dimanche 6 avril 2025

Les 52 de Virginie: "proches"

Et cette semaine, la 14éme, Virginie, dans son défi photo nous lance à la recherche de ce qui est proche. Et...
J'aurai pu faire dans la géographie, ce qui est proche est magnifique en ce moment:
Le printemps habille les arbres et les talus de fleurs, les champs nous proposent les grands aplats jaunes des colzas, pour faire le pendant du ciel magnifiquement bleu.
Gilles, lui, proposerait son jardin peigné, tondu (et retondu! Merci à Simon pour le tracteur tondeuse qui fonctionne! La tonte est passée d'agacements et ronchonnage à détente zen), taillé, tas d'herbe empilés (on pourrait nourrir quelques moutons, en fait, avec tout ce foin)(il a même tondu les deux petits coin d'herbe contre la maison (qui font polémique habituellement, puisqu'il les oublie régulièrement (alors que c'est ce que l'on voit en arrivant dans le jardin))).
S'il était possible de ne pas remarquer ce jardin nickel Gilles nous interpelle: "Tu as vu le jardin? Tout ce que j'ai fait?"
Oui, j'aurai pu.
Mais le terme "proche" m'a tout de suite parlé d'une autre notion:
"Qui a de profondes affinités, qui entretient des relations étroites avec quelqu'un d'autre"
Comme ces deux là...
N'est ce pas?
Ou comme leurs pères perchés là-haut, qui se retrouvent plusieurs fois par semaine pour faire de l'escalade (la nacelle télescopique c'est pour effectuer le nettoyage de la falaise), leurs mères qui ont couru ensemble la semaine dernière.
Comme Clovis et Coline venus soutenir Suzanne au stade (une heure et demie d'attente et deux heures de route, aller retour, pour quelques secondes de course), les câlins réguliers qu'Arthur réserve (et réclame à sa sœur) (la réciproque est vraie).
Les heures de discutions, entre Arthur et Clovis, autour de leur futur emploi commun... 
Les coups de fils/messages qu'ils (les 5, et aussi entre/avec les valeurs ajoutées) échangent régulièrement (Clovis faisant ronchonner ses frères et sœur, ne répondant qu'une fois sur deux), les coups de main qu'il se donnent...
Proches ils sont (Il va sans dire qu'ils le sont de nous aussi. Passant à la maison, à leurs rythmes, nous charriant, régulièrement, comptant sur nous pour ceci ou cela, s'inquiétant parfois...).
Et c'est un vrai plaisir pour moi qui n'ai quasi jamais fréquenté mes cousin-e-s, qui ne suis pas particulièrement proche de mes frère et sœurs (c'est dommage, n'est ce pas?).
Oui, proches...
Ce midi Gilles a prévu un couscous et a lancé les invitations (oubliant que Suzanne serai au boulot ce midi (en même temps il est de plus en plus difficile de trouver des moments où nous sommes tous disponibles (et pourtant nous avons la grande chance qu'ils habitent tous, pour le moment, dans notre coin!))). 
Rien de tel pour entretenir les liens que du temps et des souvenirs communs...
Il me semble.

samedi 5 avril 2025

Urvial ou flubain...

