mardi 1 avril 2025

Quand le chevreuil aboie le vent décorne les bœufs (Si! Si!).

Il ne vous aura pas échappé (comme à Gilles) qu'il y a eu un changement d'heure.
Un monsieur, que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam (c'est curieux/rigolo cette expression, perso je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam), m'a affirmé, alors que je passais tranquillement devant chez lui à la fin de ma marche journalière, que nous étions désormais à l'heure de Moscou (?). 
Ce qui le contrariait fort...  
(Je vous ai déjà dit que j'avais une tête à recevoir les confidences de tous les quidams ayant le temps, et l'envie, de causer?)
Pour moi qui n'ai ni bébé, ni vache, et qui me réveille aux aurores naturellement, cela ne change rien. 
Le peu de lumière qui se glisse derrière les rideaux me sort du lit (si je tente d'y rester je finis toujours à y faire la carpe avec le cerveau en surchauffe).
Et c'est avec délice (mais bien couverte, ce matin il faisait 4°) que je sors à l'heure du car de ramassage scolaire.
Souvent j'ai anticipé le trajet, réfléchi où diriger mes pas.
Ou pas.
Ce matin c'est vers l'est, le lever du soleil que je me suis dirigée.
(Sur les photos il semble faire beaucoup plus noir qu'en réalité)
(J'essaie de comprendre comment utiliser correctement cet appareil capricieux...)
De loin je l'avais vu et je me suis approchée discrètement.
Mais je lui ai fait peur et il (ou elle) s'est mis(e) à aboyer et s'est enfuit de l'autre coté du bois.
Pas de photo...
Pas plus quand, traversant le village par le sentier piétonnier je me suis trouvée nez à nez avec une chevrette. Celle-ci est restée très calme, me regardant (peu être interloquée de me croiser à cette heure) et j'aurai pu en avoir un beau cliché si mon "#*!§& d'appareil photo avait accepté de se déclencher!
Ok. Ce n'était pas le jour de la photo animalière et les chevreuils de tous poils ne resteront que des mots, une histoire que je vous raconte.
Tout comme les oiseaux, buses, piafs et autres faisans bruyants, les lapins et lièvres qui ont ponctué mon chemin.
Ce n'est pas grave.
Je rentre à la maison gonflée à bloc, le cœur léger.
Et, là, aujourd'hui, le vent s'est levé en même temps que Gilles et depuis il souffle fort (Le vent, pas Gilles. Encore que... Comme il est dans une journée d'hyperactivité, il tond, désherbe, taille, range, arpente le jardin d'un bout à l'autre: il cusse, il soupire (il... a mal au dos, au genou, au coude...))
Oui, oui, oui, la lessive a séché en deux heures.
Mes chaussures de marche presque aussi vite.
Et aujourd'hui cela fait trois mois que je suis à la retraite.
Trois mois vite passés et bien remplis.
Oui, je m'y habitue bien... 

lundi 31 mars 2025

Pour retrouver...

...une chose il faut la perdre.
Et, elles, Cynthia et Emma, nos belles filles, n'ont pas perdu leur motivation!
Elles ont couru, de concert (et main dans la main pour les derniers cent mètres)...
...leurs 10 km en une heure.
Les petits, Bastien et Apolline, ont attendu leurs mamans avec patience en crapahutant dans les gradins, surveillés par les grands, les papas, une copine, le papi, la mamie, admiratifs. 
Et si nous avons raté le départ, Gilles avait oublié qu'il y avait eu un changement d'heure, et il trainait encore devant son café à 9h45 10h45. Le début de la course étant à 11h. À 20km de là..., nous étions à pied d'œuvre à l'arrivée pour les applaudir. 
Elles sont belles, n'est ce pas?
Revenons à notre propos:
Si Gilles perd, très facilement, la notion du temps, oublie les dates (Ah? Nous sommes jeudi? Ou Dimanche? (pourtant, pour le dimanche, il y a des indices, genre Suzanne est là, les jeunes passent et restent manger...)), les horaires, que l'on a rendez-vous, ou que Colette vient manger (elle aussi, d'ailleurs, parfois...)...
...moi c'est des objets que je perds (depuis que je suis à la retraite, avant c'était rarissime):
Mes gants, que je retrouve quelques semaines après, sur une étagère, à la pharmacie.
Mon portefeuille, que j'avais changé de sac (je l'ai retrouvé illico, en fait, à peine le temps de penser que je l'avais perdu).
Mes lunettes, jeudi, lors de notre petite rando (mais j'avais une idée assez précise de l'endroit où elles avaient chu. Et j'avais raison, Gilles les y a retrouvé une heure plus tard, en remontant l'allée une seconde fois, alors que j'allais chercher la voiture).
Et ce matin c'est mon portable qui n'était plus dans ma poche!
Alors que je venais de faire quelques kilomètres par la campagne et les bois...
J'ai promptement fait demi tour quand je m'en suis rendu compte et l'ai retrouvé gisant dans l'herbe humide (très humide, je dois ré imperméabiliser mes chaussures!) à plus de dix minutes de là (heureusement nul tracteur n'est passé, l'écrasant au passage. Et pour ce qui est des promeneurs, à cette heure matinale je ne rencontre jamais personne). 
Il était tombé quand, me penchant au raz du sol, j'essayais de capter, avec mon appareil photo, le scintillement de la rosée sur l'herbe...
Bien, bien, bien... Il va falloir que je m'applique.
Parce que que perdre des objets c'est perdre du temps...
Et du temps heureusement que j'en dispose!!!
Quand Suzanne se rend compte, comme Victor en son temps, qu'il n'est plus temps de finasser et que...
Parcousup, n'est pas son ami et il peut être chronophage (et hop! Une après midi de soleil perdue à rentrer les "activités et centres d'intérêts" de la demoiselle, pendant qu'elle travaille à son porte folio (un truc qu'elle sait devoir faire depuis... plus d'un an des mois)).
N'est ce pas?
 

dimanche 30 mars 2025

Les 52 de Virginie: "Peur".

