Il y a quelques jours j'ai envoyé un mail à mon prof de yoga pour lui dire que je ne continuerai pas avec lui.
Pas parce que je n'apprécie plus de pratiquer avec lui mais parce que...
(C'est comme quand j'ai pris la décision de quitter l'école maternelle au bout de 20 ans, de changer de commune après 30 ans à son service... Je sens qu'il faut)
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Je change parce que je souhaite me simplifier les choses, aller moins loin, moins tard (moins cher, aussi).
Mais...
Pratiquer le yoga avec toi a été formidable, j'ai beaucoup appris. Et progressé. Même s'il est très difficile, étrange, parfois déstabilisant, de se tourner vers soi, vers son corps alors que pendant plus de 50 ans c'est la tête et les autres qui avaient le dessus (éducation et mode de fonctionnement).
Et, dans cette histoire, il est bien question de corps...
Celui sur lequel je me penche. Enfin.
Le corps qui, doucement, passe d'objet du quotidien fidèle et solide, à objet d'attention.
En passant par la marche, qui nettoie la tête, par le yoga qui l'efface, en quelque sorte.
Corps comme objet d'attention, pour le vivre, pour vivre l'instant...
Et puis, ce corps il est aussi un espace de liberté...
Un objet d'expression.
Et c'est comme ça (pour ça?) que j'ai (pour le moment) deux tatouages, des piercings (softs, aux oreilles).
Mais je suis une toute petite joueuse à coté d'Arthur (et des gosses (sauf Clovis)):
...que nous avons accompagné, ce samedi, à Nantes.
(Oui, Gilles est venu, même s'il a fait comme s'il ne comprenait pas comment il s'est trouvé embarqué dans cette affaire)
Pour le coup, l'attention n'est tournée que vers le corps, vers les corps, toutes sortes de corps.
Ornés de bijoux gravés à même la peau, dans la peau.
Et l'on déambule, on flâne, on observe, on admire (ou on passe son tour)...
On discute avec les artistes, avec ceux qui passent entre leurs mains.
Les moments sont à la fois intimes et...
...publics.
(le shop du tatoueur, de la tatoueuse (la parité semble acquise parmi les professionnels de la machine à tatouer), "fleuriste de peau", "illustratrice corporelle", est plus à mon goût, le tatouage étant un cadeau que je m'offre)
Et, pour Arthur, ce passage, ce séjour presque (nous y avons passé au moins quatre heures), lui a permis de voir, comprendre, appréhender le concept.
Parce que c'est lui, la semaine prochaine, qui va se coucher sur une table, dans un box, au milieu des badauds.
Il va se placer entre les mains expertes de "sa" tatoueuse (qui lui a déjà fait le torse).
Même si l'expérience a été appréciée (même par Gilles (qui n'envisage pas le moins du monde de franchir le pas)).
Et ne croyez pas que nous n'y avons croisé que des bikers, des punks et queers de tous bords. Non, de la mamie à la demoiselle, du jeune boutonneux au géant des Carpates, du plus maigre au plus dodu, du tordu, cassé, cicatrisé, au lisse et sculpté, tous les corps reçoivent de l'attention.
Le tatouage pour soi ou pour les autres, comme une forme d'art définitif, et, éphémère (au bout du compte).
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Choisir les oeuvres que l'on veut promouvoir et en être le porte paroles en quelque sorte, pourquoi pas donc ? Ce choix appartient à chacun tout comme son propre corps. Et c'est bien ainsi. Bon dimanche à vous.
RépondreSupprimerJ'avoue que j'ai encore du mal avec certains motifs ou certaines zones. Mais il est indéniable que le tatouage touche toutes sortes de personnes. Et après avoir longtemps pensé "moi, jamais", je me suis surprise, cet été, à me demander où je me ferais graver un motif sur la peau, si un jour je devais franchir le cap.
RépondreSupprimerHonnêtement j’en reste à « moi jamais » 😉
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