mardi 12 mai 2026

De la relativité de l'exotisme, première partie.

Jeudi soir Apolline est arrivée et restée pour la nuit.
Vendredi ses parents étaient de cartons ("jolie" façon d'occuper un jour férié).
Mais en fin d'après midi Emma est arrivée pour reprendre la main, et nous conduire à la gare:
Top départ pour ce week-end, que je préparais depuis des semaines!
(que j'ai failli annuler (mais ce n'était pas possible, je n'ai aucune influence sur les dates et horaires des matchs de rugby) quand nos jeunes nous avaient appris qu'ils avaient choisi ce week-end là pour déménager!)
(que j'ai failli annuler (mais c'est à lui que ses ex collègues ont offert un match) Gilles soufflant, soupirant, limite faisant la tête  depuis des jours: pour lui match à Paris c'est un aller retour, en voiture, juste le temps du match (déjà fait. En 2014) (et... comment vous dire? Gilles en voiture, à Paris, c'est... éprouvant. Et puis puis fort cher, et absolument pas simple!)(et puis tant qu'à aller à Paris autant... Rentabiliser, non?)
Bref! Je suis passée outre mes scrupules à laisser nos jeunes se débrouiller (avec notre voiture et la remorque qui va avec (évidement, ils s'en sont très bien tirés)) et j'ai laissé glisser les regards noirs et les silences pesants de Gilles.
Apolline: "Ils vont où papi et mamie?"
Ils vont à Paris.
Presque...
Suzanne nous attendait à la gare Montparnasse et, ensemble, nous sommes allés chez elle, à Versailles. 
Elle avait récupéré un matelas gonflable et accepté, avec plaisir (ça fait plaisir), ma proposition d'une nuit et une partie du samedi avec ses darons.
Alors, alors que Gilles se remettait du voyage (et du "déracinement"?), nous sommes allées toutes les deux chercher le repas à coté de son lycée.
Prendre le train (ça valait le coup) pour aller chercher trois barquettes de chinois, le comble de l'exotisme, n'est ce pas?
À notre retour Gilles avait faim, nous avons pique niqué dans la chambre de Suzanne (la "coloc" n'a quasi pas d'espace commun), regardé un film et passé une première nuit un poil... Bruyante (le logement est doté de fenêtres dedans dehors très performantes: ouvertes ou fermées c'est... Idem).
À 9 heures j'ai sonné le réveil et, café avalé (pour Gilles) nous avons allègrement franchi les quelques centaines de mètres qui nous en séparent pour, passant avant la foule, nous glisser dans les jardins du château.
L'été dernier, quand nous nous étions incérés, dans la foule, entre les touristes armés de smartphones, pour visiter le château nous avions fait l'impasse.
Là, les planètes étaient alignées (le soleil surtout!).
Comme les topiaires (pas mon kif... Je préfère les citronniers).
Oh!!! En voilà un qui s'échappe!
Nous avons parcouru les allées, sommes passés au pied de scènes de violences faites aux femmes, en direct et pour des siècles,...
...
sous les colonnes, entre les clôtures déglinguées. 
Nous avons jeté un œil à quelques belles paires de fesses.
Avons cherché les poissons dans les fontaines vaseuses (tant de clinquant pour que cela pue autant?!)
Des fesses, encore...
Les grandes eaux... Musicales: musique baroque à fond dans les enceintes.
Ah!!! Des fleurs!
"Ils sont drôlement gros, les canards, dis donc!" dit la touriste épatée.
Presque nous aurions applaudi...
Nous nous sommes appliqués...
...à ne pas rater de "chambres".
Et sommes arrivés à cette conclusion: c'est beau, grandiloquant...
Très royauté. Ce que nous ne sommes pas.
Nous avons bien rit, avec le gardien (qui doit s'ennuyer, beaucoup), aussi.
Gilles n'a pas eu l'air de regretter...
Oh! Un "vrai" jardin!
Avec des fleurs et des animaux (nous avons même vu un serpent).
Ouhaho! Programme au top!
Nous avons terminé juste à l'heure du repas!
Approuvé et apprécié.
Comme il se doit.
Avant un essai de sieste (le principe de la fenêtre dedans dehors fonctionne aussi la journée, on peut suivre la conversation de ceux qui passent un étage plus bas, sur le trottoir, tout en suivant les trajets des habitants du second sur le parquet/plafond)(J'ai renoncé et je les ai laissés se reposer pour aller faire le ravitaillement. À portée de pas, très exotique, ici aussi!).

4 commentaires:

  1. Les sculptures callipyges, y'a que ça de bon !!! :D :D

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    1. L'idéal masculin devait être difficile à atteindre déjà à l'époque, non?

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  2. Vous avez dû rentrer chez vous sur les rotules ! Bravo d'avoir tenté la circulation en voiture dans Paris, les parisiens ont dû développer une sorte de sixième sens pour arriver à conduire sans accrochage (tout comme ils ont mutés génétiquement pour survivre dans le métro). Côté culinaire c'est à Paris que j'ai découvert les cuisines libanaises et indiennes bien avant qu'elles n'arrivent en province, et ce fut des découvertes sympas. Quelle chance d'avoir pu visiter Versailles, et qui plus est avec le soleil et les fontaines en eau ! Je suis très contente pour vous et tant pis pour la fatigue : il y a des choses qui valent qu'on revienne crevés - mais avec des yeux ravis !

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    1. En fait ce n'était que le début!
      Gilles a râlé mais est rentré content.

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