mardi 9 juin 2026

Pour le comité de lecture:

Cela faisait un bon moment que je n'avais pas parlé (écris) à propos de mes lectures.
Parce que, il me semble, mon rapport à la lecture ait changé depuis que je suis à la retraite.
On aurait pu croire qu'ayant plus de temps j'aurai d'autant plus lu.
Mais ce n'est pas le cas. C'est sans doute l'inverse, même.
Parce que la "fonction" de la lecture, pour moi, a changé, je crois.
Dès que j'ai su lire les livres m'ont servi de bouffée d'air, de dérivatif, d'anxiolytique, de somnifère...
Adolescence et solitude au collège? bouquins.
Vie quotidienne dévorante, élever les enfants, les aimer au mieux, les difficultés financières (tant de mois terminés dans le rouge tout au long de ma vie, que s'en est devenu.. la norme)? romans.
Vie professionnelle trépidante, usante, épuisante (tant de batailles, tant de luttes dans ce système déshumanisant)? livres.
J'ai vieilli et la vie m'a appris que les seuls regards qui importent sont ceux de ceux qui m'aiment, que j'aime. 
J'ai muri et je sais, d'expérience, que plaie d'argent n'est pas mortelle. D'autant plus que, pour nous, ce ne sont que des griffures, des petits bleus, dans le budget, nous sommes chanceux, ici, maison, jardin,...
J'ai porté, j'ai plié, et ai rompu, de guerre lasse et pour sauver ma peau, ma charge. Je l'ai laissée entre d'autres mains pour prendre soin des miens. Et de moi.
Maintenant que je suis plus légère la marche et le yoga viennent aussi me donner l'oxygène nécessaire (ou pas).
J'aime toujours lire mais lire n'est plus une drogue essentielle...
Bref!
Mes dernières lectures:

Résumé :

Le terrain de jeu de ce tueur en série ? Les autoroutes...
L'appel radio a mentionné le cadavre d'une femme retrouvé sur une aire de l'autoroute 43, près d'Albertville. " Un truc de malade ", a précisé le militaire de liaison.
Un polar français qui se déroule en France. Une enquêtrice héroïque (quelques invraisemblances, à trop vouloir en faire?). Un livre bien ficelé, entre le point de vue de la gendarme et celui du tueur, entre la double enquête, du quotidien, des personnages secondaires pas trop nombreux mais présents.
Je l'ai lu tranquillement, sans me lasser.
Résumé :
Une nuit au musée d`Orsay, Jo se retrouve enfermée dans le bâtiment. Seule au milieu des peintures de maîtres, une mystérieuse Virginie entre en contact avec elle. Elle a une histoire à lui raconter ou plutôt plusieurs, celles des effacées... Ces femmes peintes puis recouvertes ou invisibilisées par le même célèbre artiste : Gustave Courbet. Virginie raconte à Jo son histoire, lui parle de Jeanne, de Constance, d`Euphrasie.
J'ai aimé!
Je l'ai lu en une demie journée (en salle d'attente) (c'est un roman junior), c'est bien écrit et le scénarii réussi.
Entre Jo, ado harcelée au collège et les personnages féminins disparus des tableaux de "grands" peintres le dialogue est incongru mais bien amené. J'ai beaucoup appris et les personnages sont attachants. Je recommande. 


Résumé :
Dans un quartier riche et ensoleillé de Los Angeles, tout semble parfait. Mais la perfection n’existe pas, et là où il y a soleil, il y a ombre.
Secrets et tragédies se cachent à chaque coin de rue.
Dans une veine qui rappelle « La Couleur des sentiments » ou « Desperate Housewives », « Un long, si long après-midi » est un premier roman époustouflant au cœur d’une Amérique asphyxiée par son sexisme et son racisme ordinaires.
Roman militant, comme le précédent, mais lu tranquillement de soir en soir. C'est un polar et la "photographie" saisissante d'une banlieue américaine à la fin des années 50. L'enquêteur, un poil torturé, passe très vite au second plan devant les personnages féminins, la victime, la bonne, la voisine, la copine... C'est d'une violence "tranquille", la douleur rampante est très bien décrite. J'ai apprécié.


Résumé :
La biologiste Inti Flynn mène un programme de réintroduction des loups dans les Highlands écossais, où la présence de l’animal doit permettre de restaurer un écosystème en crise. La jeune femme est rapidement confrontée à l’hostilité des locaux, qui continuent de percevoir le prédateur comme un nuisible et n’hésiteront pas à faire feu pour protéger leur bétail.
Là... J'ai adoré.
L'écriture, les personnages, l'intrigue, la douceur et la violence, les paysages et l'atmosphère.
Et j'ai beaucoup appris. Aussi.
Ne le manquez pas...

Bon, voilà, ceux que je n'ai pas lâchement lâché en cours de lecture (quand il n'y a plus nécessité, il n'y a plus de contrainte, en quelque sorte. Un livre qui ne me prend pas retourne d'où il vient...) et je me rends compte que je lis pas mal, quand même, en fait...

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