De Colette, qui est très bien soignée, est encore fatiguée, est toujours à l'hôpital à Lille.
C'est une histoire à épisodes (tous distants de quelques heures à quelques jours):
- Elle ne fera pas sa rééducation dans le Nord, puisqu'elle n'est pas du Nord.
- Elle ne peut aller en rééducation à Tours (à coté de chez Babeth) parce qu'elle habite le Loir et Cher (et pas l'Indre et Loire, la logique est respectée. Le sens pratique foulé aux pieds).
- Il faudra qu'elle attende trois semaines pour être prise quelque part dans le Loir et Cher (et nous tendons le dos, nous connaissons quelques
mouroirslieux que nous voulons éviter). - Colette n'est pas décidée à attendre... Elle veut rentrer chez elle. Elle se débrouillera avec... Heu... Mes sœurs s'affolent un peu, je suis d'accord avec elles (d'autant plus que c'est moi qui suis la plus proche, et les miens, de proches, envisagent tout de suite la chute, en pleine nuit... Moi la recherche de soignants qui viendraient tous les jours (dans un désert médical))...
- Je propose l'hospitalisation à domicile et appelle le service du Loir et Cher. Colette semble rentrer dans les cases.
- Á Lille ils sont ok pour en faire la demande mais pensent que cela ne fonctionnera pas, elle ne rentrerait pas dans les cases. Colette veut quand même rentrer... (retour au point 4)
- À Lille, ou dans le Loir et Cher, il y a une ouverture!!! De trois semaines le délai pour entrer en centre de réadaptation est tombé à une! Colette sera admise à Blois (dans notre département, mais à 70 km de chez nous, autant de chez Babeth), jeudi prochain, dans une service adéquat...
Sinon c'est les vacances, avec les petits, Bastien lundi et mardi (jeux dehors, un peu, grosses siestes beaucoup)...
...avec Apolline seule, malade, puis plus, le reste de la semaine.
Et au milieu de tout ça je travaille sur une série d'articles (de papiers!), sur les déplacements à la campagne.
Et j'alimente les feux (l'automne est bien arrivé, et aujourd'hui le vent tourne à la tempête) et planifie des consultations (pour Arthur et pour Gilles) et... Une nouvelle escapade...







Et oui en diminuant les capacités d’accueil, ou en supprimant carrément des services, on sectorise et parfois même au sein d’une seul département…Ici le service diabétique de l’hôpital de Valence ne te prend pas en charge si tu habites au Nord du département, il faut aller à Romans, tu ne peux pas choisir ton spécialiste… On ne parle pas des délais pour trouver un cardiologue. Plus de petites maternités, il y a des zones montagneuses qui sont à plus d’une heure et demie d’une maternité.
RépondreSupprimerBref il y a bel lurette que le sens pratique n’est pas le priorité de nos gouvernants.
C’est bien si ta maman a la chance d’avoir bientôt une place dans un centre efficace, ce sera un soulagement pour vous tous.
C'est tout à fait vrai. Et la France a maintenant le "record" de la mortalité périnatale...
SupprimerDe nombreux français renoncent à se soigner...
Personnellement nous faisons 50 minutes de route pour consulter un médecin de ville.
Ce que c'est bête, cette histoire de sectorisation des soins. On ne peut pas avoir de dérogation, comme à l'école? En tout cas, contente que ta maman puisse sortir de l'hôpital (même si elle reste en milieu médicalisé).
RépondreSupprimerNous n'avons pas la main. Oui, c'est un grand soulagement.
SupprimerOui c'est souvent un parcours plein d'embûches pour trouver des solutions !
RépondreSupprimerExactement!
SupprimerCourage à vous et votre maman. Gilles, lui, a l'air de bien s'amuser avec Apolline.
RépondreSupprimerMerci. Oui, Gilles s'amuse bien avec Apolline et l'inverse est vraie.
SupprimerMa maman qui s’appelait aussi Colette, savait ce qu’elle voulait et surtout ce qu'elle ne voulait pas. A priori à te lire, c'est l’influence des prénoms...
RépondreSupprimerJe ne pense pas que ce soit lié au prénom. Savoir ce que l'on veut, ou ce que l'on ne veut pas est légitime mais pas toujours audible. Qui écoute une vieille dame? Colette est obligée, assez souvent, de démontrer sa capacité de raisonnement et de "résistance" pour que l'on s'adresse à elle (et pas à nous, ses enfants, comme si elle était mineure), pour que l'on entende sa voix.
SupprimerQue c'est difficile de se soigner maintenant ! Un vrai parcours du combattant ! Moi, j'avoue que j'ai abandonné l'idée de trouver un rdv chez l'orl et ne parlons même pas du gyneco que je n'ai pas vu depuis ? J'men souviens plus ... pas moyen de prendre rdv, j'ai arrêté d'appeler... Cela me fait penser qu'il faudrait peut-être que j'appelle l'ophtalmo pour avoir rdv dans 9 ou 10 mois ?
RépondreSupprimerPour l'ORL je n'ai pas de tuyau... Mais pour le gynéco si! Je l'ai remplacé, fort avantageusement, par une sage femme. Je suis très bien suivie, écoutée et comprise, avec elle. Elle effectue les frottis, la surveillance, est top pour la rééducation. Elle prend le temps de comprendre... Bref!
SupprimerEt, oui, il faut anticiper pour l'ophtalmo...
J'ai un ami dont le papa se retrouve grabataire, l'hôpital où il vient d'être hospitalisé suite à une infection ne veut pas le garder l'infection étant guérie, mais mon ami n'arrive pas à trouver une équipe adéquate pour une hospitalisation à domicile, dans un petit village de Bretagne. Que faire ? La solution de l'ehpad serait terrible bien sûr. Bien qu'en métropole l'accès au soin est parfois compliqué, pas possible de voir un dermato si on est un nouveau patient, idem pour les psychiatres. J'ai moi aussi opté pour une sage-femme pour le suivi gynéco, quand à l'ophtalmo je vais désormais dans un de ces centres qui ont ouvert ces dernières années, on y a un rdv rapidement, mais il ne faut pas se leurrer : ce sont des praticiens principalement européens et non plus français, ce que je trouve moche car cela se fait au détriment des populations de leurs pays d'origine.
RépondreSupprimerOui. Tout cela est bien moche.
SupprimerLe contre de rééducation est un bon choix : le kiné est à demeure, avec tout un équipement dont on ne peut bénéficier à domicile, des médecins joignables au moindre problème. La distance évidemment pose problème, elle risque de pas mal s'ennuyer (mon beau-père a fait sa rééducation près de chez lui, il n'avait pas une minute de libre l'après-midi, tous ses voisins et amis se relayaient à son chevet !)
RépondreSupprimerOui. C'est la bonne solution. Je vais lui fournir des bouquins. Et peut-être que ses copines feront le déplacement...
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