heureusement nous n'avons pas besoin d'intervenir! La voiture écrasée, à l'envers par dessus le fossé est vide...
Je ne compte plus le nombre de voitures que j'ai vu dans le fossé, dans les champs, le nombre de poteaux téléphonique emporté, cisaillés, couchés depuis que je fais la route dans notre petit coin. Les routes y sont dangereuses pour ceux qui sont distraits, pour ceux qui roulent vite, pour ceux qui téléphonent, ceux qui boivent... Ce n'est pas parce qu'on y est seul la plupart du temps qu'il n'y a rien à craindre. J'y ai croisé plus d'un lapin, lièvre, chevreuil...
Bon. Clovis a pris son car. Je reviens à la maison, je me gare devant le portail (pour ceux qui ne sont jamais venus nous avons un aire de stationnement, large d'une voiture et demie, devant la grange et le portail qui nous permet de ranger les trois véhicules de la maison (chanceux nous diraient les citadins!). Et j'ai une heure devant moi pour lancer une lessive, démarrer le lave vaisselle, réveiller Suzanne, préparer ma gamelle, passer un coup d'éponge dans la cuisine, bouiner sur l'ordi... Quand DD arrive avec son gros tracteur. Et sa colère continuelle, contre ces fainiasses (texto, à Arthur) qui ne savent pas ranger leur voiture! Comment il peut faire passer son engin surdimensionné sur la route de 4 mètres si nous ne faisons d'efforts!!! Il travaille, lui!!! Je déplace légèrement ma voiture. Sans commentaire. Respiration! Nous ne subissons pas les embouteillages des villes...
Je n'ai pas à emmener Suzanne à l'école ses derniers jours, Gilles est en arrêt maladie, dos bloqué, et il s'en charge. Je part donc tranquillement.
Au bout de trois cents mètres je me retrouve derrière un tracteur. Ce n'est pas DD, et celui là (à force on les repère) fait toujours l'effort de se ranger pour que l'on puisse le doubler. Ou le croiser sans rouler dans le fossé.
J'arrive sur la départementale, la principale. Et là je sors mon troisième bras pour saluer tous les parents, ex parents, ex élèves, copains, connaissances que je croise. J'en connais suffisamment sur la plupart d'entre eux pour savoir qu'ils vont tous au même endroit. Dans la même ville où ils travaillent. Tous, chacun dans leur voiture.
Je ralentis devant chez le marchand de bestiaux, j'ai toujours peur de la vache échappée. Je ralentis dans le hameau, ça arrive à droite, à gauche et il y a des piétons, le monsieur qui taille sa haie, nettoie ses plates bandes, passe au karcher son portail (il ne doit se sentir bien que dehors, ou il est hyperactif). Je salue Sabine qui attend le bus pour son gamin, je croise le bus. Les employés communaux dans leur camion me saluent, je fait de même. Et j'arrive dans le village.
Quelques mamans, papas, mamies marchent le long du trottoir avec des petits vers l'école.
Je laisse traverser G qui me reconnait et à du mal à s'en remettre: "Hey, maîtresse! Je t'ai vue! Dans la rue!!! T'as une voiture!!!". Je salue la femme du garagiste, la secrétaire de mairie, la pharmacienne, toutes se dirigeant vers leur journée de travail, la kiné... J'arrive sur la parking où je me gare (j'ai une place attitrée, sans étiquette mais sur laquelle personne du coin ne se gare) et... C'est parti! Les petits élèves seront là dans 1/2 heure!

samedi 8 octobre 2016

Que de la bonne.

Quelle est la qualité que tu préfères chez un homme?
Quelle est la qualité que tu préfères chez une femme?
Et bien , et bien... Pas de qualité sexuée. Je n'aime pas catégoriser les gens selon leur sexe même si la société est ainsi faite...
Je dirais que chez l'un(e) c'est la fiabilité qui primera, pour un(e) autre se sera la générosité, la patience. A un autre moment se sera l'ouverture d'esprit, l'humour... Empathie. L’honnêteté.
Je dirais en résumé que la principale qualité des gens que j'aime, que j'apprécie, c'est... l'humanité.
Ça vous avance, hein?