Chaque semaine, Tom et Louise se retrouvent dans un pub londonien dix minutes avant leur session de thérapie de couple. Le choix du pub n'a rien d'anodin : il offre une vue imprenable sur la porte de la thérapeute et leur permet d'observer et de commenter allègrement les allées et venues des autres patients.
Quarantenaires, mariés depuis des années, Tom et Louise pensaient leur couple stable et leur vie familiale sans vague... jusqu'à ce qu'un léger incident de parcours précipite le couple au bord de l'implosion. D'où leur décision de consulter, mais était-ce vraiment une bonne idée ?
Vu que c'est un "feel good" il est établi que la fin sera bonne. La couverture (son style) le dit aussi. Et la fin ne le dément pas.
La forme est originale: 10 chapitres, 10 pré rendez-vous, le sauvetage de ce mariage en 10 morceaux (le titre le dit, aussi!).
Ça se lit vite, c'est un peu daté (Brexit inside) mais c'est sympa (en fait très vite je me suis rappelée que je l'avais déjà lu (il y a longtemps), mais cela ne m'avais pas laissé de souvenirs impérissables (et cela n'en laissera pas plus, je crois).
Pour la rentrée littéraire:
Après la mort de sa sœur jumelle, une jeune femme refuse le silence et l`impunité. L`homme mis en cause appartenait au même milieu qu`elle : celui des militants de la cause féministe, queer et décoloniale. Rien ne le désignait comme un bourreau. Alors, avec ses amies, elle décide d`agir. Elles traquent. Elles confrontent. Elles frappent. Mais ce geste ne s`arrête pas là. De la vengeance naît un mouvement artistique, politique, collectif - qui déborde ses propres origines et invente d`autres formes de justice, d`autres manières d`habiter le monde. Dans une langue vive, traversée d`oralité et d`éclats poétiques, Le Mouvement raconte une génération qui ne croit plus aux cadres existants et cherche, dans le risque et la création, une voie pour transformer la réalité.
J'ai été surprise et un peu dérangée, en lisant les premières pages, par l'écriture, hachée, le manque de nombre de majuscules (pourquoi celles là?). Mais le roman m'a emportée, je n'ai pas lâché l'affaire. Qui porte sur un milieu qui m'est étranger, et étrange, celui de la fête, de l'alcool, de la drogue, et encore plus précisément celui du milieu queer. (Origine et évolution: Sens initial : Venu de l'anglais signifiant « étrange » ou « bizarre », il a longtemps été employé comme une insulte homophobe. Réappropriation : À la fin des années 1980 et au début des années 1990, des militants ont transformé cette injure en un étendard de fierté et de lutte. Usages et significations: Terme parapluie : Il regroupe l'ensemble des identités qui sortent de la norme sans avoir à lister toutes les catégories. Refus des cases : Il est choisi par des personnes qui jugent les étiquettes traditionnelles trop strictes ou limitatives. Théorie queer : En sciences humaines, ce courant de pensée analyse comment le genre et le désir sont construits par la société pour mieux les déconstruire.)
Il est aussi question, surtout (?), de deuil, de recherche d'identité, de violences systémiques...
Il y a des longueurs, des raccourcis, mais les personnages sont riches (et torturés?). Et, pour moi, le mouvement, qui donne son nom au roman, n'est pas assez creusé, précisé, explicité.


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