...ou la chronique d'un vendredi presque ordinaire.
Mercredi soir Suzanne est rentrée, elle n'avait pas cours ce jeudi.
Mais elle avait cours vendredi jusqu'à 14h30, à coté du Mans, et devait être à 18h, à Blois pour une course de reprise de compétition. 
Comme le premier car de l'après midi ne la ramène qu'à 17h15, à Bouloire (à une demie heure de chez nous, à plus d'une heure de Blois) je devais aller la chercher. Temps qu'à faire un aller retour autant nous épargner le car à 6h25. 
Nous (Suzanne et moi) avons quitté la maison à 7h (une demie heure de sommeil en plus, pour Suzanne ce n'est pas une paille) et je l'ai déposée devant son lycée pile à l'heure pour son premier cours.
J'y ai garé la voiture, j'ai calé mon sac sur les épaules (Ah, zut! C'est là que je me suis rendue compte que j'avais oublié de prendre une fourchette pour manger ma salade!) et mes pas plein est (je le sais parce que j'ai eu le soleil en plein dans les yeux les 15 premières minutes de mon trajet).
Pas de photos au début de mon périple, rues, voitures, bus, vélos et trottinettes.
Mais rapidement, j'ai dévié des grands axes pour me glisser le long de la Sarthe.
D'où le titre:
Au plein cœur de la ville, que l'on entend palpiter, ronronner, sonner,...
...et totalement hors d'elle.
J'y ai "croisé", ceux qui se pressent et ceux qui flânent.
Les mamans, et papas, à poussettes, les papis, et mamies, à cabas, les promeneurs de chiens de tous poils, les bavards, téléphone visés à l'oreille, les ravis de la crèche, sourire jusqu'aux oreilles...
Ceux qui, seuls au monde, passent sans voir personne, ceux qui disent bonjour, ceux qui cherchent la discussion.
J'ai émergé du chemin de hallage sur les quais et ai traversé le vieux Mans... 
...pour arriver à 10h, à l'ouverture, au musée de Tessé, prétexte de cette virée printanière.
Là, j'ai habilement esquivé les deux classes (bruyantes) en visite et je suis passée de l'Egypte ancienne..
...à l'expo du moment sur l'enfance dans l'art (Sages comme une image?)
Une petite heure sympa qui a été suivie d'une autre tout aussi cool, où quand, descendant la grande rue du Vieux Mans je suis tombée sur Clément, qui m'a présenté sa copine, m'a offert un thé et m'a prêté une fourchette. 
Qui m'a été bien utile pour mon premier pique nique de l'année.
J'ai aussi, pour la première fois, en 2025, troqué mes baskets contre mes claquettes de marche.
Génial!
Quand j'ai récupéré Suzanne (qui, en fait n'a pas eu cours l'après midi!) j'avais fait un bon 14 kilomètres. Nous sommes rentrées, et c'est Gilles qui s'est chargé du trajet vers Blois, où Clovis et Coline nous ont accompagnés pour soutenir Suzanne pour sa difficile reprise.
Vous me croyez si je vous dis qu'il n'a pas fallu me bercer quand j'ai (enfin) posé la tête sur l'oreiller?

mardi 1 avril 2025

Quand le chevreuil aboie le vent décorne les bœufs (Si! Si!).

Il ne vous aura pas échappé (comme à Gilles) qu'il y a eu un changement d'heure.
Un monsieur, que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam (c'est curieux/rigolo cette expression, perso je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam), m'a affirmé, alors que je passais tranquillement devant chez lui à la fin de ma marche journalière, que nous étions désormais à l'heure de Moscou (?). 
Ce qui le contrariait fort...  
(Je vous ai déjà dit que j'avais une tête à recevoir les confidences de tous les quidams ayant le temps, et l'envie, de causer?)
Pour moi qui n'ai ni bébé, ni vache, et qui me réveille aux aurores naturellement, cela ne change rien. 
Le peu de lumière qui se glisse derrière les rideaux me sort du lit (si je tente d'y rester je finis toujours à y faire la carpe avec le cerveau en surchauffe).
Et c'est avec délice (mais bien couverte, ce matin il faisait 4°) que je sors à l'heure du car de ramassage scolaire.
Souvent j'ai anticipé le trajet, réfléchi où diriger mes pas.
Ou pas.
Ce matin c'est vers l'est, le lever du soleil que je me suis dirigée.
(Sur les photos il semble faire beaucoup plus noir qu'en réalité)
(J'essaie de comprendre comment utiliser correctement cet appareil capricieux...)
De loin je l'avais vu et je me suis approchée discrètement.
Mais je lui ai fait peur et il (ou elle) s'est mis(e) à aboyer et s'est enfuit de l'autre coté du bois.
Pas de photo...
Pas plus quand, traversant le village par le sentier piétonnier je me suis trouvée nez à nez avec une chevrette. Celle-ci est restée très calme, me regardant (peu être interloquée de me croiser à cette heure) et j'aurai pu en avoir un beau cliché si mon "#*!§& d'appareil photo avait accepté de se déclencher!
Ok. Ce n'était pas le jour de la photo animalière et les chevreuils de tous poils ne resteront que des mots, une histoire que je vous raconte.
Tout comme les oiseaux, buses, piafs et autres faisans bruyants, les lapins et lièvres qui ont ponctué mon chemin.
Ce n'est pas grave.
Je rentre à la maison gonflée à bloc, le cœur léger.
Et, là, aujourd'hui, le vent s'est levé en même temps que Gilles et depuis il souffle fort (Le vent, pas Gilles. Encore que... Comme il est dans une journée d'hyperactivité, il tond, désherbe, taille, range, arpente le jardin d'un bout à l'autre: il cusse, il soupire (il... a mal au dos, au genou, au coude...))
Oui, oui, oui, la lessive a séché en deux heures.
Mes chaussures de marche presque aussi vite.
Et aujourd'hui cela fait trois mois que je suis à la retraite.
Trois mois vite passés et bien remplis.
Oui, je m'y habitue bien...