13éme semaine du défi photo de Virginie.
Qui nous envoie chasser la peur.
Et avant même que nous nous retrouvions à garder Apolline, ce vendredi, sa nounou ayant un rendez-vous, c'est à elle que j'avais pensé.
Apolline, la main sur le cœur,...
Comme quand, conduisant Bastien à l'école avec moi, elle se cramponne à ma main (Bastien faisant de même de son coté) quand nous traversons le parking pour nous rendre au portail.
Et ils ont raison d'avoir peur!
Moi même je ne suis pas rassurée quand je vois les voitures, nombreuses, manœuvrer au milieu des gosses. Se garer sur le coté interdit, juste sous le panneau, sans aucun complexe. S'impatienter quand le véhicule de devant a l'outrecuidance de laisser passer une mamie avec ses petits. Arriver, se garer, sortir le petit du véhicule, l'amener à la dame qui garde le portail, repartir sans un bonjour, sans un au revoir, à sa voiture et redémarrer, sans interrompre sa conversation téléphonique (téléphone à la main, n'est ce pas?)... 
Bon Apolline ne signe pas toujours "peur", heureusement.
Et surtout pas avec papi, même si c'est pour jouer à "Je te tiens, tu me tiens..."
Pas de soucis non plus pour participer à la cuisine, laver les radis (les goûter et... Beurk!)...
Où pour aller dehors à l'aventure, pas loin de papi quand même.
Bon, s'il est sur le tracteur tondeuse ou s'il manie la débrousailleuse, hop! la main sur le cœur: "peur"!
Et elle y met de conviction!
Pareil si le chien aboie, s'il arrive trop vite sur elle, si le voisin vole au dessus du jardin avec son aile et son moteur dans le dos, si...
Bon... La peur change de camp illico quand l'intrépide Apolline (qui n'a peur de rien) se précipite sur le trampoline (qui n'a pas de protections).
Je n'ai qu'une peur: qu'elle chute et se blesse (elle est arrivée à la maison avec une magnifique bosse toute neuve sur le front, pour faire le pendant de la précédente (deux jours avant), ayant chuté de son vélo sur la barre de traction de son père (qui a eu très peur!)).
Mais... Heu...
Ses bottes sont sales!!!
Il y a de l'herbe mouillée collée dessus.
C'est contrariant!
Mais, pas longtemps.
Changement de trampoline (oui nous en avons deux, tout aussi... précaires) pour voir si l'autre ne sauterait pas mieux (ce n'est pas tranché, il faudra refaire la manœuvre)...
Apolline et la peur...
Au moins elle l'exprime (et, même si elle parle de mieux en mieux, elle signe tout un tas d'autres mots forts utiles (que papi et mamie essaient d'apprendre le plus rapidement possible pour ne pas être dépassés): merci, boire, gâteau, dodo, change...
Apolline même pas peur!
Qui dessine (à la craie) à sur les jambes de son papou d'amour...

jeudi 27 mars 2025

Printemps!

Il fait beau!!! Pour de vrai!
Et cela se sent, s'entend, se vit...
Après avoir, tous les deux, avoir emmené Bastien à l'école nous avons fait une petite boucle de 6 kilomètres (lors de laquelle j'ai perdu, puis retrouvées, une heure après, mes lunettes). Que nous avons complété en marchant entre chez le cardiologue, rendez-vous pris, et l'ophtalmo, là aussi, date retenue (la liste sur la crédence s'alonge, s'alonge...), jusqu'à frôler les 8km et demi.
Le printemps est là, cela se sent, fenêtres ouvertes, l'herbe coupée et... le traitage (pour ceux qui connaissent cela sent comme le grésil)(vite, vite, rentrer le linge, fermer les fenêtres!), cela s'entend, Gilles tond, le voisin de droite, celui de gauche, aussi...
Et j'ai ressorti de la grange, dépoussiéré, nettoyé les boites héritées de Bon Papa (pourquoi est-ce moi qui les ai?) pour un projet de désencombrement qui me tient à cœur.
Hop! Découpage, collage de la toile enduite (une sorte de faux cuir) bleu canard et...
J'ai retiré la maie qui sert de repose trucs (et bidules, et machins) et qui est pleine de trucs (et bidules, et machins), ai dépoussiéré, nettoyé le mur et  le sol...
...pour y installer les boites (beaucoup moins larges que la maie, elles ne devraient pas servir de ramasse trucs (et bidules, et machins)).
Dans lesquelles prennent, désormais, place les chaussures qui faisaient ligne (et croche patte) au pied de la maie (que je mets en vente).
Gilles apprécie moyen (ce qui le froisse c'est que les chaussures dépassent (cela ne le froissait pas quand elles dépassaient de la maie)) mais moi je suis plutôt contente.
Cela allège...