vendredi 17 juillet 2026

Il y a cette histoire qui me trotte dans la tête...

Blogger, l'hébergeur de ce blog, a parfois des bugs bizarres.
De temps en temps il décide que tel ou tel commentaire, là depuis des semaines parfois, est un spam. 
Et le classe sans me prévenir. 
Le sachant je vais vérifier de temps en temps.
Et je "déspam" (depuis que j'ai le blog je n'ai réellement eu que trois ou quatre vrais spams, et un seul commentaire désobligeant/insultant (que j'ai fait sauter sans scrupule (je suis chez moi, que diable!))). 
Ce matin les deux commentaires spamés étaient de Bleck (dans "C'est celui qui le dit qui l'est").
Et ils étaient en rapport avec un truc qui m'a trotté dans la tête (qui est comme blogger, parfois, extrayant une idée, une réflexion, au hasard (?) de mes souvenirs, dans mon cerveau en roue libre, et l'examinant, la tournant, retournant, la décortiquant, la démontant, la mettant à distance tout en la digérant) lors de mon escapade matinale, hier matin (5 km seulement, cela ne rentre pas dans mes 60 randos (objectifs qui sera sans doute difficile à tenir, il y a les jours où il fait trop chaud, il y a ceux où il pleut, il y a ceux...)):
La charge mentale et le statut qu'elle "assure" à celle qui l'assume.
C'est cette histoire de statut qui bloque.
J'ai tenté d'expliquer que mon "statut" (mon cerveau "poétique" ressort l'image de cette statue, dans une rue de Saragosse de femme/mère écrasée sous la charge du foyer) n'était en rien assuré par mon rôle organisationnel et d'anticipation.
statut
  1. 1.
    Ensemble de textes qui règlent la situation (d'une personne, d'un groupe).
  2. 2Situation de fait dans la société, position.
  3. 3Suite d'articles définissant une association, une société, et réglant son fonctionnement.
  4. 4Court message sur un réseau social.
Si j'ai bien compris Bleck, assumer la charge mentale assurerai ma position dans la famille, dans la société.
Dans la société mon statut est loin d'être le pire (femme blanche, en bonne santé, ayant famille (enfants désirés), logement assuré et revenu régulier) mais aussi loin d'être à l'équilibre (le patriarcat est loin d'être mort, il a des sursauts mortifères, il corsette les hommes et les femmes dans des rôles caricatures, des injonctions liberticides, il blesse et tue (et pas seulement les femmes))...
Dans ma famille mon statut, ma position, n'a pas être assurée, défendue, je suis Anne, épouse, mère, grand mère, fille, sœur, amie, copine.
J'aime et j'ai épousé Gilles.
Nous avons désiré et eu 5 enfants.
Deux d'entre eux en ont eu à leur tour.
Ce sont des faits, des réalités que je n'ai pas à défendre.
Il n'y a pas (et il n'y aura jamais) de podium familial. 
Notre dynamique tient plus de la murmuration, nul besoin de chef d'orchestre.
Et si j'assume une bonne dose de charge mentale c'est par flemmardise, et par besoin de sérénité.
La vie est faites de tant d'aléas, de flottements, de trous d'air, de crocs en jambes que "régler" les choses maîtrisables, prévoir et se projeter (quand c'est possible) simplifie la vie, l'épure, un peu.
Si les choses sont à leur place, il est facile de les trouver, si les impondérables sont un minimum encadrés, ils sont mesurés. 
L'administratif (je déteste) en ligne, je peux passer à plus fun sans alarme, les menus calés l'ouverture du frigo n'est plus dépendante du "qu'est ce qu'on mange?", les plans tirés, les trajets anticipés, la météo consultée et le voyage peut s'effectuer en toute liberté (y compris celle de tout changer (parce que c'est prévu, de pouvoir))...
Je déteste quand ça cafouille, quand ça pendouille, quand ça bafouille.
(ce qui ne m'empêche pas d'être très "zen" en cas de crise (pas de panique en cas d'incident, d'accident, au boulot ou à la maison, c'est après que je réagis (généralement en faisant une "bonne" migraine)))
J'apprécie plus que tout profiter du paysage, de l'arc en ciel, pouvoir dormir tranquille, pourvoir me réveiller sans tension.
J'aime voir venir le temps, la vie, et ses aléas, en ayant le chemin dégagé.
Parce que rien n'est jamais sûr, que tout peut changer demain (ou tout à l'heure), je ne veux rien rater de chouette en perdant mon temps sur des riens (d'où, je pense, mon peu de tolérance à l'incompétence, aux crispations et aux tensions inutiles).
Du coup mon statut serait...
Celle de cette fille légère qui serait assise sur la charge du foyer.

5 commentaires:

  1. Ben dis-donc... je pense m'être expliqué clairement sur le sujet, aussi je n'en ajouterai pas.

    Bleck

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    1. Je n'attends rien.
      Et ce post est plus pour moi que pour toi ou d'autres.
      Ton commentaire a été source de réflexion, de clarification (pour moi) et c'est toujours bon de réfléchir (de se réfléchir?).
      Alors merci pour l'ouverture du débat (qui est, essentiellement, intérieur).

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  2. La charge mentale, étrangement, c'est depuis que je suis seule que j'en ai pris conscience, parce que quand on vit seul, plus de "chéri le lavabo est bouché" par exemple. On prend tout de plein fouet, seul, et faire l'autruche ne fera qu'empirer les choses. En ce qui concerne la charge mentale et le statut de la femme au sein du foyer/de la famille, je ne m'étais jamais posée la question lorsque j'étais en couple, résultat au moment du divorce c'est moi qui me suis retrouvée plumée au motif que monsieur avait apporté l'argent (bien que je travaille aussi c'est la fameuse théorie du pot de yaourt) - mais j'ai mis quelques décennies à le réaliser, grâce aux publications lues ici et là sur le net. Si j'étais en couple aujourd'hui... et bien c'est très simple : je n'ai plus envie d'être en couple justement. Et je débouche mon lavabo toute seule, ou j'appelle un plombier - mais dans ma charge mentale : toujours provisionner les emmerdes à venir. Après, chacun voit midi à sa porte, le tout c'est de trouver un équilibre dans lequel chacun trouve sa part en toute connaissance de cause.

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  3. Je pense n'avoir jamais parlé de charge mentale, je faisais les choses, c'est tout ! Maintenant que mon mari est malade, je dois penser pour deux et je m'étonne moi-même de ce que j'arrive à faire.

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  4. L'essentiel n'est-il pas d'être en accord avec soi-même? Tu assumes, tu t'assumes, tout va aussi bien que possible.
    (Et j'aime beaucoup cette statue espagnole. Je me demande si mes collègues la connaissent; elle aurait toute sa place dans nos programmes de langue.)

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